OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Novembre 2024 > Droit du Numérique : Le Cas Stamipol vs Free

Droit du Numérique : Le Cas Stamipol vs Free

vendredi 8 novembre 2024

Faits divers/Contentieux

Contexte

Le droit du numérique continue d’évoluer face à un monde en perpétuelle transformation, et l’affaire Stamipol vs Free Senegal est un exemple emblématique de la protection des marques et des entreprises locales dans cet environnement complexe. En mai 2021, Stamipol, PME spécialisée dans la commercialisation moderne de recettes traditionnelles de séduction et de bien-être, a été confrontée à un cas de concurrence déloyale qui a fait trembler l’écosystème numérique sénégalais.

Stamipol, bien que modeste par sa taille au moment des faits, s’est distinguée par sa capacité à innover et à décomplexer un secteur aux traditions bien ancrées. Sa campagne pour le produit Allumette Bi, a rencontré un succès retentissant. Notamment en termes de promotion : deux diffusions aux heures de grande écoute sur des chaînes majeures (TFM, 2STV), quatre unes dans la presse écrite et une couverture massive en ligne. Cette visibilité nationale a mis en lumière l’impact de la campagne, qui a rapidement créé un engouement auprès du public.

Les Faits : une erreur gravissime

Cependant, cette dynamique a été perturbée par une tentative de trendjacking de la part de Free Sénégal, un acteur majeur du secteur des télécommunications. Utilisant l’image de la campagne Allumette Bi sans autorisation, Free a lancé une communication sur ses pages officielles (Twitter, Facebook, Instagram) pour promouvoir une nouvelle offre, tirant avantage du succès de Stamipol, lui portant ainsi doublement préjudice. D’une part, l’utilisation non autorisée des images par FREE Sénégal a causé une mauvaise publicité, ternissant l’image de marque de la PME et brouillant les messages de sa campagne. D’autre part, cela a entraîné une entrave aux efforts de communication, faisant perdre à Stamipol le contrôle de sa stratégie initiale.

Les mesures prises par la PME

Cabinet carrée spécialisé dans l’accompagnement des entreprises sur les questions de stratégie, de gestion de projets numériques et de développement, a joué un rôle central dans ce litige.

En élaborant la stratégie de représentation nationale et internationale de la marque et en concevant la digitalisation de la commercialisation des produits de la marque, Carrée à très vite perçu le potentiel de la PME. Ainsi, dès les débuts de Stamipol, Cabinet Carrée a conseillé et accompagné la PME pour la protection de sa marque au niveau de l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle), ce qui s’est révélé être une décision importante.

Le Cabinet Carrée a également assisté la PME dans la coordination pendant la procédure judiciaire et dans la collaboration avec les avocats pour l’évaluation du préjudice. En effet, étant dans un univers numérique nouveau pour les juridictions compétentes, le challenge était d’étayer, de la manière la plus pédagogique à l’adresse des avocats et des juges, le syllogisme ayant abouti à un préjudice évalué à près de trois cent millions de franc CFA.

Le triomphe du droit, dans un monde nouveau

En Mars 2022, le Tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar, saisi pour juger cette affaire de concurrence déloyale, a rendu un verdict favorable à Stamipol. Cette victoire, confirmée en appel en Avril 2024, est perçue comme un véritable triomphe pour la PME locale face à un géant tel que Free Senegal. Ce verdict représente bien plus qu’un simple gain juridique : il symbolise la capacité des petites entreprises à se défendre dans un monde où les grandes multinationales tentent parfois de détourner l’innovation et la créativité des plus modestes.

Dans un environnement numérique où la protection des droits de propriété intellectuelle devient cruciale, cette affaire montre l’importance de l’anticipation, de la stratégie et de la rigueur. Pour les entreprises, petites ou grandes, il est impératif d’être accompagnées par des experts capables de naviguer dans les méandres juridiques et numériques.

Grace à l’aide du cabinet Carrée et les Cabinets de maître Mame Adama Gueye, et maître Makhtar Diop, Stamipol a su prouver qu’en dépit des inégalités de ressources, les droits peuvent être protégés et respectés dans le monde numérique. Ce cas offre une lueur d’espoir et un précédent important pour toutes les PME africaines qui cherchent à s’imposer dans l’économie numérique mondiale.

Qui est le Cabinet Carrée ?

Fondé en 2019 Cabinet Carrée a mené des missions de digitalisation dans une dizaine de secteurs, allant du BTP à la santé, en passant par l’agro-business, le commerce et le transport. Notre vision est de structurer nos économies en adoptant une approche fondée sur ses acteurs et les données recueillies à travers les études de marchés continues, ayant déjà scrutées une trentaine de secteurs et de sous-secteurs.

Cette approche nous vaut la confiance de partenaires locaux et internationaux de renom, tels que Gaïndé 2000, le Département Américain de l’Agriculture (USDA) des USA, RETRAMOS, le rassemblement des taximen du Sénégal, ainsi que la Banque Mondiale à travers les Fonds à Frais Partagés, et UNACOIS, probablement la plus importante organisation professionnelle du pays, sans oublier de nombreuses autres organisations et entreprises.

Le Cabinet Carrée est un cabinet d’un nouveau genre qui accompagne à la réussite des entreprises à travers les études, la stratégie d’entreprise ou encore la gestion de projets numériques.

(Source : Seneweb, 8 novembre 2024)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4691/5849 Régulation des télécoms
  • 370/5849 Télécentres/Cybercentres
  • 3723/5849 Economie numérique
  • 1913/5849 Politique nationale
  • 5423/5849 Fintech
  • 560/5849 Noms de domaine
  • 2111/5849 Produits et services
  • 1590/5849 Faits divers/Contentieux
  • 858/5849 Nouveau site web
  • 5849/5849 Infrastructures
  • 1846/5849 TIC pour l’éducation
  • 196/5849 Recherche
  • 267/5849 Projet
  • 3953/5849 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1881/5849 Sonatel/Orange
  • 1833/5849 Licences de télécommunications
  • 312/5849 Sudatel/Expresso
  • 1042/5849 Régulation des médias
  • 1521/5849 Applications
  • 1163/5849 Mouvements sociaux
  • 1798/5849 Données personnelles
  • 129/5849 Big Data/Données ouvertes
  • 645/5849 Mouvement consumériste
  • 382/5849 Médias
  • 694/5849 Appels internationaux entrants
  • 1989/5849 Formation
  • 94/5849 Logiciel libre
  • 2247/5849 Politiques africaines
  • 1273/5849 Fiscalité
  • 182/5849 Art et culture
  • 608/5849 Genre
  • 1896/5849 Point de vue
  • 1090/5849 Commerce électronique
  • 1640/5849 Manifestation
  • 390/5849 Presse en ligne
  • 134/5849 Piratage
  • 228/5849 Téléservices
  • 1089/5849 Biométrie/Identité numérique
  • 324/5849 Environnement/Santé
  • 422/5849 Législation/Réglementation
  • 420/5849 Gouvernance
  • 1874/5849 Portrait/Entretien
  • 158/5849 Radio
  • 818/5849 TIC pour la santé
  • 386/5849 Propriété intellectuelle
  • 60/5849 Langues/Localisation
  • 1204/5849 Médias/Réseaux sociaux
  • 2106/5849 Téléphonie
  • 208/5849 Désengagement de l’Etat
  • 1136/5849 Internet
  • 132/5849 Collectivités locales
  • 422/5849 Dédouanement électronique
  • 1590/5849 Usages et comportements
  • 1117/5849 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 598/5849 Audiovisuel
  • 3519/5849 Transformation digitale
  • 421/5849 Affaire Global Voice
  • 175/5849 Géomatique/Géolocalisation
  • 352/5849 Service universel
  • 732/5849 Sentel/Tigo
  • 186/5849 Vie politique
  • 1641/5849 Distinction/Nomination
  • 35/5849 Handicapés
  • 750/5849 Enseignement à distance
  • 741/5849 Contenus numériques
  • 629/5849 Gestion de l’ARTP
  • 202/5849 Radios communautaires
  • 2062/5849 Qualité de service
  • 469/5849 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5849 SMSI
  • 507/5849 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2933/5849 Innovation/Entreprenariat
  • 1535/5849 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 62/5849 Internet des objets
  • 180/5849 Free Sénégal
  • 881/5849 Intelligence artificielle
  • 212/5849 Editorial
  • 73/5849 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous