OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Octobre > La vraie histoire de Ndongo Diaw, Directeur général de l’ARTP : L’accusé (…)

La vraie histoire de Ndongo Diaw, Directeur général de l’ARTP : L’accusé blanchi par la justice

mardi 5 octobre 2010

Portrait/Entretien

Accusé à l’époque où il servait à la RTS comme directeur administratif et financier, Ndongo Diaw contre-attaque et porte plainte. Il est blanchi par la justice en 2002.
Reprenant à notre compte, dans notre éditorial publié de l’édition n° 75, les informations publiées par nos confrères de Kotch, concernant le Directeur général de l’ARTP, nous écrivions : « Ndongo Diaw avait détourné 55 millions FCfa et avait été poursuivi avant de fuir aux USA ». Nous avons reçu à la suite de la publication de ces informations des précisions émanant de Ndongo Diaw démentent les accusations portées à l’époque contre lui. La Gazette a naturellement voulu en savoir un peu plus sur cette histoire, au-delà des précisions qui ont été apportées par l’intéressé lui-même. Pour en avoir le cœur net sur la mystérieuse affaire de détournement de deniers publics qu’on lui colle à la peau, lors de son premier passage à la RTS. Ndongo Diaw, titulaire d’un M.B.A (option finance) avait à l’époque la responsabilité de gérer, au sein de la société nationale qui l’avait recruté en janvier 1985, la très sensible direction administrative et financière. Dans un document daté du 28 septembre 1995 et intitulé « recours gracieux contre la décision n° 1290 du 4 septembre 1995, mettant fin aux fonctions de Ndongo Diaw à la RTS », Me Madické Niang, avocat du requérant saisit alors le ministre de la Communication de l’époque pour indiquer que le succès et l’engouement pour le travail bien fait de celui qui fut son client lui crée des difficultés ». Me Niang explique dans sa missive que M. Diaw « en un temps record a su refaire les finances de la RTS, rationnaliser les dépenses et mettre sur place un manuel de procédures, véritable vade mecum qui lui valut l’approbation et les félicitations de ses supérieurs hiérarchiques ». Tout est parti d’un pèlerinage dans la cité mouride de Touba lors du Magal.

De retour de la ville sainte, le 19 juillet 1995, le chef de la division financière signale à M. Diaw la présence d’un bon provisoire singulier de 300 000 FCfa. Le bon daté le 17 juillet a été établi pendant la période coïncidant avec l’absence de Ndongo Diaw du service. La coïncidence a fait douter le chef de la division financière de la régularité du bon. Le sieur Diaw n’avait jamais signé un bon provisoire au profit d’un fournisseur en plus du fait que le formulaire de la nouvelle procédure de trésorerie mise en place n’avait pas été utilisé. C’est ainsi qu’il remarque que sa signature a été imitée. Sa Secrétaire interpellée dans ce sens par l’intéressé fait savoir que le nommé Mamadou Guèye Pouye, agent de la division financière lui avait présenté le bon pour que la signature du D.A.F y soit apposée. Aussitôt, renseigne le document signé Me Madické Niang, « Ndongo Diaw prévient le directeur général de l’époque, formule des demandes d’explications et convoque plusieurs réunions entre le 19 juillet et le 3 août 1995 ». C’est sur ces entrefaites qu’un second bon frauduleux de 350 000 cette fois ci a été constaté. Comble de malheur, le caissier confie n’avoir pas identifié les bénéficiaires des deux décaissements. Du coup Ndongo Diaw, pour faire la lumière dans ces affaires, prévient le Dg qu’il va porter plainte contre x pour faux et usage de faux seing. Dans la plainte adressée au Commandant de la Brigade de Thiong le 4 août, (La Gazette en a obtenu copie), M. Diaw écrit : « en date des 12 et 17 juillet 1995, deux bons ayant entraîné des décaissements à la caisse principale de la RTS où j’assume les fonctions de directeur administratif et financier (D.A.F) ont été émis à mon insu et portent ma signature imitée. Estimant que ces faux seings entraînent une grave responsabilité et des conséquences fâcheuses pour ma réputation et les finances d’une institution aussi sensible que la Rts. Je viens déposer plaine contre x entre vos mains. En conséquence, je demande que la lumière soit faîte dans cette affaire... » Il adjoint à sa plainte les deux bons revêtant sa signature. Durant le processus d’instruction du dossier, le Dg adresse à Ndongo Diaw des lettres relatives à d’autres anomalies mettant en cause sa propre personnalité. Une demande d’explication sur les anomalies est ensuite adressée le 7 août à l’actuel Dg de l’ARTP qui répond le même jour. Le lendemain, il découvre dans son courrier une mesure le suspendant de ses fonctions de directeur.

La décision s’articule comme suit : « il est mis fin aux fonctions de M. Ndongo Diaw, matricule 604 406/Z cadre de gestion, en qualité de directeur administratif et financier de la Rts. La présente décision prend effet pour compter de la date de signature et sera communiquée partout où besoin sera ». Ndongo Diaw saisit à nouveau la gendarmerie de Thiong qui après interrogatoires et confrontations a gardé à vue et déféré au Parquet trois agents de la Rts. La gendarmerie a établi que le chef comptable est à l’origine des bons frauduleux sur aveu du caissier (licencié par le Dg alors qu’il était en interrogatoire à Thiong). La mesure qui s’est abattu sur lui est loin d’annihiler ses intentions d’aller au bout de l’affaire pour la tirer au clair. Ndongo Diaw adresse ainsi une correspondance au Dg le 11 août pour lui signifier qu’à défaut « d’être préméditée, la décision de suspension non motivée est hâtive et entrave son droit d’obtenir une enquête judiciaire limpide ». La descente aux enfers se poursuit. Diaw qui végète au triangle sud se voit retirer son véhicule de service. Les mois passent, Diaw combat, mais finit par abdiquer. Il lâche définitivement prise le 28 décembre 1995 en déposant sa démission sur la table du directeur général de la radiodiffusion télévision nationale. Il mentionne dans sa lettre : « après onze ans d’expérience professionnelle à la RTS, c’est naturellement avec regret que je vous présente ma démission ». Il rappelle dans sa note les fonctions qu’il a eu à occuper depuis son recrutement en janvier 1985 en plus d’en faire ampliation au Drh, au Pca et au Syndicat. C’est ainsi qu’il quitte la boite avant de revenir par la grande porte à la faveur de l’Alternance. Makhtar Sylla l’amène dans ses bagages pour lui confier la direction de la stratégie du marketing et des affaires commerciales.

Aussitôt installé dans ses nouveaux habits de revenant, les attaques reprennent de plus belle. Le Volcan, un journal qui ne paraît plus aujourd’hui, oriente ses laves sur sa personne. Le journal s’interroge sur « comment un homme qui dans le passé a fui pour éviter la prison pouvait être rétabli de la sorte ? Le Conseil d’administration a refusé son recrutement mais Makhtar Sylla s’est prévalu d’une autorisation du chef de l’Etat pour passer outre ce refus... » Ndongo Diaw se dit acculé. Il n’en peut plus de subir des assauts répétés. Finalement seul un recours aux juridictions s’offre à lui, estime-t-il, pour se réhabiliter. Alors, en même temps que Makhtar Sylla, Ndongo Diaw attrait le journal à la barre. Ils s’attachent tous les deux les services de l’étude de Me Boucounta Diallo, Avocat à la Cour. Au finish, ce dernier dans une correspondance en date du 6 septembre 2002 les informe que « vidant son délibéré, le Tribunal correctionnel de Dakar, en son audience du 3 septembre 2002, a déclaré le sieur Pathé Mbodji coupable du délit de diffamation et l’a condamné à une peine de six mois avec sursis et à leur verser la somme de 600 000 FCfa à chacun. Le tribunal a par ailleurs ordonné la publication de la décision dans les journaux de la place et l’exécution provisoire du jugement ». Voilà qui renseigne sur un fait : M. Diaw est blanchi par la justice.

Alioune Badara Coulibaly

(Source : Le Gazette, 5 octobre 2010)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6698/7572 Régulation des télécoms
  • 526/7572 Télécentres/Cybercentres
  • 5155/7572 Economie numérique
  • 2712/7572 Politique nationale
  • 7517/7572 Fintech
  • 802/7572 Noms de domaine
  • 2921/7572 Produits et services
  • 2289/7572 Faits divers/Contentieux
  • 1145/7572 Nouveau site web
  • 7572/7572 Infrastructures
  • 2713/7572 TIC pour l’éducation
  • 285/7572 Recherche
  • 425/7572 Projet
  • 5136/7572 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2795/7572 Sonatel/Orange
  • 2432/7572 Licences de télécommunications
  • 430/7572 Sudatel/Expresso
  • 1555/7572 Régulation des médias
  • 1936/7572 Applications
  • 1618/7572 Mouvements sociaux
  • 2486/7572 Données personnelles
  • 215/7572 Big Data/Données ouvertes
  • 927/7572 Mouvement consumériste
  • 544/7572 Médias
  • 980/7572 Appels internationaux entrants
  • 2464/7572 Formation
  • 142/7572 Logiciel libre
  • 3168/7572 Politiques africaines
  • 1530/7572 Fiscalité
  • 258/7572 Art et culture
  • 886/7572 Genre
  • 2816/7572 Point de vue
  • 1677/7572 Commerce électronique
  • 2252/7572 Manifestation
  • 482/7572 Presse en ligne
  • 191/7572 Piratage
  • 311/7572 Téléservices
  • 1468/7572 Biométrie/Identité numérique
  • 468/7572 Environnement/Santé
  • 543/7572 Législation/Réglementation
  • 546/7572 Gouvernance
  • 2671/7572 Portrait/Entretien
  • 231/7572 Radio
  • 1147/7572 TIC pour la santé
  • 421/7572 Propriété intellectuelle
  • 87/7572 Langues/Localisation
  • 1641/7572 Médias/Réseaux sociaux
  • 3031/7572 Téléphonie
  • 297/7572 Désengagement de l’Etat
  • 1555/7572 Internet
  • 172/7572 Collectivités locales
  • 639/7572 Dédouanement électronique
  • 1791/7572 Usages et comportements
  • 1568/7572 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 839/7572 Audiovisuel
  • 4926/7572 Transformation digitale
  • 582/7572 Affaire Global Voice
  • 256/7572 Géomatique/Géolocalisation
  • 490/7572 Service universel
  • 1010/7572 Sentel/Tigo
  • 270/7572 Vie politique
  • 2448/7572 Distinction/Nomination
  • 51/7572 Handicapés
  • 1052/7572 Enseignement à distance
  • 1074/7572 Contenus numériques
  • 880/7572 Gestion de l’ARTP
  • 267/7572 Radios communautaires
  • 2773/7572 Qualité de service
  • 694/7572 Privatisation/Libéralisation
  • 198/7572 SMSI
  • 717/7572 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4107/7572 Innovation/Entreprenariat
  • 2063/7572 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/7572 Internet des objets
  • 255/7572 Free Sénégal
  • 1150/7572 Intelligence artificielle
  • 297/7572 Editorial
  • 17/7572 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/7572 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous