OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2003 > Septembre > La pêche artisanale entre dans les Nouvelles technologies

La pêche artisanale entre dans les Nouvelles technologies

vendredi 12 septembre 2003

Applications

La pêche artisanale sénégalaise se modernise et tente d’entrer dans une nouvelle phase en taquinant les Nouvelles technologies. C’est le moins qu’on puisse dire avec les nouveaux outils qui commencent à poindre à son horizon et que nous avons vus en œuvre du côté de Cayar, l’une des grandes plages de débarquement de poisson. Là, la coopérative de pêche locale, le GIE « Yallay Mbaneer ak Feex-gui », dispose déjà d’un extranet web (site accessible par mot de passe) qui permet de recueillir et de classer quotidiennement un grand nombre de données pratiques voire indispensables aux pêcheurs, notamment pour leur sécurité. D’un autre côté, pêcheurs, mareyeurs et acheteurs peuvent désormais utiliser les services de Manobi, via leurs portable, pour prendre connaissance des prix pratiqués sur les zones de débarquement. Un tel service Wap (Internet pour les mobiles) est d’ailleurs déjà disponible pour le secteur agricole où producteurs, grossistes et autres acheteurs bénéficient d’informations quotidiennes sur les prix pratiqués dans les principaux marchés de Dakar.

La plate-forme web que Pape Mbaye, le comptable de la coopérative des pêcheurs, nous a présentée dans les locaux du GIE, à quelques encablures des quais de pêche et de la zone de débarquement à Cayar, regroupe plusieurs types d’informations susceptibles d’intéresser les pêcheurs et tout ce qui tourne autour de la pêche : conditions météorologiques, heures des marées, captures quotidiennes des différents types de poissons, prix, courbes et statistiques. Ces données sont aussi disponibles sur les téléphones portables et visibles par tout pêcheur abonné au système.

Ce n’est pas rien. Avant leur départ pour la haute mer, les pêcheurs peuvent s’enquérir des conditions météorologiques et des heures des marées directement sur leur portable, mais, en plus, ils communiquent à la coopérative leur heure de départ ainsi que l’heure prévue de leur arrivée. Ces données, introduites dans la plate-forme, contribuent à améliorer leur sécurité. La pêche artisanale sénégalaise est un secteur où l’on déplore chaque année de nombreux morts et disparitions. Ce nouvel outil devrait aider à améliorer la sécurité. Si un pêcheur, parti à six heures du matin, et dont le retour est prévu à onze heures, demeure absent un certain temps après cette heure, l’alerte peut être donnée.

Sur la pertinence de cet outil, Pape Mbaye, le comptable du GIE, est formel : « Avant, précise-t-il, nous ne disposions d’aucune statistique fiable. Quelques données étaient inscrites manuellement, mais elles étaient difficiles à exploiter. Maintenant, on peut connaître les quantités pêchées chaque jour pour chaque spécialité et ces données peuvent être exploitées. De plus, on peut faire des comparaisons, par exemple, entre les quantités pêchées à telle ou telle période, entre les prix. »
Sur les quais de débarquement, c’est Ngouda Kane, l’« enquêteur » de la société créatrice de la plate-forme, qui est chargé de recueillir les prix et de les introduire dans le système. Une tâche dont il s’acquitte tous les jours, dimanches et jours fériés compris, nous dit-il. PDA (ordinateur de poche) en main, il arpente la plage de Cayar, lorsque les pêcheurs débarquent, ainsi que les quais. Il recueille minutieusement les prix des transactions entre les pêcheurs et les mareyeurs, mais aussi, sur les quais, entre mareyeurs. Pour chaque espèce (espadon, mérou, sardine, dorade, pageot, ombrine, etc.), les prix sont notés, comme cela se fait déjà pour les produits agricoles (légumes), sur une demi-douzaine de marchés de Dakar, à l’intention des acteurs de l’agriculture (producteurs, revendeurs, voire consommateurs).

Comme pour les prix des légumes, ceux des poissons sont consultables sur un simple téléphone portable et, bien sûr sur un ordinateur bénéficiaires du service. Samedi dernier, un acheteur rencontré sur la plage, portable à la main, était en train de consulter les prix du jour en manipulant son mobile et en bouclant ses achats. Son abonnement au service lui permet de consulter les prix presque en temps réel, l’enquêteur les rendant disponibles quelques minutes après en avoir pris connaissance.

Certes, tout cela est loin encore de faire partie du mode de vie de ce qu’on peut appeler le « pêcheur traditionnel moyen ». Et les quelque dix mille pêcheurs de Cayar sont loin d’être tous concernés. Manobi en est actuellement à la phase test depuis juste quelques mois. Pour l’heure, ce sont essentiellement les données de Cayar, de Soumbédioune et du Marché central aux poissons qui sont prises en compte. Le système ne prendra son envol que si un grand nombre d’adeptes de la pêche artisanale l’adoptent, d’une part, et si, d’autre part, mareyeurs et autres intermédiaires s’y intéressent.
On pense rarement aux pêcheurs quand on parle de l’utilisation des Nouvelles technologies. Cet exemple démontre qu’avec un peu d’imagination et la volonté de répondre aux besoins des populations, il est possible de développer, à partir de technologies très pointues, des services accessibles (aussi bien en termes de prix qu’en termes d’appropriation) à des cibles auxquelles l’on n’a pas l’habitude d’associer, l’Internet, le wap et, d’une manière générale, les Nouvelles technologies.
Il reste évidemment à poursuivre une telle expérience, et surtout à pouvoir y intéresser l’ensemble du secteur de la pêche ainsi que les autorités, pour l’amener à avoir un impact réel dans la qualité de vie de ses utilisateurs et dans notre économie.

Cheikh Alioune JAW

(Source : Nouvel Horizon, 12 Septembre 2003)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5246/5642 Régulation des télécoms
  • 395/5642 Télécentres/Cybercentres
  • 4068/5642 Economie numérique
  • 2147/5642 Politique nationale
  • 5642/5642 Fintech
  • 579/5642 Noms de domaine
  • 2203/5642 Produits et services
  • 1675/5642 Faits divers/Contentieux
  • 826/5642 Nouveau site web
  • 5620/5642 Infrastructures
  • 1946/5642 TIC pour l’éducation
  • 210/5642 Recherche
  • 272/5642 Projet
  • 4089/5642 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2107/5642 Sonatel/Orange
  • 1835/5642 Licences de télécommunications
  • 306/5642 Sudatel/Expresso
  • 1134/5642 Régulation des médias
  • 1418/5642 Applications
  • 1200/5642 Mouvements sociaux
  • 1891/5642 Données personnelles
  • 333/5642 Big Data/Données ouvertes
  • 670/5642 Mouvement consumériste
  • 402/5642 Médias
  • 743/5642 Appels internationaux entrants
  • 2003/5642 Formation
  • 114/5642 Logiciel libre
  • 2415/5642 Politiques africaines
  • 1197/5642 Fiscalité
  • 213/5642 Art et culture
  • 661/5642 Genre
  • 2017/5642 Point de vue
  • 1244/5642 Commerce électronique
  • 1643/5642 Manifestation
  • 372/5642 Presse en ligne
  • 136/5642 Piratage
  • 226/5642 Téléservices
  • 1205/5642 Biométrie/Identité numérique
  • 343/5642 Environnement/Santé
  • 373/5642 Législation/Réglementation
  • 502/5642 Gouvernance
  • 2048/5642 Portrait/Entretien
  • 166/5642 Radio
  • 989/5642 TIC pour la santé
  • 317/5642 Propriété intellectuelle
  • 71/5642 Langues/Localisation
  • 1194/5642 Médias/Réseaux sociaux
  • 2345/5642 Téléphonie
  • 218/5642 Désengagement de l’Etat
  • 1292/5642 Internet
  • 131/5642 Collectivités locales
  • 455/5642 Dédouanement électronique
  • 1480/5642 Usages et comportements
  • 1212/5642 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 630/5642 Audiovisuel
  • 3739/5642 Transformation digitale
  • 443/5642 Affaire Global Voice
  • 174/5642 Géomatique/Géolocalisation
  • 441/5642 Service universel
  • 743/5642 Sentel/Tigo
  • 194/5642 Vie politique
  • 1725/5642 Distinction/Nomination
  • 40/5642 Handicapés
  • 804/5642 Enseignement à distance
  • 768/5642 Contenus numériques
  • 671/5642 Gestion de l’ARTP
  • 204/5642 Radios communautaires
  • 2240/5642 Qualité de service
  • 504/5642 Privatisation/Libéralisation
  • 144/5642 SMSI
  • 536/5642 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3270/5642 Innovation/Entreprenariat
  • 1502/5642 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 51/5642 Internet des objets
  • 189/5642 Free Sénégal
  • 916/5642 Intelligence artificielle
  • 229/5642 Editorial
  • 39/5642 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5642 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous