OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Janvier 2026 > Justice numérique et droit de la défense : les avocats tirent la sonnette (…)

Justice numérique et droit de la défense : les avocats tirent la sonnette d’alarme

vendredi 23 janvier 2026

Usages et comportements

Derrière les promesses de célérité et de transparence vantées à la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux 2026, une inquiétude sourde traverse le Palais de Justice. Si le numérique s’impose comme une étape inévitable, les avocats, par la voix du Bâtonnier Aly Fall, mettent en garde contre une justice déshumanisée, inégalitaire et potentiellement dangereuse pour les droits de la défense. Entre fascination technologique et peur d’un procès dématérialisé au détriment du justiciable, le malaise est réel.

À l’occasion de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux 2026, placée sous le thème « Le Juge face aux défis du numérique », le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Aly Fall, n’a pas cédé à l’euphorie technologique ambiante. Si le numérique apparaît désormais comme un passage obligé pour la justice sénégalaise, le patron du Barreau a tenu à poser le débat sans faux-semblants.

Oui, le numérique promet une justice plus rapide, plus accessible et plus transparente. Mais à quel prix ?, s’interroge le Bâtonnier

Derrière les discours modernistes et les exemples souvent cités du Kenya ou du Rwanda, les avocats redoutent une justice trop mécanique, où l’écran remplacerait progressivement l’humain, et où la dématérialisation finirait par fragiliser les fondements mêmes du procès équitable. La première crainte exprimée concerne la fracture numérique. Tous les justiciables ne disposent ni des outils, ni des compétences, ni même de la connexion nécessaire pour suivre une procédure entièrement digitalisée. Pour les avocats, le risque est clair : créer une justice à deux vitesses, où les plus aisés naviguent facilement entre plateformes et audiences virtuelles, pendant que les plus vulnérables restent à quai.

L’intelligence artificielle, ligne rouge pour le Barreau

Le Bâtonnier a été catégorique : la modernisation ne doit jamais se faire au détriment de l’égalité des citoyens devant la justice ni porter atteinte au principe fondamental du contradictoire. Autre sujet de préoccupation majeur : la preuve numérique. Cybercriminalité, discours de haine, diffamation en ligne, usurpation d’identité… Le numérique complexifie l’identification des auteurs, brouille les responsabilités et met à rude épreuve les règles classiques de la procédure pénale. Pour les avocats, juger dans un univers digital exige des magistrats hautement formés, mais aussi des textes clairs et adaptés. Sans cela, la preuve numérique risque de devenir une arme à double tranchant, affaiblissant la défense plutôt que de servir la vérité.

« La qualité d’une décision ne peut dépendre d’un bon ou d’un mauvais prompt », a martelé Me Aly Fall, rappelant que juger, poursuivre et instruire restent des missions profondément humaines, incompatibles avec la froideur mathématique d’une machine

S’il y a un terrain sur lequel le Barreau refuse toute ambiguïté, c’est bien celui de l’intelligence artificielle. Hors de question, selon Me Aly Fall, de confier l’acte de juger à un algorithme ou de céder aux sirènes de la justice prédictive. « La qualité d’une décision ne peut dépendre d’un bon ou d’un mauvais prompt », a martelé le Bâtonnier, rappelant que juger, poursuivre et instruire restent des missions profondément humaines, incompatibles avec la froideur mathématique d’une machine. Les audiences en ligne, si elles permettent de gagner du temps et de l’argent, inquiètent aussi pour leurs effets collatéraux. Perte du contact humain, affaiblissement des relations entre acteurs de justice, disparition de ces échanges informels qui participent à l’équilibre du système judiciaire… Autant de signaux faibles que les avocats refusent d’ignorer. En définitive, le message du Barreau est clair : la transformation numérique de la justice doit se faire avec les avocats, et non contre eux. Elle doit renforcer la confiance du citoyen, préserver les droits de la défense et consolider l’indépendance du juge, sans jamais réduire la justice à un simple traitement de données.

(Source : Actusen, 23 janvier 2026)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6603/8111 Régulation des télécoms
  • 546/8111 Télécentres/Cybercentres
  • 5316/8111 Economie numérique
  • 2699/8111 Politique nationale
  • 7684/8111 Fintech
  • 795/8111 Noms de domaine
  • 2968/8111 Produits et services
  • 2272/8111 Faits divers/Contentieux
  • 1218/8111 Nouveau site web
  • 8111/8111 Infrastructures
  • 2615/8111 TIC pour l’éducation
  • 285/8111 Recherche
  • 381/8111 Projet
  • 5422/8111 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2729/8111 Sonatel/Orange
  • 2577/8111 Licences de télécommunications
  • 442/8111 Sudatel/Expresso
  • 1511/8111 Régulation des médias
  • 2180/8111 Applications
  • 1648/8111 Mouvements sociaux
  • 2586/8111 Données personnelles
  • 205/8111 Big Data/Données ouvertes
  • 923/8111 Mouvement consumériste
  • 553/8111 Médias
  • 1017/8111 Appels internationaux entrants
  • 2720/8111 Formation
  • 138/8111 Logiciel libre
  • 3157/8111 Politiques africaines
  • 1739/8111 Fiscalité
  • 255/8111 Art et culture
  • 897/8111 Genre
  • 2653/8111 Point de vue
  • 1561/8111 Commerce électronique
  • 2328/8111 Manifestation
  • 556/8111 Presse en ligne
  • 190/8111 Piratage
  • 316/8111 Téléservices
  • 1503/8111 Biométrie/Identité numérique
  • 466/8111 Environnement/Santé
  • 573/8111 Législation/Réglementation
  • 593/8111 Gouvernance
  • 2682/8111 Portrait/Entretien
  • 228/8111 Radio
  • 1163/8111 TIC pour la santé
  • 529/8111 Propriété intellectuelle
  • 87/8111 Langues/Localisation
  • 1690/8111 Médias/Réseaux sociaux
  • 2986/8111 Téléphonie
  • 297/8111 Désengagement de l’Etat
  • 1619/8111 Internet
  • 184/8111 Collectivités locales
  • 622/8111 Dédouanement électronique
  • 2165/8111 Usages et comportements
  • 1607/8111 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 845/8111 Audiovisuel
  • 4908/8111 Transformation digitale
  • 606/8111 Affaire Global Voice
  • 246/8111 Géomatique/Géolocalisation
  • 487/8111 Service universel
  • 1047/8111 Sentel/Tigo
  • 267/8111 Vie politique
  • 2329/8111 Distinction/Nomination
  • 54/8111 Handicapés
  • 1089/8111 Enseignement à distance
  • 1056/8111 Contenus numériques
  • 905/8111 Gestion de l’ARTP
  • 284/8111 Radios communautaires
  • 2844/8111 Qualité de service
  • 664/8111 Privatisation/Libéralisation
  • 200/8111 SMSI
  • 703/8111 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4162/8111 Innovation/Entreprenariat
  • 2164/8111 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/8111 Internet des objets
  • 268/8111 Free Sénégal
  • 1096/8111 Intelligence artificielle
  • 311/8111 Editorial
  • 72/8111 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous