OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Juillet 2026 > Gouvernance mondiale de l’IA : le Sénégal devient membre fondateur de la (…)

Gouvernance mondiale de l’IA : le Sénégal devient membre fondateur de la nouvelle organisation internationale

samedi 18 juillet 2026

Intelligence artificielle

Le Sénégal renforce son implantation sur la scène internationale du numérique. Le pays, représenté par Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique, a signé le 16 juillet à Shanghai l’accord portant création de la World Artificial Intelligence Cooperation Organization (WAICO), une nouvelle organisation intergouvernementale dédiée à la coopération et à la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Cette signature fait du Sénégal l’un des 29 États fondateurs de cette institution qui aura son siège à Shanghai.

Cette signature a été faite en parallèle de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC 2026) et de la réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA, un événement qui marque l’entrée de cette technologie dans une nouvelle ère : celle de la diplomatie, de la normalisation et de la coopération internationale.

L’Organisation mondiale de coopération sur l’intelligence artificielle a été mise en place pour aider les États à faire face aux changements engendrés par le développement rapide de l’IA. Ses missions incluent notamment la mise en place de cadres communs de coopération, la promotion d’une intelligence artificielle centrée sur l’humain, la réduction des inégalités d’accès aux technologies et la mise en place de mécanismes de gestion des risques liés aux systèmes d’IA.

L’organisation vise aussi à promouvoir le partage d’expertise, à définir des normes internationales et à renforcer la coopération entre gouvernements, chercheurs, entreprises et organisations internationales.

Un choix stratégique pour le Sénégal

Pour Dakar, cette adhésion dépasse largement le cadre diplomatique. Avec le New Deal Technologique, le Sénégal entend devenir un des grands hubs numériques d’Afrique de l’Ouest. La stratégie nationale s’appuie sur plusieurs piliers : développement des infrastructures numériques, cybersécurité, souveraineté des données, innovation et désormais intelligence artificielle.

En intégrant cette nouvelle organisation dès son lancement, le Sénégal saisit l’opportunité de prendre part aux débats qui établiront les prochaines régulations internationales régissant l’IA.

En attendant que les normes techniques, les systèmes de certification, les exigences de sécurité et les règles déontologiques soient fixés, le fait d’être présent dès les premières négociations est un avantage stratégique.

Une bataille d’influence qui va au-delà de la technologie

L’apparition de cette organisation marque aussi une transformation de la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.

Jusqu’à présent, les principaux cadres de réflexion étaient largement portés par les États-Unis, l’Union européenne, l’OCDE ou encore les Nations unies. Cette nouvelle organisation, soutenue par la Chine et rassemblant plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, introduit un nouveau centre de gravité dans le débat mondial sur l’IA.

Le défi ne se limite plus à la maîtrise des modèles d’intelligence artificielle ou des capacités de calcul. Il porte désormais sur la définition des règles qui encadreront leur développement, leur diffusion et leur utilisation.

En d’autres termes, la concurrence se joue aussi sur le terrain de la gouvernance internationale.

Une chance pour l’Afrique

Pour les pays africains, cette initiative pourrait apporter de nouvelles opportunités en termes de transfert de compétences, de formation, d’accès aux infrastructures de calcul, de financement de la recherche et de réduction de la fracture numérique liée à l’intelligence artificielle.

Le continent reste encore fortement en retard en matière de capacités de calcul, de centres de données spécialisés et de production de modèles d’IA adaptés aux réalités locales.

En tant que membre fondateur, le Sénégal pourra défendre les priorités africaines lors des prochains débats, notamment sur la souveraineté numérique, la valorisation des langues africaines, l’accès équitable aux technologies, la formation des talents et le financement de l’innovation. Il reste des défis à relever . Cette adhésion n’en est pas moins une première étape.

Pour que ce positionnement diplomatique devienne un atout économique, le Sénégal devra accélérer plusieurs chantiers : renforcer la recherche en intelligence artificielle, développer des infrastructures de calcul performantes, soutenir les startups spécialisées, former davantage d’ingénieurs et de chercheurs, tout en mettant en place un cadre réglementaire garantissant une IA éthique, sécurisée et respectueuse des droits fondamentaux.

Dans cette course mondiale à l’intelligence artificielle, les pays qui participeront à la définition des normes internationales auront un levier d’influence considérable. En devenant membre fondateur de la nouvelle Organisation mondiale de la coopération sur l’intelligence artificielle, le Sénégal choisit de ne pas se contenter d’être un simple utilisateur des technologies de demain, mais d’être présent à la table où s’écrivent les règles qui structureront l’économie numérique des décennies à venir.

(Source : Social Net Link, 18 juillet 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6885/7713 Régulation des télécoms
  • 550/7713 Télécentres/Cybercentres
  • 5316/7713 Economie numérique
  • 2726/7713 Politique nationale
  • 7611/7713 Fintech
  • 808/7713 Noms de domaine
  • 2986/7713 Produits et services
  • 2353/7713 Faits divers/Contentieux
  • 1170/7713 Nouveau site web
  • 7713/7713 Infrastructures
  • 2763/7713 TIC pour l’éducation
  • 300/7713 Recherche
  • 378/7713 Projet
  • 5276/7713 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2870/7713 Sonatel/Orange
  • 2492/7713 Licences de télécommunications
  • 425/7713 Sudatel/Expresso
  • 1593/7713 Régulation des médias
  • 2016/7713 Applications
  • 1664/7713 Mouvements sociaux
  • 2543/7713 Données personnelles
  • 222/7713 Big Data/Données ouvertes
  • 914/7713 Mouvement consumériste
  • 558/7713 Médias
  • 1002/7713 Appels internationaux entrants
  • 2506/7713 Formation
  • 145/7713 Logiciel libre
  • 3290/7713 Politiques africaines
  • 1537/7713 Fiscalité
  • 255/7713 Art et culture
  • 923/7713 Genre
  • 2857/7713 Point de vue
  • 1575/7713 Commerce électronique
  • 2288/7713 Manifestation
  • 490/7713 Presse en ligne
  • 191/7713 Piratage
  • 324/7713 Téléservices
  • 1634/7713 Biométrie/Identité numérique
  • 476/7713 Environnement/Santé
  • 540/7713 Législation/Réglementation
  • 538/7713 Gouvernance
  • 2833/7713 Portrait/Entretien
  • 220/7713 Radio
  • 1265/7713 TIC pour la santé
  • 426/7713 Propriété intellectuelle
  • 90/7713 Langues/Localisation
  • 1682/7713 Médias/Réseaux sociaux
  • 3100/7713 Téléphonie
  • 291/7713 Désengagement de l’Etat
  • 1660/7713 Internet
  • 181/7713 Collectivités locales
  • 651/7713 Dédouanement électronique
  • 1787/7713 Usages et comportements
  • 1596/7713 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 847/7713 Audiovisuel
  • 5245/7713 Transformation digitale
  • 586/7713 Affaire Global Voice
  • 277/7713 Géomatique/Géolocalisation
  • 514/7713 Service universel
  • 1074/7713 Sentel/Tigo
  • 268/7713 Vie politique
  • 2533/7713 Distinction/Nomination
  • 53/7713 Handicapés
  • 1086/7713 Enseignement à distance
  • 1184/7713 Contenus numériques
  • 946/7713 Gestion de l’ARTP
  • 269/7713 Radios communautaires
  • 2795/7713 Qualité de service
  • 789/7713 Privatisation/Libéralisation
  • 201/7713 SMSI
  • 740/7713 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4182/7713 Innovation/Entreprenariat
  • 2051/7713 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 76/7713 Internet des objets
  • 260/7713 Free Sénégal
  • 1336/7713 Intelligence artificielle
  • 327/7713 Editorial
  • 15/7713 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/7713 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous