OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2009 > La RUTEL ou comment soutirer de l’argent au peuple sénégalais en passant par (…)

La RUTEL ou comment soutirer de l’argent au peuple sénégalais en passant par les opérateurs télécoms

samedi 31 janvier 2009

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, à partir ce dimanche 1 Février 2009, va entrer en vigueur au Sénégal, la loi n° 2008-46 du 3 septembre 2008 instituant une taxe sur l’utilisation ou l’accès aux réseaux de télécommunications publiques (RUTEL).

Cette taxe va se matérialiser par l’addition de 2% du prix des services de télécommunications pratiqués hors TVA au tarif hors taxe habituel, la TVA s’appliquant désormais sur le nouveau HT comprenant la Rutel.

Pour être pratique, nous allons prendre l’exemple d’un kit mobile prépayé qui a un prix hors TVA d’environ 2120 Fcfa, ce qui donne une prix pour le client final à 2500Fcfa. Lorsque la Rutel sera appliquée à ce kit, son prix hors TVA sera de 2160 Fcfa, ce qui va ramener le prix final après TVA à environ 2550 Fcfa au lieu de 2500 Fcfa. De la même manière, l’ensemble des tarifs de communications vont changer, avec à chaque fois 2% de plus sur le prix HT.

Ce même raisonnement sera appliqué à la plus part des services de télécommunications concernés par cette nouvelle loi. Échappent à cette loi, les services d’ interconnexion entre opérateurs de télécommunications, le vente de téléphone fixe et mobile au comptant, la vente de carte de recharge. Le prix de ces derniers ne change pas pour éviter une double taxation car les tarifs de communications eux changent en se voyant appliqués les 2% de la RUTEL.

En voulant donner l’économie de cette loi, le législateur a insisté sur l’aspect miniature et quelques fois immatériel des terminaux et services de télécommunications, donc échappant plus facilement au contrôle fiscal en laissant même place parfois à une quasi exonération.

Il est important de savoir que cette taxe ne s’applique qu’aux utilisateurs des réseaux de télécommunications et non aux opérateurs de télécommunications comme c’est le cas en France où l’Etat français a décidé de prélever 0,9% du CA des opérateurs télécoms pour financer la télévisions publique désormais dépourvue de publicité. Même si certains opérateurs français ont menacé de répercuter cette taxe sur la facture de leurs clients.

Nous pourrions nous demander alors pourquoi nos opérateurs ne pourraient pas prendre en charge ces 2% afin que le client final ne les ressente pas sur sa facture, ils nous répondront qu’ils ne veulent pas donner un signal aux autorités comme quoi le secteur des télécoms constituerait une vache à lait dans laquelle elles pourraient puiser à chaque fois que besoin sera.

Les opérateurs télécoms ont donc désormais l’obligation de collecter la RUTEL pour le compte de l’Etat dans toutes les sommes encaissés correspondantes aux services de télécommunications visés par la loi. En guise de consolation à l’impact de cette loi sur le secteur des télécommunications, ce texte s’accompagne d’une désormais exonération de tous taxes et droits de douanes sur les terminaux de téléphonie mobile et fixe.

Pour plus de visibilité pour le client, il serait important qu’opérateurs télécoms et législateur fassent une communication sur les raisons, l’étendue et l’impact de cette loi sur la marché sénégalais des télécommunications.

Au moment où la vie est de plus en plus chére, cette loi est la dernière trouvaille de nos autorités pour puiser sur le peu qui reste des bas de laines des sénégalais.

Le modou-modou des télécoms

(Source : L’Afrique télécoms, 31 janvier 2009)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 9024/10676 Régulation des télécoms
  • 687/10676 Télécentres/Cybercentres
  • 6929/10676 Economie numérique
  • 3837/10676 Politique nationale
  • 10495/10676 Fintech
  • 995/10676 Noms de domaine
  • 4068/10676 Produits et services
  • 2992/10676 Faits divers/Contentieux
  • 1382/10676 Nouveau site web
  • 10676/10676 Infrastructures
  • 3587/10676 TIC pour l’éducation
  • 358/10676 Recherche
  • 477/10676 Projet
  • 8298/10676 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3572/10676 Sonatel/Orange
  • 3045/10676 Licences de télécommunications
  • 486/10676 Sudatel/Expresso
  • 2027/10676 Régulation des médias
  • 2497/10676 Applications
  • 2220/10676 Mouvements sociaux
  • 3399/10676 Données personnelles
  • 402/10676 Big Data/Données ouvertes
  • 1311/10676 Mouvement consumériste
  • 641/10676 Médias
  • 1166/10676 Appels internationaux entrants
  • 3720/10676 Formation
  • 206/10676 Logiciel libre
  • 5106/10676 Politiques africaines
  • 2291/10676 Fiscalité
  • 358/10676 Art et culture
  • 1185/10676 Genre
  • 6310/10676 Point de vue
  • 1986/10676 Commerce électronique
  • 2799/10676 Manifestation
  • 576/10676 Presse en ligne
  • 292/10676 Piratage
  • 404/10676 Téléservices
  • 2039/10676 Biométrie/Identité numérique
  • 792/10676 Environnement/Santé
  • 729/10676 Législation/Réglementation
  • 732/10676 Gouvernance
  • 3824/10676 Portrait/Entretien
  • 301/10676 Radio
  • 1695/10676 TIC pour la santé
  • 545/10676 Propriété intellectuelle
  • 147/10676 Langues/Localisation
  • 2080/10676 Médias/Réseaux sociaux
  • 4148/10676 Téléphonie
  • 399/10676 Désengagement de l’Etat
  • 2016/10676 Internet
  • 259/10676 Collectivités locales
  • 928/10676 Dédouanement électronique
  • 2412/10676 Usages et comportements
  • 1936/10676 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 985/10676 Audiovisuel
  • 7487/10676 Transformation digitale
  • 714/10676 Affaire Global Voice
  • 422/10676 Géomatique/Géolocalisation
  • 819/10676 Service universel
  • 1143/10676 Sentel/Tigo
  • 346/10676 Vie politique
  • 3339/10676 Distinction/Nomination
  • 117/10676 Handicapés
  • 1431/10676 Enseignement à distance
  • 1540/10676 Contenus numériques
  • 1075/10676 Gestion de l’ARTP
  • 342/10676 Radios communautaires
  • 4002/10676 Qualité de service
  • 1097/10676 Privatisation/Libéralisation
  • 275/10676 SMSI
  • 1026/10676 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 5437/10676 Innovation/Entreprenariat
  • 2743/10676 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 111/10676 Internet des objets
  • 352/10676 Free Sénégal
  • 2556/10676 Intelligence artificielle
  • 372/10676 Editorial
  • 54/10676 Gaming/Jeux vidéos
  • 123/10676 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous