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La Guinée-Bissau accélère la numérisation de son système sanitaire

mercredi 28 mai 2025

TIC pour la santé

Le pays a lancé sa stratégie nationale de transformation numérique en janvier dernier. Les autorités veulent faire des TIC un levier de développement dans tous les secteurs de l’économie, dont celui de la santé.

Le gouvernement bissau-guinéen souhaite renforcer sa collaboration avec la société italienne Antares Vision Group, avec laquelle il a signé en février un contrat portant sur la numérisation du système pharmaceutique national. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’exécutif de transformer en profondeur le système de santé grâce au numérique.

Lors d’une visite le lundi 26 mai au siège d’Antares Vision, Pedro Tipote, ministre de la Santé publique, a déclaré : « grâce à cette initiative, la Guinée-Bissau vise à se positionner comme un leader potentiel de la santé numérique, promouvant un modèle basé sur des données fiables, des chaînes d’approvisionnement sûres et une implication active des citoyens ».

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de transformation numérique portée par le gouvernement bissau-guinéen, qui entend faire du numérique un levier de développement dans l’ensemble des secteurs, notamment celui de la santé. Ce virage digital intervient dans un contexte où le système de santé national, à l’instar de ceux de nombreux pays africains, est confronté à de multiples défis structurels. D’après l’UNICEF, 66 % de la population vit à plus de 5 kilomètres du centre de santé le plus proche. L’organisation précise également qu’en moyenne, un centre de santé dessert plus de 13 500 habitants. De plus, les infrastructures sanitaires restent fortement concentrées à Bissau et dans les capitales régionales.

Dans une étude publiée en octobre 2022, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) indiquait que la santé numérique pourrait constituer une chance pour le développement des systèmes de santé africains au vu, par exemple, du taux de pénétration de la téléphonie mobile en Afrique et de l’usage qui en est fait. Il met en avant plusieurs avantages, notamment une meilleure prise en charge des patients, une augmentation des recettes des centres de santé, une disponibilité accrue de données fiables pour les décideurs, des opérations médicales à distance et un renforcement des compétences des agents de santé via l’e-learning.

« Le numérique est un facteur clé qui permettra l’expansion de la couverture sanitaire universelle en faisant tomber certaines barrières comme les coûts, l’accès compliqué ou le manque de qualité des soins, tout en étendant la gamme des services proposés en particulier dans les régions où les infrastructures et le personnel sont rares ou inexistants », peut-on lire dans l’étude.

Il convient toutefois de rappeler que les efforts du gouvernement en faveur de la santé numérique en sont à leurs débuts, même si des solutions de santé numérique ont déjà été déployées dans le pays par des structures comme le PNUD. Il faudra suivre les développements à venir pour mieux évaluer les perspectives de cette initiative et son impact potentiel sur les populations.

Par ailleurs, en ce qui concerne le processus même de numérisation des systèmes sanitaires en Afrique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a identifié des défis persistants comme le financement insuffisant, des infrastructures TIC limitées, de faibles compétences en santé numérique au sein du personnel de santé, ainsi que l’absence d’implication des professionnels de santé dans le développement des applications et services d’e-santé.

L’accès des populations aux services de santé numérisés doit également être pris en compte. En Guinée-Bissau, 32,5 % de la population utilisait Internet en 2023, contre 64 % pour la téléphonie mobile. Par ailleurs, 47 % de la population n’est pas couverte par les services 3G, contre 68 % pour la 4G. D’autres facteurs influencent l’accès aux services de santé numérique, notamment la disponibilité d’appareils compatibles, des offres de services abordables et le niveau de compétences numériques.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 28 mai 2025)

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