OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Juin 2026 > La Mauritanie se dote d’une infrastructure cloud pour héberger ses données (…)

La Mauritanie se dote d’une infrastructure cloud pour héberger ses données publiques

mardi 30 juin 2026

Infrastructures

La montée en puissance des infrastructures cloud en Afrique traduit une volonté de sécuriser et de valoriser les données nationales. La Mauritanie s’ajoute à la liste des pays engagés dans cette stratégie.

La Mauritanie a officiellement lancé, lundi 29 juin à Nouakchott, son cloud national, une infrastructure destinée à héberger les données et les services numériques de l’administration publique sur le territoire national. La cérémonie de lancement s’est tenue au Centre national de données de Nouakchott.

Dans le détail, le cloud national doit fournir aux administrations publiques des ressources mutualisées en matière de réseaux, de serveurs, de stockage et d’applications, dans l’objectif de centraliser progressivement les services numériques de l’État plutôt que de maintenir des infrastructures dispersées au sein de chaque administration. L’infrastructure s’appuie sur le Centre national de données de Nouakchott, certifié Tier III, dont la construction avait été engagée dans le cadre du Programme régional d’intégration numérique en Afrique de l’Ouest (WARDIP).

Cependant, le ministère n’a pas communiqué de calendrier précis pour la migration effective des applications et des bases de données des différentes administrations vers le nouveau cloud national, ni de données chiffrées sur sa capacité de stockage ou sur le coût total de l’infrastructure.

Un chantier engagé depuis 2021

Le cloud national s’inscrit dans une dynamique de transformation numérique pilotée par le ministère depuis sa création en 2021. L’Agenda national de transition numérique 2022-2025 fixait pour objectif de porter la valeur ajoutée du secteur numérique à environ 700 millions de dollars, soit près de 8 % du PIB mauritanien. Le budget alloué au ministère pour 2026 s’élève à 24,2 millions de dollars, en hausse de 104,6 % par rapport à l’exercice précédent, et des négociations sont en cours avec la Banque islamique de développement pour obtenir un financement complémentaire de 50 millions de dollars.

Le pays reste toutefois confronté à des indicateurs numériques modestes : la Mauritanie se classait 165ᵉ à l’indice de développement de l’administration en ligne (EGDI) 2024 des Nations unies, et son taux de pénétration d’Internet atteignait 37,4 % au début de l’année 2026, selon DataReportal. La Stratégie nationale de sécurité numérique 2022-2025, qui prévoit notamment la mise en place d’un centre national de veille et de réponse aux incidents informatiques (CERT/CSIRT), est par ailleurs toujours en cours de déploiement.

Une course continentale aux infrastructures souveraines

L’initiative mauritanienne s’inscrit dans un mouvement plus large de relocalisation des infrastructures numériques en Afrique. Selon le rapport Data Centres in Africa 2026 de l’Africa Data Centres Association (ADCA), la capacité informatique active du continent atteint actuellement 360 MW, auxquels s’ajoutent 238 MW en construction et 656 MW supplémentaires planifiés, soit une capacité totale qui pourrait approcher 1,2 GW d’ici 2030. Ce volume resterait toutefois marginal à l’échelle mondiale, l’Afrique ne représentant qu’environ 0,6 % de la capacité informatique planétaire pour près d’un cinquième de la population mondiale.

Sur le plan institutionnel, la Déclaration d’Alger sur la souveraineté des télécommunications africaines, adoptée en avril 2026 lors du Sommet ministériel africain des télécommunications, préconise explicitement le développement de solutions de cloud souverain et de centres de données sur le sol africain, dans le cadre de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique 2020-2030 portée par l’Union africaine. Plus de 40 pays africains disposent désormais d’une loi sur la protection des données, et une quinzaine ont adopté une stratégie nationale dédiée à l’intelligence artificielle, selon l’ADCA.

Adoni Conrad Quenum

(Source : Agence Ecofin, 30 juin 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5114/6117 Régulation des télécoms
  • 391/6117 Télécentres/Cybercentres
  • 3894/6117 Economie numérique
  • 2055/6117 Politique nationale
  • 6117/6117 Fintech
  • 602/6117 Noms de domaine
  • 2232/6117 Produits et services
  • 1686/6117 Faits divers/Contentieux
  • 867/6117 Nouveau site web
  • 5785/6117 Infrastructures
  • 1971/6117 TIC pour l’éducation
  • 209/6117 Recherche
  • 262/6117 Projet
  • 4098/6117 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2204/6117 Sonatel/Orange
  • 1781/6117 Licences de télécommunications
  • 314/6117 Sudatel/Expresso
  • 1155/6117 Régulation des médias
  • 1458/6117 Applications
  • 1193/6117 Mouvements sociaux
  • 1938/6117 Données personnelles
  • 176/6117 Big Data/Données ouvertes
  • 679/6117 Mouvement consumériste
  • 392/6117 Médias
  • 694/6117 Appels internationaux entrants
  • 1858/6117 Formation
  • 113/6117 Logiciel libre
  • 2471/6117 Politiques africaines
  • 1223/6117 Fiscalité
  • 191/6117 Art et culture
  • 671/6117 Genre
  • 2437/6117 Point de vue
  • 1151/6117 Commerce électronique
  • 1691/6117 Manifestation
  • 356/6117 Presse en ligne
  • 138/6117 Piratage
  • 231/6117 Téléservices
  • 1148/6117 Biométrie/Identité numérique
  • 355/6117 Environnement/Santé
  • 400/6117 Législation/Réglementation
  • 420/6117 Gouvernance
  • 2027/6117 Portrait/Entretien
  • 161/6117 Radio
  • 924/6117 TIC pour la santé
  • 314/6117 Propriété intellectuelle
  • 65/6117 Langues/Localisation
  • 1274/6117 Médias/Réseaux sociaux
  • 2304/6117 Téléphonie
  • 211/6117 Désengagement de l’Etat
  • 1221/6117 Internet
  • 121/6117 Collectivités locales
  • 474/6117 Dédouanement électronique
  • 1321/6117 Usages et comportements
  • 1175/6117 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 612/6117 Audiovisuel
  • 3841/6117 Transformation digitale
  • 438/6117 Affaire Global Voice
  • 197/6117 Géomatique/Géolocalisation
  • 357/6117 Service universel
  • 734/6117 Sentel/Tigo
  • 211/6117 Vie politique
  • 2017/6117 Distinction/Nomination
  • 37/6117 Handicapés
  • 806/6117 Enseignement à distance
  • 823/6117 Contenus numériques
  • 660/6117 Gestion de l’ARTP
  • 206/6117 Radios communautaires
  • 2262/6117 Qualité de service
  • 501/6117 Privatisation/Libéralisation
  • 142/6117 SMSI
  • 544/6117 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3135/6117 Innovation/Entreprenariat
  • 1601/6117 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/6117 Internet des objets
  • 188/6117 Free Sénégal
  • 973/6117 Intelligence artificielle
  • 252/6117 Editorial
  • 18/6117 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/6117 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous