OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Juillet 2025 > Épreuve de souveraineté à la SONATEL

Épreuve de souveraineté à la SONATEL

jeudi 24 juillet 2025

Distinction/Nomination

L’arrivée de Brelotte Ba à la tête de l’opérateur télécom intervient sur fond de revendications syndicales et de tensions entre Dakar et Orange. Un test grandeur nature pour la politique de numérique de Bassirou Diomaye Faye.

Le groupe français Orange a nommé jeudi 24 juillet Brelotte Ba au poste de directeur général de Sonatel, premier opérateur de télécommunications au Sénégal. Cette nomination, qui prendra effet le 1er août prochain, intervient dans un climat de tensions entre les autorités sénégalaises et l’actionnaire majoritaire français, rapporte Jeune Afrique.

Diplômé de l’École polytechnique de Paris et de l’École nationale des ponts et chaussées, Brelotte Ba était jusqu’ici directeur général adjoint de la branche Afrique et Moyen-Orient d’Orange. Ce vétéran du groupe français, qui a dirigé les filiales d’Orange au Mali, au Niger, en Guinée et en Guinée-Bissau, succède à son compatriote Sékou Dramé, en poste depuis sept ans à la tête de Sonatel.

Selon les informations de Jeune Afrique, « l’arrivée aux commandes » de Brelotte Ba « a déjà fait l’objet de discussions entre l’état-major du géant tricolore des télécoms et la présidence sénégalaise ». Le choix a été « validé par Dakar pour éviter tout passage en force », précise le média panafricain.

La nomination intervient alors que l’intersyndicale de Sonatel multiplie les revendications sur « un rééquilibrage de la gouvernance entre l’État et Orange au sein de Sonatel », des demandes qui perdurent « depuis une quinzaine d’années », selon JA.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, qui a reçu une délégation syndicale le 21 juillet, s’est engagé à « défendre les intérêts stratégiques du Sénégal, piliers indispensables de [sa] souveraineté économique ». Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques à Dakar, où s’opposent le Premier ministre et le président Bassirou Diomaye Faye « sur divers sujets ».

Mouhamadou Lamine Badji, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Sonatel, a expliqué à Jeune Afrique les motivations de cette mobilisation : « Nous ne nous occupons pas des personnes, et n’avons pas l’intention de dicter la conduite d’Orange. Mais c’est la conduite d’Orange qui nous force à interpeler les autorités pour qu’elles rappellent à l’actionnaire minoritaire que l’objectif de ce partenariat n’est pas de faire de Sonatel une filiale d’Orange. »

Avec une participation de 42% au capital de Sonatel, Orange occupe la position d’actionnaire principal, devant l’État sénégalais (24%), les investisseurs institutionnels et privés (23%) et les employés de l’entreprise (8%). Au sein du conseil d’administration, le groupe français dispose de cinq sièges sur dix, contre trois pour l’État du Sénégal.

Les syndicats dénoncent notamment les « entraves internes à la croissance externe de l’entreprise », la « composition déséquilibrée du Conseil d’administration » et « l’influence notable du partenaire stratégique minoritaire dans la gouvernance », rapporte le magazine panafricain.

Des défis stratégiques multiples

Au-delà des tensions politiques, Brelotte Ba hérite de plusieurs dossiers complexes. Malgré des résultats financiers positifs - un chiffre d’affaires de 1 776 milliards de F CFA en 2024 (environ 2,7 milliards d’euros) en croissance de 9% - l’opérateur fait face à des défis de taille.

Le segment mobile money connaît des difficultés particulières. Après avoir bénéficié « de la chute des services historiques comme Wari ou Money Express », Orange Money « a vu ses profits s’amoindrir avec l’arrivée de Wave et de ses offres agressives », note Jeune Afrique.

L’agence de notation GCR Ratings a d’ailleurs dégradé la note de Sonatel en juin dernier, évoquant « une pression sur ses flux de trésorerie » résultant notamment de « la hausse des investissements » et « l’augmentation substantielle des décaissements de dividendes en 2024 ».

La domination de Sonatel sur le marché sénégalais des télécoms (environ 60% en nombre d’abonnés) continue de susciter des critiques. Cette position lui permettrait « de pratiquer des prix hauts et de maintenir sa rentabilité », le bénéfice avant impôts et taxes représentant 47,2% des revenus pour 2024.

Un observateur du secteur, cité par Jeune Afrique, tempère cependant les critiques : « L’impact de WhatsApp et d’autres applications de discussion sur le business s’est vraiment fait sentir pendant le mandat de Sékou Dramé. Il a vu la concurrence de Free (aujourd’hui Yas, propriété du groupe Axian) devenir plus sérieuse et, pendant ce temps, le régulateur s’est vraiment amélioré. »

Face à ces enjeux, Orange affirme sa volonté de dialogue. « En tant qu’actionnaire de référence, nous faisons confiance à la gouvernance actuelle de l’entreprise pour assurer un dialogue apaisé et constructif avec l’ensemble des parties prenantes », a déclaré un porte-parole du groupe à Jeune Afrique.

La nomination de Brelotte Ba constitue ainsi un test pour les relations entre Orange et les nouvelles autorités sénégalaises, dans un contexte où « les secteurs des hydrocarbures, des médias ou encore des mines font l’objet de renégociations des contrats et partenariats ».

(Source : SenePlus, 24 juillet 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4405/4967 Régulation des télécoms
  • 353/4967 Télécentres/Cybercentres
  • 3432/4967 Economie numérique
  • 1755/4967 Politique nationale
  • 4967/4967 Fintech
  • 524/4967 Noms de domaine
  • 1841/4967 Produits et services
  • 1479/4967 Faits divers/Contentieux
  • 793/4967 Nouveau site web
  • 4916/4967 Infrastructures
  • 1750/4967 TIC pour l’éducation
  • 193/4967 Recherche
  • 251/4967 Projet
  • 3353/4967 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1791/4967 Sonatel/Orange
  • 1650/4967 Licences de télécommunications
  • 307/4967 Sudatel/Expresso
  • 1308/4967 Régulation des médias
  • 1319/4967 Applications
  • 1086/4967 Mouvements sociaux
  • 1663/4967 Données personnelles
  • 129/4967 Big Data/Données ouvertes
  • 603/4967 Mouvement consumériste
  • 408/4967 Médias
  • 654/4967 Appels internationaux entrants
  • 1671/4967 Formation
  • 93/4967 Logiciel libre
  • 2042/4967 Politiques africaines
  • 1145/4967 Fiscalité
  • 174/4967 Art et culture
  • 583/4967 Genre
  • 1626/4967 Point de vue
  • 1009/4967 Commerce électronique
  • 1538/4967 Manifestation
  • 327/4967 Presse en ligne
  • 125/4967 Piratage
  • 209/4967 Téléservices
  • 908/4967 Biométrie/Identité numérique
  • 308/4967 Environnement/Santé
  • 334/4967 Législation/Réglementation
  • 390/4967 Gouvernance
  • 1766/4967 Portrait/Entretien
  • 145/4967 Radio
  • 733/4967 TIC pour la santé
  • 303/4967 Propriété intellectuelle
  • 61/4967 Langues/Localisation
  • 1054/4967 Médias/Réseaux sociaux
  • 1933/4967 Téléphonie
  • 193/4967 Désengagement de l’Etat
  • 1023/4967 Internet
  • 116/4967 Collectivités locales
  • 401/4967 Dédouanement électronique
  • 1126/4967 Usages et comportements
  • 1044/4967 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 571/4967 Audiovisuel
  • 3119/4967 Transformation digitale
  • 393/4967 Affaire Global Voice
  • 159/4967 Géomatique/Géolocalisation
  • 320/4967 Service universel
  • 676/4967 Sentel/Tigo
  • 179/4967 Vie politique
  • 1541/4967 Distinction/Nomination
  • 34/4967 Handicapés
  • 710/4967 Enseignement à distance
  • 699/4967 Contenus numériques
  • 593/4967 Gestion de l’ARTP
  • 179/4967 Radios communautaires
  • 1821/4967 Qualité de service
  • 465/4967 Privatisation/Libéralisation
  • 137/4967 SMSI
  • 465/4967 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2702/4967 Innovation/Entreprenariat
  • 1467/4967 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/4967 Internet des objets
  • 174/4967 Free Sénégal
  • 686/4967 Intelligence artificielle
  • 197/4967 Editorial
  • 59/4967 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous