OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Août 2025 > Intelligence artificielle : le marché africain croîtra de 27 % par an d’ici (…)

Intelligence artificielle : le marché africain croîtra de 27 % par an d’ici 2030, à 16,5 milliards $

mardi 12 août 2025

Intelligence artificielle

Le rapport souligne que l’intelligence artificielle peut devenir un puissant catalyseur de la transformation économique du continent, même si beaucoup reste à faire en matière de déploiement des infrastructures, de maîtrise des données, de formation des talents et d’adoption de cadres de gouvernance adaptés aux contextes locaux.

La taille du marché de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique devrait passer de 4,51 milliards de dollars en 2025 à 16,53 milliards en 2030, soit une croissance moyenne projetée de 27,42% par an, selon un rapport publié le mardi 5 août 2025 par le géant américain des paiements Mastercard.

Intitulé « Harnessing the transformative power of AI in Africa », le rapport précise que les initiatives en matière d’IA devraient générer environ 230 millions d’emplois d’ici 2030 rien qu’en Afrique subsaharienne, même si la pénurie de talents dans ce domaine persiste en dépit du lancement de plusieurs programmes de formation de professionnels locaux tels que Deep Learning Indaba et Artificial Intelligence for Development (AI4D Africa).

Alors que l’intelligence artificielle transforme les économies du monde entier, créant des opportunités d’innovation, de croissance et d’impact social positif, l’Afrique est particulièrement bien placée pour exploiter cette technologie au service d’un développement transformateur, notamment en matière d’inclusion financière, de réduction des écarts de richesse et d’amélioration de la production. Cela s’explique essentiellement par les caractéristiques démographiques et économiques uniques du continent. A titre d’exemple, l’Afrique détient 60 % des terres arables de la planète et dispose de la population la plus jeune du monde, avec un âge médian de 19 ans.

Le développement de l’IA est déjà en train de transformer des secteurs clés en Afrique, notamment la finance, la santé, l’agriculture, l’énergie et le développement urbain, tout en répondant à certains des défis les plus urgents dans la région. Plusieurs exemples convaincants illustrent les possibilités offertes. Au Ghana, l’agritech Farmerline a permis d’augmenter la productivité des champs de 30 % en fournissant des informations météorologiques et commerciales actualisées grâce à des modèles basés sur l’IA. Dans le domaine de la finance, des sociétés kényanes comme M-Pesa et M-KOPA déploient des modèles de notation de crédit basés sur l’IA pour accorder des prêts aux populations exclues du système financier traditionnel. Les banques centrales de la région du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) utilisent aussi l’IA et le Big Data pour améliorer les prévisions économiques, l’analyse financière et la surveillance bancaire.

Sur un autre plan, des plateformes telles que Rising Academy Network (RAN) utilisent des solutions basées sur l’IA pour évaluer le niveau des difficultés d’apprentissage des élèves au Rwanda, en Sierra Leone, au Liberia et au Ghana.

Des outils basés sur l’IA, tels que les chatbots et les modèles de diagnostic déployés par des Healthtechs comme Babylon (Rwanda), ont amélioré l’accès aux soins de santé pour des millions d’habitants des zones rurales.

Dans certaines régions reculées du continent, des micro-réseaux électriques contrôlés par l’IA coordonnent efficacement les ressources énergétiques renouvelables, fournissant une énergie propre aux communautés hors réseau. En Afrique du Sud, la compagnie d’électricité Eskom a également adopté des compteurs intelligents basés sur l’IA pour servir les clients ayant souscrit à des forfaits prépayés.

Toutefois, le continent n’a jusqu’à présent fait qu’effleurer la surface de ce qui est possible étant donné que les opportunités restent énormes dans tous les secteurs. Le gisement d’opportunités paraît particulièrement immense dans le domaine de l’inclusion financière (plus de 400 millions d’Africains n’ont pas encore accès aux services financiers ou sont mal desservis), de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et de l’énergie.

Des investissements sont nécessaires pour débloquer le potentiel de l’IA

Le parcours de l’Afrique en matière d’adoption de l’IA n’est cependant pas uniforme en termes de développement des politiques et des infrastructures. Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Rwanda, Maurice, le Kenya et le Nigeria sont à la pointe du développement des politiques en matière d’IA, avec des stratégies et des cadres réglementaires visant à garantir un déploiement éthique de cette technologie.

Plusieurs gouvernements africains ont aussi noué des accords de partenariat avec des acteurs internationaux de renom comme Google, Microsoft et Mastercard pour stimuler l’innovation dans le domaine de l’IA. Les investissements dans ce domaine sont aussi en hausse, avec l’implication de plusieurs géants du secteur comme Google qui s’est engagé à investir un milliard de dollars pour soutenir la transformation numérique sur le continent. En 2023, des fonds de capital-risque ont investi massivement dans les start-up africaines axées sur l’IA : 610 millions de dollars en Afrique du Sud, 218 millions de dollars au Nigeria et 15 millions de dollars au Kenya. Dans cette même optique, des pôles de recherche tels que l’Institut sud-africain d’intelligence artificielle et le Centre international marocain de l’IA ont émergé.

Malgré ces avancées, plusieurs défis subsistent. Les lacunes en matière d’infrastructures, l’accès inégal à Internet et l’absence de cadres de gouvernance complets en matière d’IA freinent les progrès dans de nombreuses régions du continent.

Les capacités des centres de données en Afrique demeurent très faibles au regard des normes internationales. De plus, près de 70% de ces capacités sont concentrées en Afrique du Sud. L’adoption du cloud computing reste modeste en volume sur le continent, même si elle connaît une croissance de 25 à 30 % en moyenne par an.

D’autre part, un nombre très limité d’universités africaines propose une formation spécialisée en IA alors que des écosystèmes d’intelligence artificielle florissants reposent en premier lieu sur la disponibilité de professionnels qualifiés, notamment des spécialistes en sciences des données, des ingénieurs en apprentissage automatique et des experts capables de traduire les connaissances en IA en applications pratiques.

Sur un autre plan, le manque de diversité linguistique dans les modèles d’IA existants peut affecter la fourniture d’un soutien social et freiner l’inclusivité en Afrique, où plus de 1000 langues sont parlées. D’où la nécessité de construire des modèles d’intelligence artificielle locaux, qui parlent dans les langues locales avec une vision régionale et des nuances culturelles.

Et last but not least, les pays africains devraient permettre l’accès à des données précises, opportunes et pertinentes pour mettre en place des systèmes d’IA efficaces. Actuellement, de nombreux utilisateurs s’appuient sur des algorithmes importés, développés et entraînés à partir de bases de données étrangères, qui ne reflètent pas nécessairement les caractéristiques uniques des populations locales, alors que les agences gouvernementales africaines adoptent encore des processus manuels pour gérer les données ouvertes et évitent le partage de données au-delà des frontières nationales pour des considérations politiques et sécuritaires.

Le rapport fait remarquer par ailleurs que les pays du continent devraient disposer de cadres politiques et de gouvernance de l’IA solides et adaptés aux contextes locaux, car une adoption non réglementée peut exacerber les inégalités, créer des dilemmes éthiques et présenter des risques importants pour la société.

Walid Kéfi

(Source : Agence Ecofin, 12 août 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2301/2732 Régulation des télécoms
  • 176/2732 Télécentres/Cybercentres
  • 1728/2732 Economie numérique
  • 914/2732 Politique nationale
  • 2486/2732 Fintech
  • 276/2732 Noms de domaine
  • 1123/2732 Produits et services
  • 737/2732 Faits divers/Contentieux
  • 373/2732 Nouveau site web
  • 2732/2732 Infrastructures
  • 890/2732 TIC pour l’éducation
  • 96/2732 Recherche
  • 123/2732 Projet
  • 1707/2732 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 922/2732 Sonatel/Orange
  • 817/2732 Licences de télécommunications
  • 145/2732 Sudatel/Expresso
  • 508/2732 Régulation des médias
  • 658/2732 Applications
  • 534/2732 Mouvements sociaux
  • 818/2732 Données personnelles
  • 72/2732 Big Data/Données ouvertes
  • 310/2732 Mouvement consumériste
  • 187/2732 Médias
  • 328/2732 Appels internationaux entrants
  • 836/2732 Formation
  • 52/2732 Logiciel libre
  • 1085/2732 Politiques africaines
  • 509/2732 Fiscalité
  • 84/2732 Art et culture
  • 291/2732 Genre
  • 912/2732 Point de vue
  • 526/2732 Commerce électronique
  • 743/2732 Manifestation
  • 161/2732 Presse en ligne
  • 62/2732 Piratage
  • 103/2732 Téléservices
  • 486/2732 Biométrie/Identité numérique
  • 155/2732 Environnement/Santé
  • 173/2732 Législation/Réglementation
  • 187/2732 Gouvernance
  • 912/2732 Portrait/Entretien
  • 73/2732 Radio
  • 404/2732 TIC pour la santé
  • 155/2732 Propriété intellectuelle
  • 30/2732 Langues/Localisation
  • 608/2732 Médias/Réseaux sociaux
  • 999/2732 Téléphonie
  • 96/2732 Désengagement de l’Etat
  • 600/2732 Internet
  • 58/2732 Collectivités locales
  • 209/2732 Dédouanement électronique
  • 637/2732 Usages et comportements
  • 518/2732 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 279/2732 Audiovisuel
  • 1691/2732 Transformation digitale
  • 198/2732 Affaire Global Voice
  • 95/2732 Géomatique/Géolocalisation
  • 164/2732 Service universel
  • 332/2732 Sentel/Tigo
  • 91/2732 Vie politique
  • 859/2732 Distinction/Nomination
  • 17/2732 Handicapés
  • 371/2732 Enseignement à distance
  • 403/2732 Contenus numériques
  • 295/2732 Gestion de l’ARTP
  • 90/2732 Radios communautaires
  • 937/2732 Qualité de service
  • 265/2732 Privatisation/Libéralisation
  • 68/2732 SMSI
  • 253/2732 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1425/2732 Innovation/Entreprenariat
  • 678/2732 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2732 Internet des objets
  • 88/2732 Free Sénégal
  • 565/2732 Intelligence artificielle
  • 101/2732 Editorial
  • 24/2732 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2732 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous