OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Août 2026 > L’IA pourrait faire gagner un siècle en dix ans aux pays en développement

L’IA pourrait faire gagner un siècle en dix ans aux pays en développement

samedi 8 août 2026

Intelligence artificielle

On la présente comme une clé pour accélérer la marche vers le développement, un outil capable de rendre l’éducation, la santé ou l’agriculture plus efficaces en un clin d’œil numérique. Mais l’IA ne fait pas de miracles. Pour bénéficier de ses fruits, il est indispensable d’investir dans des prérequis solides.

Un tiers des écoles rurales d’Afrique subsaharienne sans électricité stable, plus des deux tiers sans internet fiable. C’est dans ce paysage contraint que la Banque mondiale voit désormais un potentiel de rattrapage économique inédit grâce à l’intelligence artificielle. Selon l’institution, les pays en développement pourraient accomplir en une décennie ce qui aurait normalement pris un siècle, à condition d’agir vite. Un constat qui tombe alors que les économies en développement traversent leur décennie de croissance la plus faible en 30 ans.

Gaurav Nayyar, directeur du Rapport sur le développement dans le monde en 2026, intitulé « La promesse de l’intelligence artificielle » et publié le mardi 4 août par le Groupe de la Banque mondiale, confie que les pays qui posent dès maintenant les bases indispensables — électricité, connectivité, compétences, institutions — seront les mieux placés pour transformer cette promesse en résultats concrets pour leurs populations.

Moins d’emplois menacés, autant de gains de productivité

Contrairement à une inquiétude répandue, le rapport estime que les emplois des pays à revenu faible et intermédiaire sont trois fois moins exposés à l’automatisation par l’IA générative que ceux des pays riches (4,5 % contre 14,2 %). Le potentiel de gains de productivité y est en revanche presque équivalent : 16,2 % des emplois pourraient ainsi en bénéficier, contre 18,7 % dans les pays à revenu élevé.

Pour la Banque mondiale, l’IA ne menace donc pas tant les emplois du Sud qu’elle renforce les capacités des travailleurs, de la santé à l’agriculture en passant par la justice. L’économiste en chef de l’institution, Indermit Gill, insiste sur un fait :

« Ces pays n’ont pas besoin de grands modèles ni de vastes centres de données pour en tirer parti. En adaptant des outils d’IA de petite taille et peu coûteux aux réalités locales, ces pays peuvent mettre à la portée de millions de personnes des services de meilleure qualité, des soins médicaux à la vulgarisation agricole, en passant par l’éducation et la justice ». En résumé, des outils légers et adaptés aux réalités locales suffiraient.

Un écosystème africain déjà en mouvement

Le continent n’attend pas les infrastructures idéales pour s’y mettre. Selon une analyse publiée par TechCabal Insights le 24 avril 2026 à partir d’un jeu de données compilé par la chercheuse Chinasa T. Okolo (Brookings Institution), l’Afrique compte 207 start-up actives dans l’IA et réparties dans 17 pays — soit deux fois plus qu’il y a 3 ans.

Le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya concentrent à eux seuls 63 % de cet écosystème, tandis que l’Égypte ainsi que le Ghana, la Tunisie et le Rwanda comblent progressivement leur retard. Ce recensement, non exhaustif selon ses propres auteurs, montre par ailleurs un taux de survie élevé : près de trois quarts des start-up identifiées en 2022 étaient toujours actives en 2025.

Dans l’agritech nigériane, les diagnostics par IA couplés à des capteurs et des drones, permettraient des gains de rendement sur des cultures comme le maïs ou le manioc, et une réduction des coûts d’intrants. Des pays comme l’Égypte, l’Afrique du Sud ou la Tunisie ont par ailleurs déjà adopté des stratégies nationales dédiées à l’IA, une longueur d’avance qui pourrait creuser les écarts avec leurs voisins moins avancés.

L’électricité, préalable non négociable

Pour la Banque mondiale, la question de l’électricité est la plus importante à adresser pour garantir un impact bénéfique de l’IA sur les économies africaines. Elle présente l’initiative Mission 300, qui vise à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, comme une action forte qui contribuera grandement à cet objectif.

L’institution de Bretton Woods appelle aussi les gouvernements à élargir l’accès à Internet, aux capacités de calcul, à développer des données locales — y compris dans les langues nationales — et à faciliter le financement des jeunes entreprises technologiques.

Sa recommandation tient en 3 étapes : adopter les outils existants, les adapter aux réalités locales, puis, à terme seulement, développer des capacités propres en IA de pointe — une trajectoire graduelle censée éviter aux pays en développement de reproduire à grands frais des modèles avancés, avant d’en avoir les moyens.

(Source : Agence Ecofin, 8 août 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4648/5851 Régulation des télécoms
  • 383/5851 Télécentres/Cybercentres
  • 3683/5851 Economie numérique
  • 1893/5851 Politique nationale
  • 5288/5851 Fintech
  • 671/5851 Noms de domaine
  • 2360/5851 Produits et services
  • 1558/5851 Faits divers/Contentieux
  • 824/5851 Nouveau site web
  • 5851/5851 Infrastructures
  • 1845/5851 TIC pour l’éducation
  • 199/5851 Recherche
  • 246/5851 Projet
  • 3783/5851 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2302/5851 Sonatel/Orange
  • 1640/5851 Licences de télécommunications
  • 300/5851 Sudatel/Expresso
  • 1044/5851 Régulation des médias
  • 1538/5851 Applications
  • 1255/5851 Mouvements sociaux
  • 1706/5851 Données personnelles
  • 145/5851 Big Data/Données ouvertes
  • 621/5851 Mouvement consumériste
  • 364/5851 Médias
  • 650/5851 Appels internationaux entrants
  • 1749/5851 Formation
  • 105/5851 Logiciel libre
  • 2526/5851 Politiques africaines
  • 1098/5851 Fiscalité
  • 175/5851 Art et culture
  • 588/5851 Genre
  • 1961/5851 Point de vue
  • 1069/5851 Commerce électronique
  • 1508/5851 Manifestation
  • 323/5851 Presse en ligne
  • 126/5851 Piratage
  • 210/5851 Téléservices
  • 1229/5851 Biométrie/Identité numérique
  • 361/5851 Environnement/Santé
  • 343/5851 Législation/Réglementation
  • 361/5851 Gouvernance
  • 1868/5851 Portrait/Entretien
  • 147/5851 Radio
  • 861/5851 TIC pour la santé
  • 300/5851 Propriété intellectuelle
  • 62/5851 Langues/Localisation
  • 1152/5851 Médias/Réseaux sociaux
  • 2199/5851 Téléphonie
  • 202/5851 Désengagement de l’Etat
  • 1050/5851 Internet
  • 118/5851 Collectivités locales
  • 425/5851 Dédouanement électronique
  • 1389/5851 Usages et comportements
  • 1063/5851 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5851 Audiovisuel
  • 3897/5851 Transformation digitale
  • 387/5851 Affaire Global Voice
  • 195/5851 Géomatique/Géolocalisation
  • 330/5851 Service universel
  • 683/5851 Sentel/Tigo
  • 186/5851 Vie politique
  • 1974/5851 Distinction/Nomination
  • 34/5851 Handicapés
  • 787/5851 Enseignement à distance
  • 803/5851 Contenus numériques
  • 611/5851 Gestion de l’ARTP
  • 178/5851 Radios communautaires
  • 2185/5851 Qualité de service
  • 545/5851 Privatisation/Libéralisation
  • 147/5851 SMSI
  • 488/5851 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2860/5851 Innovation/Entreprenariat
  • 1513/5851 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5851 Internet des objets
  • 177/5851 Free Sénégal
  • 984/5851 Intelligence artificielle
  • 196/5851 Editorial
  • 68/5851 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5851 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous