OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Google lance WAXAL, une base de données vocale pour les langues africaines

Google lance WAXAL, une base de données vocale pour les langues africaines

mercredi 4 février 2026

L’Afrique subsaharienne compte plus de 2000 langues, mais moins de 5% disposent aujourd’hui de ressources suffisantes pour le traitement automatique du langage naturel. Une sous-représentation limite fortement l’efficacité des technologies vocales existantes pour les utilisateurs africains.

Google a officiellement lancé WAXAL, une base de données vocale « open source » destinée à favoriser le développement de technologies d’intelligence artificielle (IA) capables de comprendre et de restituer les langues africaines. Le projet, développé sur trois ans en partenariat avec des institutions du continent, vise à répondre à un manque structurel de données linguistiques, longtemps identifié comme un frein majeur à l’essor de l’IA vocale en Afrique subsaharienne.

Désormais accessible librement sur la plateforme Hugging Face, WAXAL rassemble plus de 11 000 heures d’enregistrements vocaux, issues de près de deux millions de fichiers audio. La base couvre 21 langues africaines, parmi lesquelles le haoussa, le yoruba, le luganda, l’acholi, le swahili, l’igbo ou encore le peul.

La collecte des données a été assurée par plusieurs partenaires africains, dont l’université de Makerere en Ouganda et l’université du Ghana, qui ont piloté les travaux pour 13 langues, ainsi que l’initiative rwandaise Digital Umuganda, en charge de cinq langues supplémentaires. Des studios régionaux ont également contribué à la production d’enregistrements de haute qualité, tandis que l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS) a participé à la constitution de corpus multilingues pour de futures versions.

Pensée comme une infrastructure de base, WAXAL fournit environ 1250 heures de parole transcrite pour la reconnaissance automatique de la parole, ainsi que plus de 20 heures d’enregistrements en studio destinés à la synthèse vocale. L’objectif est de permettre le développement d’applications reposant sur la voix, comme des assistants vocaux, des outils de dictée, ou encore des services publics accessibles aux populations peu ou non lettrées, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de l’agriculture.

« Cette base de données fournit un socle essentiel pour permettre aux chercheurs et aux entrepreneurs de concevoir des technologies adaptées à leurs langues et à leurs contextes », explique Aisha Walcott-Bryant, responsable de Google Research Africa.

Le lancement de WAXAL intervient dans un contexte de mobilisation croissante autour des technologies linguistiques africaines. En 2025, le Nigeria a par exemple présenté N-ATLAS, un modèle linguistique open source capable de transcrire la parole en yoruba, haoussa, igbo et en anglais nigérian. Dans le secteur privé, des start-up africaines développent également des solutions de reconnaissance vocale et de traduction ciblant les usages locaux.

L’enjeu est considérable. L’Afrique subsaharienne compte plus de 2000 langues, mais une poignée disposent aujourd’hui des ressources nécessaires au traitement automatique du langage naturel. Cette situation limite l’accès de millions de personnes aux technologies vocales, pourtant devenues courantes dans d’autres régions du monde.

Selon le modèle de partenariat retenu, les institutions africaines ayant contribué à la collecte des données conservent la propriété des corpus, tout en les rendant accessibles sous licence ouverte. Pour Joyce Nakatumba-Nabende, enseignante-chercheuse à l’université de Makerere, « pour que l’intelligence artificielle ait un impact réel en Afrique, elle doit être capable de parler nos langues et de refléter nos réalités ».

Fiacre E. Kakpo

(Source : Agence Ecofin, 4 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4485/5264 Régulation des télécoms
  • 367/5264 Télécentres/Cybercentres
  • 3724/5264 Economie numérique
  • 1861/5264 Politique nationale
  • 5215/5264 Fintech
  • 534/5264 Noms de domaine
  • 2281/5264 Produits et services
  • 1523/5264 Faits divers/Contentieux
  • 792/5264 Nouveau site web
  • 5264/5264 Infrastructures
  • 1806/5264 TIC pour l’éducation
  • 191/5264 Recherche
  • 249/5264 Projet
  • 3707/5264 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1902/5264 Sonatel/Orange
  • 1682/5264 Licences de télécommunications
  • 280/5264 Sudatel/Expresso
  • 1617/5264 Régulation des médias
  • 1305/5264 Applications
  • 1092/5264 Mouvements sociaux
  • 1870/5264 Données personnelles
  • 134/5264 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5264 Mouvement consumériste
  • 376/5264 Médias
  • 680/5264 Appels internationaux entrants
  • 1712/5264 Formation
  • 94/5264 Logiciel libre
  • 2377/5264 Politiques africaines
  • 1090/5264 Fiscalité
  • 172/5264 Art et culture
  • 654/5264 Genre
  • 1799/5264 Point de vue
  • 1164/5264 Commerce électronique
  • 1536/5264 Manifestation
  • 329/5264 Presse en ligne
  • 130/5264 Piratage
  • 218/5264 Téléservices
  • 930/5264 Biométrie/Identité numérique
  • 352/5264 Environnement/Santé
  • 363/5264 Législation/Réglementation
  • 363/5264 Gouvernance
  • 1857/5264 Portrait/Entretien
  • 153/5264 Radio
  • 828/5264 TIC pour la santé
  • 288/5264 Propriété intellectuelle
  • 58/5264 Langues/Localisation
  • 1225/5264 Médias/Réseaux sociaux
  • 2182/5264 Téléphonie
  • 204/5264 Désengagement de l’Etat
  • 1106/5264 Internet
  • 136/5264 Collectivités locales
  • 421/5264 Dédouanement électronique
  • 1169/5264 Usages et comportements
  • 1066/5264 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 580/5264 Audiovisuel
  • 3715/5264 Transformation digitale
  • 400/5264 Affaire Global Voice
  • 218/5264 Géomatique/Géolocalisation
  • 340/5264 Service universel
  • 675/5264 Sentel/Tigo
  • 183/5264 Vie politique
  • 1564/5264 Distinction/Nomination
  • 39/5264 Handicapés
  • 716/5264 Enseignement à distance
  • 824/5264 Contenus numériques
  • 610/5264 Gestion de l’ARTP
  • 186/5264 Radios communautaires
  • 1805/5264 Qualité de service
  • 452/5264 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5264 SMSI
  • 605/5264 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2924/5264 Innovation/Entreprenariat
  • 1468/5264 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5264 Internet des objets
  • 172/5264 Free Sénégal
  • 961/5264 Intelligence artificielle
  • 204/5264 Editorial
  • 3/5264 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5264 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous