OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2025 > L’élan mobile : favoriser l’accès aux services financiers et l’inclusion

L’élan mobile : favoriser l’accès aux services financiers et l’inclusion

jeudi 29 mai 2025

Point de vue

Le paysage financier de l’Afrique est en train de subir une profonde transformation, sous l’effet de l’adoption rapide des services financiers mobiles. Il ne s’agit pas d’une simple tendance, mais d’un changement fondamental qui modifie la façon dont les personnes gèrent leurs finances sur le continent. En 2024, le marché du l’argent mobile money en Afrique aurait atteint USD 804.9 millions. Les prévisions indiquent une croissance d’environ USD 4 milliards d’ici 2033. Les rapports de l’industrie montrent qu’en 2022 seulement, plus de 45 milliards de transactions de mobile money ont été effectuées, pour une valeur de plus de 836 milliards de dollars.

Cette expansion rapide aide des millions de personnes, en particulier dans les zones rurales et mal desservies, à participer à l’économie. Le mobile money permet aux propriétaires de petites entreprises, aux agriculteurs, aux entrepreneurs et à bien d’autres encore d’accéder à des services financiers essentiels, de faciliter les paiements et de soutenir la croissance par des moyens qui étaient autrefois hors de portée. À l’avenir, les services financiers mobiles continueront à jouer un rôle central dans le développement économique de l’Afrique.

Combler le fossé

Les banques traditionnelles ont un rôle important à jouer, mais l’accent doit être mis sur la collaboration intersectorielle afin de garantir l’accessibilité des services financiers pour tous. Les taux d’inclusion financière varient encore d’un continent à l’autre. Alors que des pays comme l’Afrique du Sud et l’île Maurice ont atteint des taux d’inclusion d’environ 80%, des nations comme la Guinée et la Sierra Leone sont à la traîne avec seulement 13%.

L’essor du mobile money et des plateformes numériques offre aux consommateurs une variété de solutions – y compris des portefeuilles mobiles, des applications, des sites web – favorisant une plus grande inclusion financière.

Dans des pays comme le Kenya, les comptes de mobile money ont atteint 79% des adultes en 2021. Dans les régions où l’accès aux services bancaires traditionnels est limité, des services tels que M-Pesa au Kenya, MTN MoMo au Ghana et OPay au Nigéria permettent d’envoyer de l’argent, d’épargner et d’accéder au crédit. De même, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Tanzanie et le Rwanda connaissent une croissance rapide de l’adoption du mobile money.

Des entreprises tel que Western Union facilitent encore ce changement en combinant les services numériques et physiques. Les clients peuvent initier des transactions tant en ligne qu’en personne, en envoyant de l’argent vers des portefeuilles mobiles, des comptes bancaires ou pour un retrait en espèces dans le monde entier. En collaborant avec des agents et en formant des partenariats avec des fintechs, Western Union garantit l’accès aux services financiers mondiaux, que les clients disposent ou non d’un compte bancaire traditionnel.

Les envois de fonds de la diaspora africaine – estimés à USD 95,6 milliards par an – constituent un élément essentiel de l’écosystème financier du continent. Ces fonds soutiennent les familles, investissent dans les entreprises et financent l’éducation, le mobile money et les plateformes numériques rendant le processus plus rapide et plus accessible.

Soutien des gouvernements et innovation

Les gouvernements du continent jouent un rôle clé dans la promotion de l’inclusion financière. Au Kenya, la Banque centrale a permis l’interopérabilité entre les services d’argent mobile, augmentant ainsi la flexibilité des transferts d’argent. En Afrique du Sud, les systèmes de paiement mobile soutenus par le gouvernement améliorent la distribution des subventions sociales. La stratégie nationale d’inclusion financière de l’Égypte encourage les paiements par code QR, tandis que le service mobile Éthiopien Telebirr, soutenu par l’État, gagne du terrain.

À l’avenir, le système financier africain reposera de plus en plus sur des transactions transfrontalières transparentes. Des initiatives telles que le système panafricain de paiement et de règlement ouvrent la voie à des paiements transfrontaliers instantanés. L’Initiative pour une politique africaine d’inclusion financière (AfPI) renforce l’interopérabilité et favorise une plus grande intégration entre les nations. À mesure que la technologie et l’IA évoluent, elles continueront à réduire le fossé de l’inclusion financière, alimentées par des collaborations entre les gouvernements, les ONG et les acteurs du secteur privé.

La voie à suivre

Le secteur des paiements numériques en Afrique devrait atteindre USD 1 500 milliards d’ici à 2030, ce qui marque un net passage de l’argent liquide à une axée sur le mobile. Les services financiers mobiles sont devenus plus qu’un simple outil : ils sont la pierre angulaire de l’autonomisation économique, aidant les consommateurs, les entreprises et les gouvernements à prospérer dans un monde de plus en plus connecté.

L’ambition doit être de parvenir à une inclusion financière à 100 %. Il ne s’agit pas d’un idéal lointain, mais d’un objectif réalisable. En continuant à investir dans l’infrastructure du mobile money et en renforçant les partenariats entre les gouvernements, les entreprises de fintech et les acteurs internationaux, nous pouvons nous assurer que personne ne soit laissé pour compte.

La dynamique est en marche et le potentiel est illimité. Ensemble, nous pouvons ouvrir la voie à un avenir où la finance mobile stimule non seulement la croissance économique, mais aussi la prospérité et les opportunités pour tous.

Tribune de Mohamed Touhami El Ouazzani, Vice-président régional pour l’Afrique chez Western Union

(Source : CIO Mag, 29 mai 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3356/3649 Régulation des télécoms
  • 265/3649 Télécentres/Cybercentres
  • 2635/3649 Economie numérique
  • 1460/3649 Politique nationale
  • 3649/3649 Fintech
  • 385/3649 Noms de domaine
  • 1452/3649 Produits et services
  • 1082/3649 Faits divers/Contentieux
  • 503/3649 Nouveau site web
  • 3586/3649 Infrastructures
  • 1235/3649 TIC pour l’éducation
  • 132/3649 Recherche
  • 181/3649 Projet
  • 2632/3649 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1356/3649 Sonatel/Orange
  • 1156/3649 Licences de télécommunications
  • 222/3649 Sudatel/Expresso
  • 730/3649 Régulation des médias
  • 902/3649 Applications
  • 727/3649 Mouvements sociaux
  • 1205/3649 Données personnelles
  • 212/3649 Big Data/Données ouvertes
  • 415/3649 Mouvement consumériste
  • 249/3649 Médias
  • 463/3649 Appels internationaux entrants
  • 1285/3649 Formation
  • 77/3649 Logiciel libre
  • 1516/3649 Politiques africaines
  • 782/3649 Fiscalité
  • 151/3649 Art et culture
  • 418/3649 Genre
  • 1371/3649 Point de vue
  • 806/3649 Commerce électronique
  • 1027/3649 Manifestation
  • 239/3649 Presse en ligne
  • 83/3649 Piratage
  • 140/3649 Téléservices
  • 791/3649 Biométrie/Identité numérique
  • 231/3649 Environnement/Santé
  • 257/3649 Législation/Réglementation
  • 322/3649 Gouvernance
  • 1298/3649 Portrait/Entretien
  • 96/3649 Radio
  • 633/3649 TIC pour la santé
  • 195/3649 Propriété intellectuelle
  • 47/3649 Langues/Localisation
  • 768/3649 Médias/Réseaux sociaux
  • 1523/3649 Téléphonie
  • 138/3649 Désengagement de l’Etat
  • 843/3649 Internet
  • 91/3649 Collectivités locales
  • 285/3649 Dédouanement électronique
  • 958/3649 Usages et comportements
  • 782/3649 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 400/3649 Audiovisuel
  • 2407/3649 Transformation digitale
  • 296/3649 Affaire Global Voice
  • 111/3649 Géomatique/Géolocalisation
  • 283/3649 Service universel
  • 473/3649 Sentel/Tigo
  • 124/3649 Vie politique
  • 1078/3649 Distinction/Nomination
  • 28/3649 Handicapés
  • 515/3649 Enseignement à distance
  • 499/3649 Contenus numériques
  • 398/3649 Gestion de l’ARTP
  • 139/3649 Radios communautaires
  • 1483/3649 Qualité de service
  • 314/3649 Privatisation/Libéralisation
  • 97/3649 SMSI
  • 342/3649 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2090/3649 Innovation/Entreprenariat
  • 962/3649 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 29/3649 Internet des objets
  • 121/3649 Free Sénégal
  • 628/3649 Intelligence artificielle
  • 147/3649 Editorial
  • 42/3649 Gaming/Jeux vidéos
  • 23/3649 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous