Congo-Kinshasa : Les autorités sévissent face aux dérives des réseaux sociaux
mercredi 4 mars 2026
Pascal Mulegwa
En République démocratique du Congo (RDC), les autorités haussent encore le ton face aux dérives constatées sur les réseaux sociaux. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, rappelle que le cyberespace « n’est pas une zone de non-droit » et demande aux procureurs d’engager systématiquement des poursuites contre les auteurs de diffamation, de fausses informations ou d’incitation à la haine.
Le garde des Sceaux de la République démocratique du Congo (RDC), Guillaume Ngefa Atondoko Andali, fait appel aux parquets après l’instruction donnée par le président Félix Tshisekedi la semaine dernière. Dans un communiqué, le ministre d’État à la Justice précise que les infractions commises en ligne doivent être poursuivies avec la même rigueur que celles commises hors ligne.
Diffamation, propagation de fausses nouvelles, harcèlement, menaces, injures, incitation à la haine ou encore atteintes à la vie privée et à la dignité... Ce sont autant de faits qu’il appelle désormais à cibler de manière systématique.
Guillaume Ngefa Atondoko Andali veut que le cyberespace congolais ne puisse plus servir de refuge à l’impunité, y compris lorsque les auteurs se trouvent à l’étranger. Il invite les magistrats à activer, si nécessaire, les mécanismes de coopération judiciaire internationale.
Le ministre rappelle toutefois que ces poursuites devront respecter les principes de légalité et de proportionnalité, ainsi que les standards internationaux en matière de liberté d’expression.
Malgré ces assurances, plusieurs organisations de la société civile redoutent une interprétation extensive de ces infractions et craignent que cette offensive judiciaire ne restreigne davantage l’espace civique, dans un contexte où l’opposition affirme faire l’objet d’une répression.
(Source : RFI, 4 mars 2026)
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