OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Décembre 2025 > Guinée : vers la mise en œuvre d’un système de paiement instantané

Guinée : vers la mise en œuvre d’un système de paiement instantané

lundi 22 décembre 2025

Fintech

L’Afrique observe un mouvement croissant vers les paiements instantanés, avec plusieurs pays qui déploient des plateformes numériques pour moderniser leurs systèmes financiers. La Guinée s’inscrit dans cette tendance pour sécuriser et accélérer les transactions, tout en favorisant l’inclusion financière.

La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a lancé, jeudi 18 décembre, les travaux de mise en œuvre du système de paiement instantané (SPI), une infrastructure numérique conçue pour révolutionner les modes de paiement dans le pays. Présenté comme un projet structurant, le SPI est attendu comme un catalyseur de digitalisation des transactions et un outil d’inclusion financière.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le premier vice‑gouverneur de la BCRG, Mohamed Lamine Conté, a souligné que ce projet est le fruit d’un processus consultatif associant banques, établissements de monnaie électronique, institutions de microfinance et fintechs. Pour lui, le SPI permettra à chaque usager guinéen d’envoyer ou de recevoir des fonds en temps réel, à toute heure et sans contrainte géographique. Cette rapidité accrue devrait compenser les lenteurs des systèmes traditionnels tout en facilitant tant les paiements marchands que les transferts personnels, améliorant ainsi l’expérience utilisateur.

Sur le plan technique, la BCRG a opté pour une infrastructure publique, ouverte et interopérable, reposant sur la technologie Mojaloop. Ce choix stratégique est destiné à éviter une dépendance technologique excessive, à encourager l’innovation locale et à favoriser la concurrence entre les différents prestataires de services financiers. Avec cette architecture, les transferts d’argent pourront s’effectuer en temps réel entre comptes bancaires, portefeuilles mobiles et autres instruments de paiement, posant les bases d’un écosystème financier intégré et dynamique.

L’intérêt de ce projet est d’autant plus marqué que la Guinée fait face à des défis persistants en matière d’inclusion financière. Selon les données les plus récentes de la BCRG, seulement 23 % des adultes possèdent un compte dans une institution financière, contre 7 % une décennie plus tôt. Ce taux demeure inférieur à la moyenne régionale en Afrique subsaharienne, malgré une progression notable de l’usage des services numériques.

Dans ce contexte, les services de mobile money gagnent du terrain et sont de plus en plus utilisés pour des transactions quotidiennes. Les transactions via mobile money ont augmenté de 8,6 %, passant de 43 077 milliards de francs guinéens (4,9 millions USD) au trimestre précédent à 46 795 milliards au deuxième trimestre 2024, illustrant un engouement croissant pour les solutions numériques comme alternative au système bancaire classique.

Au‑delà des frontières nationales, le lancement du SPI s’inscrit dans une dynamique régionale forte, alors que les systèmes de paiement instantané se multiplient en Afrique et traitent chaque année des dizaines de milliards de transactions. Des plateformes transfrontalières comme le PAPSS (Pan‑African Payment and Settlement System) de la CEDEAO montrent l’intérêt de disposer d’infrastructures nationales robustes, capables de s’interfacer avec les mécanismes régionaux et de faciliter l’intégration économique du continent.

Si le calendrier opérationnel du SPI reste à préciser, ses bénéfices attendus sont considérables. En réduisant l’usage du cash et en facilitant des transactions instantanées sécurisées, il devrait améliorer la circulation des flux financiers pour les citoyens, les entreprises et l’État. En outre, une interopérabilité effective des systèmes pourra non seulement diminuer les coûts de transaction, mais aussi renforcer la transparence et la confiance dans le système financier formel.

Samira Njoya

(Source : WeAreTechAfrica, 22 décembre 2025)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4568/4996 Régulation des télécoms
  • 362/4996 Télécentres/Cybercentres
  • 3462/4996 Economie numérique
  • 1816/4996 Politique nationale
  • 4996/4996 Fintech
  • 563/4996 Noms de domaine
  • 1975/4996 Produits et services
  • 1489/4996 Faits divers/Contentieux
  • 775/4996 Nouveau site web
  • 4948/4996 Infrastructures
  • 1756/4996 TIC pour l’éducation
  • 202/4996 Recherche
  • 251/4996 Projet
  • 3404/4996 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1973/4996 Sonatel/Orange
  • 1633/4996 Licences de télécommunications
  • 289/4996 Sudatel/Expresso
  • 1029/4996 Régulation des médias
  • 1386/4996 Applications
  • 1062/4996 Mouvements sociaux
  • 1648/4996 Données personnelles
  • 142/4996 Big Data/Données ouvertes
  • 618/4996 Mouvement consumériste
  • 366/4996 Médias
  • 682/4996 Appels internationaux entrants
  • 1624/4996 Formation
  • 97/4996 Logiciel libre
  • 2167/4996 Politiques africaines
  • 1015/4996 Fiscalité
  • 175/4996 Art et culture
  • 586/4996 Genre
  • 1870/4996 Point de vue
  • 1062/4996 Commerce électronique
  • 1499/4996 Manifestation
  • 353/4996 Presse en ligne
  • 127/4996 Piratage
  • 213/4996 Téléservices
  • 956/4996 Biométrie/Identité numérique
  • 318/4996 Environnement/Santé
  • 352/4996 Législation/Réglementation
  • 369/4996 Gouvernance
  • 1805/4996 Portrait/Entretien
  • 158/4996 Radio
  • 809/4996 TIC pour la santé
  • 283/4996 Propriété intellectuelle
  • 59/4996 Langues/Localisation
  • 1095/4996 Médias/Réseaux sociaux
  • 2004/4996 Téléphonie
  • 198/4996 Désengagement de l’Etat
  • 1065/4996 Internet
  • 122/4996 Collectivités locales
  • 411/4996 Dédouanement électronique
  • 1279/4996 Usages et comportements
  • 1041/4996 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/4996 Audiovisuel
  • 3243/4996 Transformation digitale
  • 411/4996 Affaire Global Voice
  • 170/4996 Géomatique/Géolocalisation
  • 343/4996 Service universel
  • 667/4996 Sentel/Tigo
  • 177/4996 Vie politique
  • 1602/4996 Distinction/Nomination
  • 34/4996 Handicapés
  • 733/4996 Enseignement à distance
  • 724/4996 Contenus numériques
  • 590/4996 Gestion de l’ARTP
  • 181/4996 Radios communautaires
  • 1871/4996 Qualité de service
  • 454/4996 Privatisation/Libéralisation
  • 140/4996 SMSI
  • 515/4996 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2729/4996 Innovation/Entreprenariat
  • 1361/4996 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/4996 Internet des objets
  • 175/4996 Free Sénégal
  • 664/4996 Intelligence artificielle
  • 216/4996 Editorial
  • 18/4996 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4996 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous