Cybercriminalité-Piratage numérique à Dakar : la chute des cerveaux derrière “Senabonnement.com”
lundi 23 mars 2026
Coup de filet dans le monde du streaming illégal. D’après les révélations du quotidien Libération, la Division spéciale de cybersécurité (DSC) a frappé un grand coup au cœur d’un réseau de piratage numérique opérant à travers la plateforme “Senabonnement.com”.
Tout est parti d’une plainte déposée par le géant de la télévision payante Canal+, dénonçant la commercialisation frauduleuse de ses contenus via des services IPTV illégaux. Une activité qui permettait à des utilisateurs d’accéder à des chaînes premium, films et séries sans abonnement officiel.
Une plateforme bien rodée
Au terme d’investigations techniques approfondies, les enquêteurs de la DSC ont identifié deux suspects principaux : M.F. Ndiaye, 31 ans, se présentant comme entrepreneur et développeur tech, et Abdou Ndao, 25 ans, étudiant.
Interpellés puis déférés au parquet le 18 mars, les deux hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs, accès frauduleux à un système informatique et obtention frauduleuse d’avantages.
Selon Libération, les mis en cause n’ont pas nié les faits. M.F. Ndiaye a reconnu être le concepteur et développeur du site “Senabonnement.com”, qu’il aurait mis à disposition de son cousin contre la somme de 100 000 FCFA.
De son côté, Abdou Ndao a admis être le véritable gestionnaire de la plateforme : administrateur, gérant et exploitant. Il a également confirmé que le site proposait des abonnements IPTV frauduleux, donnant accès à des contenus normalement réservés aux abonnés des diffuseurs officiels.
Un business illégal en pleine expansion
Cette affaire met en lumière l’essor inquiétant du piratage numérique au Sénégal, notamment à travers les services IPTV clandestins. Derrière des offres attractives à bas prix se cache souvent un système bien organisé, portant gravement atteinte aux droits des diffuseurs et à l’économie du secteur audiovisuel.
L’intervention de la DSC illustre la volonté des autorités de sévir contre ces pratiques, devenues de plus en plus fréquentes avec la démocratisation des technologies numériques.
L’enquête pourrait d’ailleurs ne pas s’arrêter là, tant ce type de réseau fonctionne souvent avec plusieurs relais et complices.
(Source : Dakar Actu, 23 mars 2026)
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