OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mai 2026 > Distributeurs automatiques : l’Afrique amorce le virage de l’as-a-service (…)

Distributeurs automatiques : l’Afrique amorce le virage de l’as-a-service pour moderniser son secteur bancaire

mercredi 27 mai 2026

Transformation digitale

Le modèle d’automates as-a-service apporte une nouvelle vision de la gestion des guichets automatiques en Afrique, permettant aux banques de surmonter les risques technologiques et financiers afin d’accélérer l’inclusion financière grâce à une externalisation complète de leurs parcs.

L’univers bancaire africain évolue. Portés par une exigence accrue de modernité et de connectivité, des distributeurs automatiques en mode as-a-service, dits de dernière génération, émergent désormais sur le continent. Ainsi, d’ici la fin de l’année 2026, un niveau de prestation identique à celui des smartphones devrait voir le jour sur ces terminaux. Outre le retrait d’argent, la consultation de solde, les dépôts de chèques et de cash, les usagers pourront, par exemple, payer un ticket de concert directement depuis l’écran d’un guichet automatique bancaire (GAB). En somme, cette intégration technologique permettra d’exécuter des opérations complexes, répondant ainsi précisément aux attentes de flexibilité des consommateurs.

Pourtant, la gestion traditionnelle d’un parc de distributeurs représente un défi titanesque pour les banques de la région. Aujourd’hui, maintenir un réseau d’automates performant expose les établissements à des risques technologique, financier, humain et réglementaire. Sur le plan de la sécurité, d’une part, la recrudescence des cyberattaques exige des mises à jour logicielles incessantes sur des objets financiers hautement sensibles. D’autre part, la gestion fine de la monétique requiert des compétences extrêmement rares sur le marché de l’emploi.

Parallèlement, la pression réglementaire s’intensifie de jour en jour. Les banques centrales imposent désormais des normes de conformité strictes pour préserver la confiance dans l’écosystème. Dès lors, le non-respect des directives, telles que la norme PCI DSS, ou le retard dans le déploiement des innovations techniques exposent les banques au risque de perdre leur compétitivité face à une concurrence de plus en plus agile. Enfin, l’achat en propre d’équipements immobilise d’importants capitaux, pénalisant lourdement la gestion courante du cash-flow.

C’est précisément dans ce contexte crucial que des plateformes innovantes de services unifiés font leur apparition. C’est le cas, par exemple, du modèle ATMaaS (ATM as a Service) que le groupe OMOA a présenté à la presse le 26 mai à Abidjan.

Seule entreprise à opérer en Afrique subsaharienne en tant qu’opérateur de système de paiement (payment system operator), ce groupe développe un concept calqué sur le modèle du logiciel en tant que service (SaaS). Grâce à ses partenaires stratégiques – NCR pour la construction des automates et Thales pour sécuriser les flux de données –, cette convergence technologique permet aux banques de louer une prestation globale de GAB. Cette formule inclut le hardware, le software et la maintenance, évitant ainsi d’investir initialement dans l’acquisition d’une infrastructure lourde (zéro CAPEX).

« Les partenaires qui ont choisi ce leasing ont gagné ce qu’on appelle la tranquillité d’esprit. Et la tranquillité d’esprit en monétique, ça n’a pas de prix », déclare Ibrahim Dosso, directeur stratégie & commercial du Groupe OMOA.

De fait, contrairement à certaines banques qui s’enlisent pendant des années dans la modification lourde de leur commutateur (switch) monétique pour intégrer de nouvelles fonctions, la solution d’OMOA s’interconnecte directement avec le Core banking system de l’institution. Selon Ibrahim Dosso, ce choix architectural permet d’aller beaucoup plus vite pour déployer des services à forte valeur ajoutée comme le Forex (change de devises).

En outre, la plateforme intègre la supervision obligatoire dictée par la BCEAO. L’opérateur surveille en temps réel le taux de disponibilité des machines et les seuils critiques de cash, collaborant directement avec les transporteurs de fonds pour éviter le syndrome des guichets vides en fin de mois. De surcroît, le service prend en charge la gestion des litiges grâce à l’analyse automatique du journal électronique et des caméras dissimulées directement dans le GAB.

Au demeurant, le passage aux modèles as-a-service engendre des bénéfices immédiats pour les consommateurs et pour l’économie globale. Bart Willems, directeur général du groupe, explique qu’un maillage territorial accru des GAB résout un problème quotidien pour les populations, qui doivent souvent parcourir de longues distances pour trouver un appareil disponible et fonctionnel.

Il ajoute, concernant l’inclusion financière, que la région est l’une des rares dans le monde où il y a autant de cash en circulation. « Le taux de bancarisation s’établit entre 20 et 25 %. Par ailleurs, on voit qu’il y a vraiment des gens qui veulent pouvoir déposer de l’argent sans faire la queue à un guichet d’agence. »

En tant qu’opérateur technique d’un écosystème interconnecté, OMOA dit faire plus que de s’aligner sur les nouveaux services d’interopérabilité de la BCEAO permettant aux utilisateurs de portefeuilles digitaux (mobile money) d’effectuer des retraits et des paiements sur les GAB. Le groupe conçoit des solutions monétiques adaptées aux réalités locales, telles que des fonctionnalités de tontine électronique ou de microcrédit. Par ailleurs, en plus des banques commerciales classiques, cette solution s’adresse directement aux structures de microfinance – dont la plus grande d’Afrique Centrale – ainsi qu’aux fintech.

Enfin, la mutualisation des coûts opérationnels aide à réduire les frais bancaires mensuels, historiquement élevés en Côte d’Ivoire (entre 5 000 et 10 000 francs CFA), facilitant de ce fait l’accès des populations vulnérables au secteur financier formel.

Force est de constater que le modèle as-a-service a d’ores et déjà fait ses preuves et poursuit sa trajectoire de croissance à travers le continent. La solution est actuellement déployée dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, notamment en Côte d’Ivoire, où deux institutions financières l’ont adoptée, ainsi qu’au Togo, au Cameroun, au Burkina Faso et en République Centrafricaine. Dans cette dynamique, le groupe a révélé être en discussion avancée avec une dizaine d’autres banques prêtes à franchir le pas de l’externalisation. Les prochaines étapes prévoient d’inclure la gestion complète du back-office monétique pour maximiser les gains de productivité des établissements.

Le virage vers l’indépendance matérielle est donc en marche pour réussir le scaling des activités bancaires et capter la croissance d’un marché en pleine mutation.

Anselme Akéko

(Source : CIO Mag, 27 mai 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2826/3173 Régulation des télécoms
  • 299/3173 Télécentres/Cybercentres
  • 2256/3173 Economie numérique
  • 1161/3173 Politique nationale
  • 3173/3173 Fintech
  • 350/3173 Noms de domaine
  • 1490/3173 Produits et services
  • 1000/3173 Faits divers/Contentieux
  • 540/3173 Nouveau site web
  • 2961/3173 Infrastructures
  • 1165/3173 TIC pour l’éducation
  • 155/3173 Recherche
  • 224/3173 Projet
  • 2550/3173 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1264/3173 Sonatel/Orange
  • 1012/3173 Licences de télécommunications
  • 222/3173 Sudatel/Expresso
  • 674/3173 Régulation des médias
  • 919/3173 Applications
  • 653/3173 Mouvements sociaux
  • 1062/3173 Données personnelles
  • 108/3173 Big Data/Données ouvertes
  • 382/3173 Mouvement consumériste
  • 285/3173 Médias
  • 391/3173 Appels internationaux entrants
  • 1173/3173 Formation
  • 78/3173 Logiciel libre
  • 1273/3173 Politiques africaines
  • 617/3173 Fiscalité
  • 122/3173 Art et culture
  • 427/3173 Genre
  • 1394/3173 Point de vue
  • 824/3173 Commerce électronique
  • 1008/3173 Manifestation
  • 220/3173 Presse en ligne
  • 98/3173 Piratage
  • 224/3173 Téléservices
  • 721/3173 Biométrie/Identité numérique
  • 264/3173 Environnement/Santé
  • 255/3173 Législation/Réglementation
  • 257/3173 Gouvernance
  • 1236/3173 Portrait/Entretien
  • 115/3173 Radio
  • 451/3173 TIC pour la santé
  • 194/3173 Propriété intellectuelle
  • 47/3173 Langues/Localisation
  • 724/3173 Médias/Réseaux sociaux
  • 1379/3173 Téléphonie
  • 145/3173 Désengagement de l’Etat
  • 642/3173 Internet
  • 104/3173 Collectivités locales
  • 328/3173 Dédouanement électronique
  • 802/3173 Usages et comportements
  • 644/3173 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 453/3173 Audiovisuel
  • 2108/3173 Transformation digitale
  • 293/3173 Affaire Global Voice
  • 138/3173 Géomatique/Géolocalisation
  • 251/3173 Service universel
  • 467/3173 Sentel/Tigo
  • 134/3173 Vie politique
  • 1001/3173 Distinction/Nomination
  • 27/3173 Handicapés
  • 564/3173 Enseignement à distance
  • 449/3173 Contenus numériques
  • 373/3173 Gestion de l’ARTP
  • 140/3173 Radios communautaires
  • 1337/3173 Qualité de service
  • 326/3173 Privatisation/Libéralisation
  • 185/3173 SMSI
  • 444/3173 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1712/3173 Innovation/Entreprenariat
  • 810/3173 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 32/3173 Internet des objets
  • 126/3173 Free Sénégal
  • 392/3173 Intelligence artificielle
  • 214/3173 Editorial
  • 3/3173 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/3173 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous