OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mai 2026 > Cybersécurité : L’expert Malick Fall propose une feuille de route pour (…)

Cybersécurité : L’expert Malick Fall propose une feuille de route pour renforcer la résilience numérique du Sénégal

lundi 18 mai 2026

Cybersécurité/Cybercriminalité

Face aux récentes cyberattaques ayant visé des infrastructures étatiques majeures, telles que la Direction de l’automatisation du fichier (DAF), la Direction générale des impôts et domaines (DGID) et la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor (DGCPT), le Sénégal se trouve « à un tournant de son histoire technologique et sécuritaire ». C’est le diagnostic posé par Malick Fall, consultant en cybersécurité et CEO de Polaris Secure Technologies, qui avertit que « ignorer ou minimiser la gravité de ces incidents serait une faute stratégique lourde de conséquences ». Pour y faire face, l’expert décline une stratégie globale articulée en trois temps.

L’urgence absolue repose sur la sécurisation immédiate des entités non encore impactées. Malick Fall recommande de mener « des audits de sécurité immédiats sur toutes les administrations critiques » afin de « faire l’état des lieux de la cybersécurité de nos joyaux ». Cette démarche cartographique évitera d’« investir de façon désorganisée et pas optimale ».

Sur le plan opérationnel, il préconise la « supervision permanente des actifs critiques » ainsi que le déploiement d’une « cellule nationale de réponse aux incidents opérationnelle 24h/24 ». La sécurisation technique immédiate passe aussi par la « mise à jour systématique des systèmes d’exploitation et logiciels », le « backup et la restauration des systèmes » et le « chiffrement des données sensibles au repos et en transit ».

Parce que le facteur humain demeure « la première faille », l’expert juge indispensable de rendre obligatoire « une formation à la cyber-hygiène pour l’ensemble des agents de l’État ». À cela doit s’ajouter « la mise en place de la résilience des infrastructures » pour éliminer définitivement « les indisponibilités longues ».

Sur le long terme, la riposte doit devenir structurelle via l’élaboration d’une stratégie nationale de cybersécurité dotée de budgets dédiés. Cela implique également le développement des compétences locales par des « formations, des écoles et organismes spécialisés et des partenariats universitaires », ainsi que la réduction progressive de la « dépendance à des infrastructures et logiciels étrangers non maîtrisés » pour asseoir la souveraineté technologique du pays.

Interrogé par l’APS sur la gestion de l’information par les autorités, le consultant regrette que la communication de crise soit « souvent sous-estimée ». Prenant l’exemple du Trésor public, il souligne que la DGCPT « n’a confirmé ni attaque informatique, ni exfiltration de données, ni demande de rançon ». Or, prévient-il, « ce mutisme, même compréhensible techniquement, crée un vide que les rumeurs et les médias sociaux s’empressent de combler ».

Pour Malick Fall, la doctrine de communication de l’État doit reposer d’abord sur la rapidité d’une première prise de parole factuelle. « Dès qu’un incident est confirmé, l’État doit communiquer en 24-48 heures maximum » pour rassurer l’opinion. De plus, « la protection des usagers doit être une boussole dans la communication ».

Si des données personnelles sont compromises, « les citoyens concernés ont le droit d’être informés pour se protéger » en changeant leurs mots de passe ou en surveillant leurs comptes. L’expert appelle enfin à « une communication de crise professionnalisée, avec un porte-parole unique [et] des messages calibrés », suggérant que la Direction générale du chiffre et de la sécurité des systèmes d’informations (DCSSI) constituerait « une voix autorisée » pour assumer ce rôle.

(Source : Pressafrik, 18 mai 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4804/5708 Régulation des télécoms
  • 380/5708 Télécentres/Cybercentres
  • 3670/5708 Economie numérique
  • 1941/5708 Politique nationale
  • 5708/5708 Fintech
  • 578/5708 Noms de domaine
  • 2081/5708 Produits et services
  • 1597/5708 Faits divers/Contentieux
  • 821/5708 Nouveau site web
  • 5462/5708 Infrastructures
  • 1863/5708 TIC pour l’éducation
  • 199/5708 Recherche
  • 248/5708 Projet
  • 3826/5708 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2068/5708 Sonatel/Orange
  • 1684/5708 Licences de télécommunications
  • 303/5708 Sudatel/Expresso
  • 1078/5708 Régulation des médias
  • 1380/5708 Applications
  • 1130/5708 Mouvements sociaux
  • 1818/5708 Données personnelles
  • 166/5708 Big Data/Données ouvertes
  • 653/5708 Mouvement consumériste
  • 373/5708 Médias
  • 663/5708 Appels internationaux entrants
  • 1742/5708 Formation
  • 110/5708 Logiciel libre
  • 2312/5708 Politiques africaines
  • 1176/5708 Fiscalité
  • 180/5708 Art et culture
  • 640/5708 Genre
  • 2275/5708 Point de vue
  • 1096/5708 Commerce électronique
  • 1612/5708 Manifestation
  • 341/5708 Presse en ligne
  • 129/5708 Piratage
  • 224/5708 Téléservices
  • 1067/5708 Biométrie/Identité numérique
  • 333/5708 Environnement/Santé
  • 375/5708 Législation/Réglementation
  • 379/5708 Gouvernance
  • 1936/5708 Portrait/Entretien
  • 152/5708 Radio
  • 874/5708 TIC pour la santé
  • 302/5708 Propriété intellectuelle
  • 63/5708 Langues/Localisation
  • 1185/5708 Médias/Réseaux sociaux
  • 2179/5708 Téléphonie
  • 200/5708 Désengagement de l’Etat
  • 1164/5708 Internet
  • 117/5708 Collectivités locales
  • 439/5708 Dédouanement électronique
  • 1238/5708 Usages et comportements
  • 1110/5708 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 581/5708 Audiovisuel
  • 3595/5708 Transformation digitale
  • 414/5708 Affaire Global Voice
  • 187/5708 Géomatique/Géolocalisation
  • 341/5708 Service universel
  • 707/5708 Sentel/Tigo
  • 204/5708 Vie politique
  • 1914/5708 Distinction/Nomination
  • 34/5708 Handicapés
  • 766/5708 Enseignement à distance
  • 767/5708 Contenus numériques
  • 612/5708 Gestion de l’ARTP
  • 190/5708 Radios communautaires
  • 2135/5708 Qualité de service
  • 480/5708 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5708 SMSI
  • 517/5708 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2956/5708 Innovation/Entreprenariat
  • 1515/5708 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5708 Internet des objets
  • 183/5708 Free Sénégal
  • 884/5708 Intelligence artificielle
  • 262/5708 Editorial
  • 16/5708 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5708 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous