OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Août > La vente du crédit au détail hypothèque la ‘’survie’’ des télécentres

La vente du crédit au détail hypothèque la ‘’survie’’ des télécentres

lundi 25 août 2008

Télécentres/Cybercentres

Jadis très prisés, les télécentres ont perdu de leur prestige du fait de la vente du crédit au détail, notamment ‘’Seedo’’ ou ‘’d’Izi’’ les nouveaux produits lancés par les deux sociétés de téléphonie mobile présentes sur le marché des télécommunications.

Vendu à partir de 100 francs Cfa, le crédit est rechargeable sur le téléphone portable qui est devenu un produit presque à la portée de toutes les couches sociales.

Face à la percée fulgurante de la téléphonie mobile, certaines cabines téléphoniques des quartiers de Dakar comme la Médina, Gueule Tapée ou encore Reubeuss ont fermé boutique, alors que d’autres tentent de résister.

En effet, les clients qui prenaient d’assaut les télécentres, pour passer un coup de fil d’urgence, ou converser avec un ami, préfèrent maintenant user du crédit à détail pour appeler à partir de leur mobile ou juste passer un message.

Rue 6 à la Médina, le temps est un peu maussade en ce début d’après-midi, réputée pour ses embouteillages, la rue est moins grouillante à part le ronronnement du moteur de quelques voitures. Juste à l’intersection de la rue 23, se trouve la boutique- télécentre de Khadim Diallo, avec à l’entrée, un panneau sur lequel est inscrit ‘’télécentre : unité 65 francs’’.

Mais, loin de cette activité de télécentre, c’est plutôt la vente de crédit au détail qui fait marcher son commerce. Une sonnerie typique du portable du client renseigne ainsi de l’arrivée du crédit après une petite opération effectuée par le gérant du télécentre à partir de son portable qui sert uniquement à la vente de crédit.

Les deux cabines téléphoniques peints en bleu et blanc à l’intérieur d’une boutique bien achalandée semblent servir de décor du fait de l’absence de clients, là où les clients de ‘’Seddo’’ ou ‘’Izi’’ s’impatientent devant le gérant.

Interpellé, le gérant du télécentre, Khadim Diallo, sollicité entre des clients de la boutique ou ceux du crédit téléphonique, assure s’en tirer avec les marges bénéficiaires.

‘’Vous avez remarqué que les clients demandent surtout le crédit pour leurs téléphones et ne rentrent dans les cabines que si le stock est épuisé, s’ils ne cherchent pas un autre opérateur dans les parages’’ relève-t-il.

’’Les cabines téléphoniques ne peuvent plus résister à cette nouvelle donne’’ poursuit-il, le ton un peu amer. Un point de vue partagé par un autre gérant d’un télécentre, El hadji Mbaye Kane, établi non loin du Centre social de la Gueule-Tapée qui estime aller droit vers la fermeture de son commerce

‘’C’est la caution que nous avions déposée lors du démarrage du télécentre qui nous fait survivre’’, confie El Hadj Mbaye Kane trouvé en train de feuilleter les quelques revues disposées sur une table.

Avec cette caution la société de téléphonie procède à la recharge de crédit de 25000 francs CFA pour le fonctionnement des cabines. Son collègue Ibou Ndiaye, teint clair, forte corpulence, casquette bien vissée sur la tête, installé à la rue 6 x 19 Médina, confirme.

Il affirme avec enthousiasme que la vente du crédit au détail ‘’marche très bien avec un bénéfice de 5000 francs par jour’’, même s’il s’empresse de rajouter que ‘’les clients ne rentrent que très rarement dans la cabine depuis quelques temps’’.

C’est la même situation que vit Oumou Diallo qui gère un télécentre à Reubeuss avec plusieurs autres prestations de services pour ne pas être obligé de se contenter des clients de la cabine téléphonique.

‘’Les clients viennent au compte-goutte’’ avoue la demoiselle emmitouflée dans un ensemble jupe bleu. Elle s’interroge encore sur la décision du propriétaire de maintenir cette cabine alors que ‘’ça ne marche plus’’.

‘’Les télécentres ne marchent plus et beaucoup ont fermé boutique à cause de la vente du crédit au détail, devenu un sérieux concurrent’’ avoue-t-elle tout en continuant de jeter un coup d’œil sur son journal.

Un point de vue partagé par Mamy Mbaye qui officie à la rue 19x8, à la Médina, avec un télécentre sobrement décoré, un fauteuil dans un coin et des revues sur une table basse pour certainement meubler le temps d’attente des clients qui se font désirer. Deux cabines téléphoniques meublent les lieux, mais si l’une est fonctionnelle, l’autre par contre sert plutôt de dépotoir de divers objets.

En fait, elle explique la fermeture de l’une des cabines par la baisse des revenus qui ne pouvaient plus à assurer toutes les charges, sans toutefois apporter des chiffres à l’appui. ‘’Je vais incessamment me lancer dans la vente du crédit au détail’’ assure-t-elle l’air inquiet.

Pourtant dans ce lot de gérants qui ne trouvent plus leurs comptes dans la gestion des cabines téléphoniques, émerge Cheikh Gaye, établi lui aussi à Médina et qui déclare s’en tirer à bon compte avec une clientèle composée pour la plupart d’étrangers.

Aujourd’hui, les télécentres ont perdu 33 à 44% de leurs chiffres d’affaires selon le dernier rapport annuel de l’Union nationale des exploitants de télécentres et Télé services du Sénégal (UNETTS), relayé récemment par la presse. Le nombre de télécentres qui était de 18.357, diminue régulièrement, selon le document.

Par ailleurs, l’UNETS - qui regroupe la quasi-totalité des gérants de télécentres du Sénégal - relève dans son rapport, que le secteur emploie 30.000 personnes et versent annuellement 7,5 milliards de francs CFA de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’Etat du Sénégal.

(Source : APS, 25 août 2008)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6789/7737 Régulation des télécoms
  • 555/7737 Télécentres/Cybercentres
  • 5435/7737 Economie numérique
  • 2701/7737 Politique nationale
  • 7677/7737 Fintech
  • 827/7737 Noms de domaine
  • 2845/7737 Produits et services
  • 2480/7737 Faits divers/Contentieux
  • 1153/7737 Nouveau site web
  • 7737/7737 Infrastructures
  • 2698/7737 TIC pour l’éducation
  • 294/7737 Recherche
  • 374/7737 Projet
  • 5488/7737 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2795/7737 Sonatel/Orange
  • 2517/7737 Licences de télécommunications
  • 450/7737 Sudatel/Expresso
  • 1530/7737 Régulation des médias
  • 2185/7737 Applications
  • 1606/7737 Mouvements sociaux
  • 2594/7737 Données personnelles
  • 199/7737 Big Data/Données ouvertes
  • 960/7737 Mouvement consumériste
  • 563/7737 Médias
  • 1020/7737 Appels internationaux entrants
  • 2657/7737 Formation
  • 141/7737 Logiciel libre
  • 3063/7737 Politiques africaines
  • 1536/7737 Fiscalité
  • 269/7737 Art et culture
  • 919/7737 Genre
  • 2678/7737 Point de vue
  • 1578/7737 Commerce électronique
  • 2306/7737 Manifestation
  • 523/7737 Presse en ligne
  • 196/7737 Piratage
  • 323/7737 Téléservices
  • 1399/7737 Biométrie/Identité numérique
  • 463/7737 Environnement/Santé
  • 615/7737 Législation/Réglementation
  • 547/7737 Gouvernance
  • 2816/7737 Portrait/Entretien
  • 222/7737 Radio
  • 1136/7737 TIC pour la santé
  • 533/7737 Propriété intellectuelle
  • 99/7737 Langues/Localisation
  • 1696/7737 Médias/Réseaux sociaux
  • 3168/7737 Téléphonie
  • 299/7737 Désengagement de l’Etat
  • 1580/7737 Internet
  • 179/7737 Collectivités locales
  • 676/7737 Dédouanement électronique
  • 1909/7737 Usages et comportements
  • 1627/7737 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 861/7737 Audiovisuel
  • 4909/7737 Transformation digitale
  • 595/7737 Affaire Global Voice
  • 238/7737 Géomatique/Géolocalisation
  • 491/7737 Service universel
  • 1090/7737 Sentel/Tigo
  • 282/7737 Vie politique
  • 2394/7737 Distinction/Nomination
  • 56/7737 Handicapés
  • 1073/7737 Enseignement à distance
  • 1097/7737 Contenus numériques
  • 954/7737 Gestion de l’ARTP
  • 280/7737 Radios communautaires
  • 2833/7737 Qualité de service
  • 671/7737 Privatisation/Libéralisation
  • 219/7737 SMSI
  • 740/7737 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4168/7737 Innovation/Entreprenariat
  • 2114/7737 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 70/7737 Internet des objets
  • 266/7737 Free Sénégal
  • 946/7737 Intelligence artificielle
  • 308/7737 Editorial
  • 42/7737 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous