Cyberfraude : Une plainte de la Sonatel a permis l’arrestation, par la BR de Keur Massar, d’un hacker nigérian qui détournait des SMS
mardi 24 février 2026
La brigade de recherches de Keur Massar a réussi à neutraliser un réseau criminel spécialisé dans le détournement frauduleux de SMS de notification. L’information est livrée à Seneweb par le colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la Division de la communication et des relations publiques de la gendarmerie nationale.
À l’origine, une plainte de la Sonatel
Tout commence lorsque la Sonatel constate une utilisation frauduleuse d’un dispositif permettant de détourner des SMS de notification envoyés par des applications grand public telles que WhatsApp, TikTok ou Amazon. Des individus avaient en effet mis en place un système sophistiqué permettant d’acheminer ces notifications vers les utilisateurs au moyen de numéros d’opérateurs locaux, à un tarif bien inférieur à ceux légalement en vigueur. Face à un préjudice estimé à 5 005 960) FCFA, l’opérateur télécom porte plainte à la BR de Keur Massar.
Premier coup de filet à Colobane
Le 23 février 2026, avec le concours de la section de recherches de Colobane, les gendarmes procèdent à une première interpellation à Colobane. L’individu arrêté est identifié comme le revendeur des cartes SIM utilisées par les fraudeurs pour commettre leurs méfaits. Une prise décisive qui allait ouvrir la voie au démantèlement de l’ensemble du réseau aux Maristes.
En effet, la poursuite des investigations mène les enquêteurs aux Maristes où le réseau criminel avait établi son quartier général. Un ressortissant nigérian y est interpellé. La perquisition des lieux révèle l’ampleur et le degré de sophistication du dispositif mis en place. Les gendarmes saisissent cinq ordinateurs, six racks de téléphone contenant chacun vingt appareils mobiles, deux routeurs, une antenne BTS, cinq multiprises ainsi qu’un amplificateur de signal.
L’ensemble du matériel saisi a été mis à la disposition du Centre de lutte contre les criminalités numériques (CLCN) de la gendarmerie nationale pour exploitation et analyse technique.
Les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs et fraude sur réseau de communication par voie électronique.
(Source : Seneweb, 24 février 2026)
OSIRIS