OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Octobre 2026 > Gouvernance mondiale du numérique : Adama Kane rejoint le groupe consultatif (…)

Gouvernance mondiale du numérique : Adama Kane rejoint le groupe consultatif de l’ONU sur la société de l’information

lundi 26 octobre 2026

Distinction/Nomination

L’innovateur sénégalais Adama Kane figure parmi les 92 membres du Groupe consultatif multipartite des Nations unies sur la société de l’information (UNGIS-MCG). Fort de plus de quinze ans d’engagement dans les travaux de l’Union internationale des télécommunications (UIT), il entend contribuer aux réflexions internationales sur l’inclusion numérique, l’accès aux services publics digitaux et la réduction des inégalités technologiques.

Adama Kane figure sur la liste officielle des membres du Groupe consultatif multipartite des Nations unies sur la société de l’information (UNGIS-MCG), qui compte 92 membres issus de différents pays et catégories de parties prenantes. Il y apparaît en qualité de fondateur de startup et d’innovateur numérique plusieurs fois récompensé, avec un rattachement à AFRIXMART.

Sa présence intervient dans un contexte marqué par le suivi du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), notamment à la suite du processus d’examen SMSI+20. Ce cadre international vise à réévaluer les progrès accomplis dans la construction d’une société de l’information plus inclusive et à définir les priorités pour les années à venir.

La résolution A/RES/80/173, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 17 décembre 2025, constitue une référence importante de ce processus.

Le groupe consultatif a vocation à favoriser les échanges entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile, la communauté technique, le monde universitaire et les organisations internationales. Son rôle est de contribuer à la réflexion collective et de formuler des propositions destinées à éclairer les travaux sur l’avenir du numérique.

Il ne s’agit donc pas d’une instance décisionnelle, mais d’un espace de concertation dans lequel les expériences et les préoccupations des différentes parties prenantes peuvent alimenter les orientations internationales.

De la santé numérique à l’économie bleue, un parcours ancré dans les usages

Ingénieur télécoms et entrepreneur, Adama Kane développe depuis plusieurs années des solutions numériques appliquées à des problématiques économiques et sociales. Son parcours associe les télécommunications, l’innovation technologique et la recherche de réponses concrètes aux besoins des populations.

Parmi ses initiatives figure JokkoSanté, une plateforme conçue pour faciliter l’accès aux médicaments et contribuer à réduire les inégalités d’accès aux soins. Ce projet lui a notamment permis d’obtenir une reconnaissance dans l’écosystème de l’entrepreneuriat social, avec son statut d’Ashoka Fellow.

Son engagement dans l’innovation concerne également la gestion des ressources marines. À travers EcosPêche, il participe au développement de solutions mobilisant les données et les technologies numériques pour contribuer à la lutte contre la pêche illégale et améliorer la gestion des ressources halieutiques. En mars 2026, le quotidien Le Soleil a consacré une couverture à cette innovation à l’occasion du Salon international des inventions de Genève. D’ailleurs, JokkoSante et Ecospeche sont tous les deux médaillés d’or au Salon international des inventions de Genève, respectivement en 2025 et 2026.

Ces expériences illustrent une approche du numérique orientée vers les usages. Dans la santé comme dans la pêche, la technologie ne constitue pas une finalité en soi : elle doit répondre à des besoins identifiés et produire des effets concrets pour les populations et les acteurs économiques.

Cette expérience de terrain pourrait nourrir les contributions d’Adama Kane aux discussions internationales sur l’inclusion numérique et l’adaptation des solutions technologiques aux réalités locales.

« C’est une reconnaissance et une responsabilité »

Pour Adama Kane, cette nomination représente à la fois une reconnaissance de son parcours et une responsabilité dans les débats sur l’avenir de la société de l’information.

« C’est une reconnaissance et une responsabilité. Depuis plus de quinze ans, je contribue aux travaux de l’UIT et je développe des innovations digitales dans des domaines très variés. Cela m’a appris que la technologie ne change la vie des gens que si chacun peut se connecter et accéder à des services publics numériques adaptés à son quotidien », explique-t-il.

L’innovateur précise qu’il siège au sein du groupe à titre individuel, en tant qu’acteur du secteur numérique. Il souhaite y apporter un regard indépendant, nourri par son expérience professionnelle, tout en travaillant en synergie avec les priorités des différentes parties prenantes sénégalaises : l’État, le secteur privé, la société civile, la communauté technique et le monde académique.

Connectivité, accessibilité et compétences au cœur des priorités

Au-delà de la nomination, les priorités défendues par Adama Kane portent sur les conditions nécessaires pour que les bénéfices du numérique soient accessibles au plus grand nombre.

Il met notamment l’accent sur la connectivité universelle significative, l’accessibilité financière des services publics numériques, le développement des compétences et la sécurité. Autant de dimensions qui conditionnent la capacité des populations à utiliser les technologies de manière effective et durable.

Son ambition est que le suivi du SMSI+20 débouche sur des résolutions et des programmes permettant de réduire les inégalités numériques, y compris dans les localités les plus éloignées des infrastructures.

« Une solution qui marche à Dakar ou à Genève ne convient peut-être pas à un village sans adaptation », souligne-t-il.

Cette observation renvoie à un défi central pour les politiques numériques en Afrique : l’accès à la technologie ne suffit pas si les coûts, les infrastructures, les compétences et les besoins des utilisateurs ne sont pas pris en compte.

Une politique d’inclusion numérique efficace suppose ainsi des solutions adaptées aux réalités économiques, territoriales et sociales. Elle implique également de renforcer la confiance dans les services en ligne et de garantir que leur utilisation apporte une réelle valeur ajoutée aux citoyens.

Adama Kane indique vouloir contribuer à des propositions cohérentes avec les programmes publics et les cadres réglementaires en vigueur au Sénégal et en Afrique, tout en faisant remonter les enseignements issus du terrain dans les discussions internationales.

Une première réunion annoncée le 27 octobre

La première réunion du groupe consultatif est prévue le mardi 27 octobre 2026. Cette rencontre doit ouvrir une phase de travail consacrée aux échanges entre les membres et à la définition des contributions attendues dans le cadre du suivi du SMSI.

L’enjeu sera notamment de rapprocher les priorités des différentes parties prenantes et de faire émerger des recommandations tenant compte des écarts persistants en matière de connectivité, d’accès aux services numériques et de compétences.

Pour le Sénégal, la présence d’Adama Kane dans ce groupe constitue une occasion supplémentaire de faire remonter l’expérience de l’écosystème local dans les discussions internationales. Elle place également au centre du débat une question essentielle : comment faire en sorte que les orientations mondiales sur le numérique se traduisent en améliorations concrètes dans la vie quotidienne des populations ?

La portée de cette participation se mesurera, à terme, à la capacité des contributions formulées au sein du groupe à alimenter des propositions utiles, adaptées aux réalités des territoires et susceptibles de réduire durablement les inégalités numériques.

(Source : Social Net Link, 26 octobre 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4616/5357 Régulation des télécoms
  • 351/5357 Télécentres/Cybercentres
  • 3505/5357 Economie numérique
  • 1859/5357 Politique nationale
  • 5357/5357 Fintech
  • 546/5357 Noms de domaine
  • 1997/5357 Produits et services
  • 1584/5357 Faits divers/Contentieux
  • 808/5357 Nouveau site web
  • 5189/5357 Infrastructures
  • 1812/5357 TIC pour l’éducation
  • 212/5357 Recherche
  • 248/5357 Projet
  • 3714/5357 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2055/5357 Sonatel/Orange
  • 1636/5357 Licences de télécommunications
  • 283/5357 Sudatel/Expresso
  • 1036/5357 Régulation des médias
  • 1319/5357 Applications
  • 1094/5357 Mouvements sociaux
  • 1766/5357 Données personnelles
  • 149/5357 Big Data/Données ouvertes
  • 639/5357 Mouvement consumériste
  • 374/5357 Médias
  • 649/5357 Appels internationaux entrants
  • 1683/5357 Formation
  • 97/5357 Logiciel libre
  • 2158/5357 Politiques africaines
  • 1041/5357 Fiscalité
  • 186/5357 Art et culture
  • 605/5357 Genre
  • 2157/5357 Point de vue
  • 1119/5357 Commerce électronique
  • 1566/5357 Manifestation
  • 327/5357 Presse en ligne
  • 128/5357 Piratage
  • 220/5357 Téléservices
  • 1006/5357 Biométrie/Identité numérique
  • 326/5357 Environnement/Santé
  • 378/5357 Législation/Réglementation
  • 365/5357 Gouvernance
  • 1847/5357 Portrait/Entretien
  • 152/5357 Radio
  • 778/5357 TIC pour la santé
  • 325/5357 Propriété intellectuelle
  • 59/5357 Langues/Localisation
  • 1123/5357 Médias/Réseaux sociaux
  • 2067/5357 Téléphonie
  • 200/5357 Désengagement de l’Etat
  • 1067/5357 Internet
  • 119/5357 Collectivités locales
  • 437/5357 Dédouanement électronique
  • 1226/5357 Usages et comportements
  • 1077/5357 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5357 Audiovisuel
  • 3420/5357 Transformation digitale
  • 386/5357 Affaire Global Voice
  • 180/5357 Géomatique/Géolocalisation
  • 398/5357 Service universel
  • 674/5357 Sentel/Tigo
  • 182/5357 Vie politique
  • 1736/5357 Distinction/Nomination
  • 35/5357 Handicapés
  • 724/5357 Enseignement à distance
  • 736/5357 Contenus numériques
  • 594/5357 Gestion de l’ARTP
  • 188/5357 Radios communautaires
  • 1858/5357 Qualité de service
  • 457/5357 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5357 SMSI
  • 496/5357 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2820/5357 Innovation/Entreprenariat
  • 1448/5357 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5357 Internet des objets
  • 182/5357 Free Sénégal
  • 801/5357 Intelligence artificielle
  • 199/5357 Editorial
  • 15/5357 Gaming/Jeux vidéos
  • 47/5357 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous