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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mars 2025 > Des failles sur des infrastructures numériques menacent le pays, Guy Marius (…)

Des failles sur des infrastructures numériques menacent le pays, Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement

mardi 25 mars 2025

Cybersécurité/Cybercriminalité

Dans une question écrite adressée au Ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique, le député Guy Marius Sagna a tiré la sonnette d’alarme sur les vulnérabilités critiques des infrastructures numériques sénégalaises. Cette interpellation, déposée à l’Assemblée nationale, met en lumière des failles préoccupantes dans la cybersécurité des sites institutionnels et publics, exposant ainsi les données sensibles des citoyens à des cyberattaques.

Le député a pointé du doigt une récente analyse des sites web institutionnels qui révèle des failles béantes. Parmi les plateformes concernées, des sites stratégiques comme celui de la Marine nationale, mais aussi ceux de la Présidence (presidence.sn), du Secrétariat exécutif national (senum.sn), de l’Agence de l’informatique de l’État (newdealtechnologique.sn), de la Primature (primature.sn) ou encore du ministère de la Santé (sante.gouv.sn). Ces sites, qui contiennent des données sensibles, seraient vulnérables aux cyberattaques, mettant en péril la sécurité nationale et la confiance des citoyens envers les institutions.

« Monsieur le ministre, êtes-vous au courant du piratage de plusieurs plateformes gouvernementales, dont le site de la Marine nationale ? » interroge Guy Marius Sagna. Il évoque également des sites comme 1000volontairesmincom.com, récemment identifié comme une menace par des utilisateurs, qui seraient contraints de soumettre des documents hautement sensibles, tels que des copies de pièces d’identité ou des extraits de casier judiciaire, sans aucune protection adéquate. « Ces failles exposent nos citoyens à des cyberattaques, compromettant leurs données personnelles. Quelles mesures concrètes prenez-vous pour y remédier ? » ajoute-t-il.

La cybersécurité à plusieurs vitesses

Dans sa question écrite, le député s’interroge sur les priorités du ministère en matière de cybersécurité. « Si certains sites, comme celui de la Présidence, bénéficient d’un minimum de protection, d’autres, comme celui de la Marine nationale, déjà piraté, restent dangereusement exposés. Cela ne causera-t-il pas un effet domino qui peut compromettre l’ensemble de notre écosystème numérique ? » s’inquiète-t-il. Il appelle à une harmonisation des efforts pour sécuriser l’ensemble des plateformes publiques, soulignant que la cybersécurité ne peut être traitée à plusieurs vitesses.

Guy Marius Sagna va plus loin en posant une question cruciale : « En cybersécurité, la force d’un réseau ne dépend-il pas toujours de son maillon le plus faible ? » Il met ainsi en garde contre les risques systémiques que ces failles pourraient engendrer, notamment dans un contexte où les cyberattaques sont de plus en plus fréquentes et sophistiquées. « Un pirate ne peut-il infiltrer un maillon faible pour accéder à tout l’écosystème numérique du pays ? » demande-t-il, pressant le ministre de clarifier les actions entreprises pour protéger l’ensemble des infrastructures numériques.

Cette interpellation intervient dans un contexte où les cyberattaques contre les institutions publiques se multiplient. Pour rappel, en 2024, plusieurs pays africains, dont le Nigeria et le Kenya, ont été victimes de piratages massifs, entraînant des fuites de données sensibles et des pertes économiques importantes. Au Sénégal, les récentes révélations sur les failles des sites institutionnels rappellent l’urgence d’investir dans des infrastructures numériques robustes et sécurisées. Pour Guy Marius Sagna, la cybersécurité doit devenir une priorité nationale. « Que fait votre département pour nous protéger de cela ? » conclut-il dans sa question écrite.

(Source : Senenews, 25 mars 2025)

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