Forum sur l’éthique de l’IA : l’Algérie propose une agence internationale pour sa gouvernance
jeudi 17 septembre 2026
L’Algérie veut renforcer la coopération internationale autour de l’intelligence artificielle (IA) et réduire les écarts de capacités entre les pays. Lors de la 4e édition du Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA, les autorités algériennes ont proposé la création d’une agence internationale chargée de la gouvernance de l’IA.
Le ministre algérien de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki (photo), a plaidé pour la création d’une agence internationale chargée de la gouvernance de l’IA. Cette proposition a été formulée mardi 15 septembre, lors d’une réunion ministérielle organisée en marge de la quatrième édition du Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA, qui se tient du 14 au 17 septembre à Riyad, en Arabie saoudite.
Egalement membre du Conseil africain de l’intelligence artificielle, M. Zerrouki a estimé qu’une agence internationale pourrait favoriser une coopération plus équitable et contribuer à faire de l’IA un outil au service de l’humanité. Pour Alger, l’enjeu ne se limite toutefois pas à la définition de règles. Le ministre a souligné la concentration des capacités permettant de construire et d’exploiter les systèmes d’IA. Pour de nombreux pays, a-t-il relevé, l’enjeu concerne également l’accès à la puissance de calcul, aux infrastructures de données, à l’énergie, aux compétences, aux modèles d’IA et aux financements.
Cette position intervient alors que le Forum de Riyad cherche précisément à passer des principes éthiques à leur mise en œuvre. L’UNESCO indique avoir accompagné 77 pays dans l’élaboration de stratégies et de politiques nationales d’IA, tandis que 58 ont achevé leur évaluation de préparation au développement, au déploiement et à la gouvernance de ces technologies à l’aide de la méthodologie de l’organisation.
L’Algérie inscrit ainsi la gouvernance de l’IA dans une problématique de souveraineté technologique. Pour Sid Ali Zerrouki, réduire la dépendance ne signifie pas s’isoler, mais disposer de capacités nationales suffisantes pour comprendre, évaluer et maîtriser les technologies d’IA utilisées.
La proposition intervient parallèlement à l’adoption, à Riyad, d’une déclaration internationale appelant à renforcer la coopération pour un développement et un déploiement « éthiques, sûrs et durables » de l’IA. Le texte insiste notamment sur la nécessité de réduire les écarts d’accès aux capacités et aux infrastructures d’IA.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 17 septembre 2026)
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