OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mai 2026 > Internet : l’Afrique de l’Est accélère son projet de satellite régional

Internet : l’Afrique de l’Est accélère son projet de satellite régional

mercredi 6 mai 2026

Infrastructures

La demande en capacité satellitaire s’accélère, tirée par les besoins d’accès généralisé à Internet. En réponse, plusieurs pays africains misent sur le développement de satellites nationaux pour réduire leur dépendance extérieure.

L’Afrique de l’Est franchit une étape décisive vers la concrétisation de son projet de satellite de communication et de radiodiffusion. Une étude de faisabilité, prévue sur une période de 12 à 18 mois, sera lancée afin de définir les modèles technique, financier et institutionnel, orientant ainsi la phase opérationnelle de l’initiative.

Cette décision résulte de la résolution signée par l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda et le Soudan du Sud lors d’une réunion interministérielle tenue à Nairobi le mercredi 29 avril, en marge du « Connected Africa Summit ».

« Nous sommes désormais à un stade où nous devons passer de la préparation à la mise en œuvre. Les décisions que nous prenons aujourd’hui détermineront la rapidité de réalisation de ce projet », a déclaré Chris Baryomunsi, ministre ougandais des TIC et président du cluster ministériel de développement des infrastructures TIC.

Une quête de souveraineté numérique

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des directives du 14ᵉ Sommet des projets d’intégration du Corridor Nord (NCIP) en juin 2018. Les chefs d’Etat y ont préconisé le développement d’un satellite régional détenu par les États membres. L’objectif est de renforcer la souveraineté, élargir la connectivité et accélérer la transformation numérique de la région.

« Nos pays continuent de dépendre fortement de systèmes externes. Cela a des implications en termes de coûts, de fiabilité et de continuité des services. Renforcer la résilience de nos infrastructures de communication n’est pas une option », a affirmé le ministre kényan de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, William Kabogo Gitau.

Ce projet, baptisé « Northern Corridor Regional Communication and Broadcasting Satellite Initiative (NCRCBSI) », intervient dans un contexte d’intérêt croissant pour les technologies satellitaires, perçues comme un levier majeur pour réduire la fracture numérique en Afrique. Toutefois, peu de pays ont concrétisé de telles ambitions à ce jour, à l’instar de l’Angola, de l’Algérie, de l’Égypte ou du Nigeria. La majorité des États africains s’appuie encore sur des partenariats ou des licences avec des opérateurs internationaux tels qu’Eutelsat, SpaceX ou Yahsat.

Réduire la fracture numérique

Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus vaste à l’échelle du continent. Selon la GSMA, les solutions de connectivité non terrestres, dont le satellite, joueront un rôle clé dans l’atteinte de la connectivité universelle en Afrique subsaharienne.

« La région abrite certains des terrains les plus difficiles pour les réseaux terrestres, notamment des forêts tropicales, des déserts et des chaînes montagneuses. Même dans les zones rurales et faiblement peuplées, le coût et la complexité du déploiement des réseaux mobiles ou filaires classiques plaident en faveur de solutions alternatives de connectivité », souligne l’organisation dans son rapport « The Mobile Economy Sub-Saharan Africa 2024 ».

Selon le ministère ougandais des TIC, le futur satellite complétera les infrastructures terrestres existantes, étendra la couverture aux zones mal desservies et soutiendra les services numériques et de radiodiffusion. Selon le rapport « The State of Broadband in Africa 2025 », l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe affichaient ensemble un taux de pénétration d’Internet de seulement 34,9 % en 2023.

Par ailleurs, la région enregistre l’un des plus grands déficits d’usage de l’Internet mobile sur le continent. Un rapport de la GSMA publié en 2024 indique qu’en 2023, 100 millions d’Éthiopiens n’utilisaient pas l’Internet mobile. La Tanzanie et la RDC comptaient chacune 40 millions d’utilisateurs non connectés, suivies du Kenya et du Soudan (35 millions chacun) et de l’Ouganda (30 millions).

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 6 mai 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2264/2664 Régulation des télécoms
  • 173/2664 Télécentres/Cybercentres
  • 1732/2664 Economie numérique
  • 900/2664 Politique nationale
  • 2664/2664 Fintech
  • 258/2664 Noms de domaine
  • 1042/2664 Produits et services
  • 732/2664 Faits divers/Contentieux
  • 370/2664 Nouveau site web
  • 2596/2664 Infrastructures
  • 882/2664 TIC pour l’éducation
  • 94/2664 Recherche
  • 121/2664 Projet
  • 1698/2664 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1057/2664 Sonatel/Orange
  • 809/2664 Licences de télécommunications
  • 140/2664 Sudatel/Expresso
  • 504/2664 Régulation des médias
  • 757/2664 Applications
  • 524/2664 Mouvements sociaux
  • 830/2664 Données personnelles
  • 63/2664 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2664 Mouvement consumériste
  • 180/2664 Médias
  • 321/2664 Appels internationaux entrants
  • 826/2664 Formation
  • 48/2664 Logiciel libre
  • 1174/2664 Politiques africaines
  • 493/2664 Fiscalité
  • 83/2664 Art et culture
  • 292/2664 Genre
  • 855/2664 Point de vue
  • 548/2664 Commerce électronique
  • 732/2664 Manifestation
  • 159/2664 Presse en ligne
  • 62/2664 Piratage
  • 109/2664 Téléservices
  • 474/2664 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2664 Environnement/Santé
  • 169/2664 Législation/Réglementation
  • 177/2664 Gouvernance
  • 886/2664 Portrait/Entretien
  • 72/2664 Radio
  • 405/2664 TIC pour la santé
  • 139/2664 Propriété intellectuelle
  • 29/2664 Langues/Localisation
  • 545/2664 Médias/Réseaux sociaux
  • 1022/2664 Téléphonie
  • 96/2664 Désengagement de l’Etat
  • 538/2664 Internet
  • 57/2664 Collectivités locales
  • 212/2664 Dédouanement électronique
  • 552/2664 Usages et comportements
  • 519/2664 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 278/2664 Audiovisuel
  • 1694/2664 Transformation digitale
  • 192/2664 Affaire Global Voice
  • 78/2664 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2664 Service universel
  • 331/2664 Sentel/Tigo
  • 87/2664 Vie politique
  • 796/2664 Distinction/Nomination
  • 17/2664 Handicapés
  • 349/2664 Enseignement à distance
  • 342/2664 Contenus numériques
  • 292/2664 Gestion de l’ARTP
  • 89/2664 Radios communautaires
  • 906/2664 Qualité de service
  • 216/2664 Privatisation/Libéralisation
  • 74/2664 SMSI
  • 234/2664 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1347/2664 Innovation/Entreprenariat
  • 672/2664 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2664 Internet des objets
  • 85/2664 Free Sénégal
  • 345/2664 Intelligence artificielle
  • 97/2664 Editorial
  • 2/2664 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2664 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous