OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Avril 2026 > L’Afrique enregistre la plus forte croissance du nombre de développeurs de (…)

L’Afrique enregistre la plus forte croissance du nombre de développeurs de logiciels dans le monde

mercredi 8 avril 2026

Innovation/Entreprenariat

Alors que les technologies numériques transforment de plus en plus les économies et les sociétés, le rapport souligne que le renforcement de la base de développeurs sur le continent peut influencer positivement les trajectoires d’innovation à long terme.

L’Afrique émerge comme un contributeur en pleine ascension au vivier mondial de développeurs de logiciels, même si elle reste encore à la traîne par rapport à d’autres régions de la planète en termes de nombre absolu de ces talents technologiques, selon un rapport publié le mardi 24 mars par le cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG).

Intitulé « Develop the Developers : A Strategic Priority for Africa », le rapport précise que le nombre de développeurs de logiciels africains a progressé à 21 % par en moyenne par an entre 2019 et 2024. Le continent a ainsi enregistré la plus forte croissance comparativement à toutes les autres régions du monde : Asie (16,6 % en moyenne par an), Europe (11,3 %), Amérique du Nord (9,2 %), Amérique latine (19,8 %), Océanie (2,2 %).

En termes de de nombre absolu de développeurs, l’Afrique ne comptait cependant que 4,7 millions de talents spécialisés contre 73,9 millions pour l’Asie, 27,5 millions pour l’Europe, 24 millions pour l’Amérique du Nord, 8,3 millions pour l’Amérique latine et 2,2 millions pour l’Océanie.

Le rapport, qui s’appuie essentiellement sur les données du service d’hébergement et de gestion de développement de logiciels GitHub, utilise le terme « développeurs » au sens large pour désigner toute personne possédant des compétences en développement logiciel et en programmation, et non pas uniquement les ingénieurs logiciels professionnels sous contrat. L’analyse inclut ainsi les étudiants, les chercheurs et les autodidactes qui participent activement à la création, à la collaboration ou à l’apprentissage dans le domaine du logiciel.

En Afrique comme ailleurs, l’importance de la communauté des développeurs se reflète principalement dans le nombre de développeurs pour 1 000 habitants, un indicateur qui rend compte de « l’intensité de codage » et de l’intérêt pour la création de logiciels par rapport à la taille de la population. Dans ce chapitre, les disparités sont frappantes sur le continent. À titre d’exemple, le Nigeria, qui en est le pays le plus peuplé avec environ 237,5 millions d’habitants en 2025, comptait moins de développeurs pour 1000 habitants que le Kenya, dont la population se limitait à 57,5 millions.

La Tunisie, le Kenya et le Maroc en leaders régionaux

Les principales raisons de ces disparités perceptibles entre les pays africains sont liées à des facteurs tels que les choix politiques dans le domaine du numérique, les performances des systèmes éducatifs, la disponibilité des pôles technologiques et le taux de pénétration d’Internet. Si l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria comptent le plus grand nombre absolu de développeurs (plus de 500 000 développeurs pour chaque pays), ce sont des pays comme l’Éthiopie et l’Angola qui ont enregistré la croissance la plus rapide entre 2019 et 2024, partant d’un niveau très bas.

Les pays qui se distinguent comme leaders technologiques régionaux, tant en termes d’ampleur que de croissance, sont la Tunisie, le Kenya et le Maroc. Le Maroc occupe une position solide, tant par la taille que par la densité de sa communauté de développeurs. Il accuse cependant un retard dans la croissance de son vivier de développeuses. En 2024, moins de 12 % des développeurs marocains étaient des femmes, un chiffre comparable à celui de l’Egypte. En termes de pourcentage de développeuses (24 %) et de trajectoire de croissance dans ce domaine, la Tunisie a été en tête à l’échelle continentale au cours de la décennie 2015-2024, loin devant le Rwanda, le Nigeria et le Kenya.

Sur un autre plan, la corrélation entre le nombre de développeurs et le nombre de publications scientifiques spécialisées est évidente. Le Maroc et l’Égypte, qui affichent le plus grand nombre de développeurs pour 1 000 habitants sur le contjnent, comptaient le nombre de publications scientifiques le plus élevé en 2020. Cela montre que des communautés de développeurs dynamiques sont associées à des écosystèmes de recherche plus solides, à des filières d’innovation et à des capacités de production technologique.

Indiquant que le développement logiciel et les capacités en matière d’intelligence artificielle (IA) sont désormais essentiels à la compétitivité numérique et à la croissance économique à long terme, le rapport révèle par ailleurs que la plupart des développeurs africains spécialisés dans l’IA, l’apprentissage automatique (ML) et la science des données (DS) sont concentrés en Afrique du Nord et au Kenya. Alors que la proportion moyenne de développeurs en IA, ML et DS en Afrique est de 13,9 %, elle se situe entre 15 % et 20 % dans des pays comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et le Kenya.

Cette spécialisation dans l’IA est le résultat direct de politiques qui ont mis l’accent sur le renforcement de l’enseignement des STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques), l’amélioration des compétences linguistiques et l’exploitation d’une infrastructure universitaire et de recherche solide.

Walid Kéfi

(Source : Agence Ecofin, 8 avril 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4570/5507 Régulation des télécoms
  • 347/5507 Télécentres/Cybercentres
  • 3486/5507 Economie numérique
  • 1806/5507 Politique nationale
  • 5051/5507 Fintech
  • 589/5507 Noms de domaine
  • 2461/5507 Produits et services
  • 1547/5507 Faits divers/Contentieux
  • 751/5507 Nouveau site web
  • 5507/5507 Infrastructures
  • 1729/5507 TIC pour l’éducation
  • 192/5507 Recherche
  • 242/5507 Projet
  • 3536/5507 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1930/5507 Sonatel/Orange
  • 1644/5507 Licences de télécommunications
  • 278/5507 Sudatel/Expresso
  • 1016/5507 Régulation des médias
  • 1552/5507 Applications
  • 1074/5507 Mouvements sociaux
  • 1641/5507 Données personnelles
  • 140/5507 Big Data/Données ouvertes
  • 609/5507 Mouvement consumériste
  • 371/5507 Médias
  • 668/5507 Appels internationaux entrants
  • 1714/5507 Formation
  • 95/5507 Logiciel libre
  • 2547/5507 Politiques africaines
  • 994/5507 Fiscalité
  • 170/5507 Art et culture
  • 593/5507 Genre
  • 1810/5507 Point de vue
  • 1045/5507 Commerce électronique
  • 1599/5507 Manifestation
  • 332/5507 Presse en ligne
  • 125/5507 Piratage
  • 232/5507 Téléservices
  • 1102/5507 Biométrie/Identité numérique
  • 361/5507 Environnement/Santé
  • 341/5507 Législation/Réglementation
  • 366/5507 Gouvernance
  • 1844/5507 Portrait/Entretien
  • 147/5507 Radio
  • 801/5507 TIC pour la santé
  • 278/5507 Propriété intellectuelle
  • 59/5507 Langues/Localisation
  • 1250/5507 Médias/Réseaux sociaux
  • 2084/5507 Téléphonie
  • 191/5507 Désengagement de l’Etat
  • 1027/5507 Internet
  • 124/5507 Collectivités locales
  • 410/5507 Dédouanement électronique
  • 1273/5507 Usages et comportements
  • 1065/5507 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 569/5507 Audiovisuel
  • 3760/5507 Transformation digitale
  • 382/5507 Affaire Global Voice
  • 163/5507 Géomatique/Géolocalisation
  • 324/5507 Service universel
  • 665/5507 Sentel/Tigo
  • 176/5507 Vie politique
  • 2186/5507 Distinction/Nomination
  • 34/5507 Handicapés
  • 701/5507 Enseignement à distance
  • 783/5507 Contenus numériques
  • 589/5507 Gestion de l’ARTP
  • 178/5507 Radios communautaires
  • 2170/5507 Qualité de service
  • 545/5507 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5507 SMSI
  • 475/5507 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2824/5507 Innovation/Entreprenariat
  • 1343/5507 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5507 Internet des objets
  • 173/5507 Free Sénégal
  • 819/5507 Intelligence artificielle
  • 202/5507 Editorial
  • 31/5507 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5507 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous