OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mars 2026 > Création du CNRM : TikTok, les créateurs de contenus et les plateformes (…)

Création du CNRM : TikTok, les créateurs de contenus et les plateformes numériques désormais dans le champ d’application de la loi

mardi 3 mars 2026

Régulation des médias

Pendant vingt ans, le droit sénégalais de la communication a ignoré l’existence des réseaux sociaux, des influenceurs et de la presse en ligne. L’amendement n° 1 au projet de loi n° 04/2026 comble cette lacune avec une liste de définitions légales qui transforment le paysage juridique.

Il existe une règle tacite dans l’art de légiférer : on ne peut réguler que ce que l’on a d’abord nommé. Aussi longtemps que la loi sénégalaise n’avait pas de définition du « créateur de contenu » ou du « média social », ces acteurs pouvaient évoluer dans l’espace public sans que le régulateur ait la moindre prise sur eux. L’amendement n° 1, présenté par le ministre Alioune Sall et adopté par l’inter commission, change cela d’un seul coup. Le texte introduit dans la loi une série de définitions précises qui constituent, chacune, une première dans le droit sénégalais de la communication. Est désormais défini comme « média social » toute plateforme numérique ou application permettant aux utilisateurs de créer, de partager du contenu et d’interagir en temps réel. La définition englobe Facebook, TikTok, X, Instagram, WhatsApp dans ses usages publics, bref, l’essentiel de ce par quoi transitent aujourd’hui l’information et la désinformation au Sénégal.

Le « créateur de contenu » est défini comme toute personne qui crée du contenu écrit, graphique, vidéo ou audio pour le public. Cette définition est volontairement large. Elle couvre le journaliste professionnel qui gère une chaîne YouTube en parallèle de son travail en rédaction, mais aussi l’influenceur qui vit de ses publications Instagram, le militant politique qui alimente quotidiennement un blog, ou l’anonyme dont les vidéos virales façonnent l’opinion publique le temps d’un scandale.

« On ne peut réguler que ce que l’on a d’abord nommé. La loi vient de nommer ce qu’elle ignorait depuis vingt ans »

La « plateforme numérique » est quant à elle définie comme un espace virtuel délimité au sein duquel des personnes se mettent en relation et peuvent échanger, partager ou diffuser du contenu — y compris lorsque cet espace est porté par une entreprise dont le lieu d’établissement est étranger. Cette précision n’est pas anodine : elle anticipe la question des plateformes internationales, que Google, Meta ou ByteDance devront théoriquement respecter au même titre qu’un diffuseur sénégalais.

Ce dernier point a provoqué l’un des échanges les plus vifs de la matinée. Certains commissaires ont réclamé des mesures plus radicales, allant jusqu’à demander l’interdiction pure et simple de TikTok sur le territoire national, en raison des dérives de désinformation, contenus haineux, atteintes à la dignité que la plateforme véhicule régulièrement. Le ministre a refusé cette voie, estimant que le problème n’est pas la plateforme en elle-même, mais l’usage qu’en font certains de ses utilisateurs. Son argument : le CNRM est précisément l’outil conçu pour encadrer ces usages, sans interdire une technologie que des millions de Sénégalais utilisent légalement et parfois professionnellement.

L’amendement n° 2 poursuit la logique en réécrivant l’article 3 sur les missions du CNRM pour y intégrer explicitement les créateurs de contenus, les médias sociaux et les usagers de ces plateformes lorsqu’ils produisent et diffusent une information destinée au public. La loi s’applique « à tout usager des médias sociaux qui utilise ces plateformes pour produire et diffuser une information ou une communication destinée au public » formulation qui distingue l’usage privé, non concerné, de l’usage public, pleinement soumis à la régulation.

(Source : Dakar Actu, 4 mars 2026

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4732/5565 Régulation des télécoms
  • 388/5565 Télécentres/Cybercentres
  • 3741/5565 Economie numérique
  • 1966/5565 Politique nationale
  • 5311/5565 Fintech
  • 546/5565 Noms de domaine
  • 2035/5565 Produits et services
  • 1775/5565 Faits divers/Contentieux
  • 798/5565 Nouveau site web
  • 5565/5565 Infrastructures
  • 1919/5565 TIC pour l’éducation
  • 192/5565 Recherche
  • 252/5565 Projet
  • 4304/5565 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1884/5565 Sonatel/Orange
  • 1622/5565 Licences de télécommunications
  • 297/5565 Sudatel/Expresso
  • 1017/5565 Régulation des médias
  • 1331/5565 Applications
  • 1132/5565 Mouvements sociaux
  • 1859/5565 Données personnelles
  • 147/5565 Big Data/Données ouvertes
  • 622/5565 Mouvement consumériste
  • 447/5565 Médias
  • 654/5565 Appels internationaux entrants
  • 1666/5565 Formation
  • 96/5565 Logiciel libre
  • 2434/5565 Politiques africaines
  • 1044/5565 Fiscalité
  • 182/5565 Art et culture
  • 600/5565 Genre
  • 1943/5565 Point de vue
  • 1096/5565 Commerce électronique
  • 1518/5565 Manifestation
  • 324/5565 Presse en ligne
  • 135/5565 Piratage
  • 228/5565 Téléservices
  • 964/5565 Biométrie/Identité numérique
  • 424/5565 Environnement/Santé
  • 357/5565 Législation/Réglementation
  • 366/5565 Gouvernance
  • 1828/5565 Portrait/Entretien
  • 156/5565 Radio
  • 813/5565 TIC pour la santé
  • 291/5565 Propriété intellectuelle
  • 58/5565 Langues/Localisation
  • 1095/5565 Médias/Réseaux sociaux
  • 2058/5565 Téléphonie
  • 220/5565 Désengagement de l’Etat
  • 1067/5565 Internet
  • 121/5565 Collectivités locales
  • 425/5565 Dédouanement électronique
  • 1266/5565 Usages et comportements
  • 1078/5565 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 587/5565 Audiovisuel
  • 3519/5565 Transformation digitale
  • 407/5565 Affaire Global Voice
  • 263/5565 Géomatique/Géolocalisation
  • 368/5565 Service universel
  • 668/5565 Sentel/Tigo
  • 178/5565 Vie politique
  • 1773/5565 Distinction/Nomination
  • 36/5565 Handicapés
  • 715/5565 Enseignement à distance
  • 800/5565 Contenus numériques
  • 600/5565 Gestion de l’ARTP
  • 178/5565 Radios communautaires
  • 2116/5565 Qualité de service
  • 470/5565 Privatisation/Libéralisation
  • 143/5565 SMSI
  • 529/5565 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2779/5565 Innovation/Entreprenariat
  • 1391/5565 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5565 Internet des objets
  • 182/5565 Free Sénégal
  • 1087/5565 Intelligence artificielle
  • 205/5565 Editorial
  • 10/5565 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5565 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous