OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mai 2026 > Commerce numérique mondial : l’OMC à Genève tente de sauver le moratoire (…)

Commerce numérique mondial : l’OMC à Genève tente de sauver le moratoire enterré à Yaoundé, Washington relance la bataille avec 20 partenaires

mardi 12 mai 2026

Commerce électronique

Un mois après l’échec historique de la 14e Conférence ministérielle (CM14) de l’Organisation mondiale du commerce à Yaoundé sur la question du moratoire relatif aux transmissions électroniques, les discussions reprennent à Genève avec un signal fort : la dynamique en faveur d’une prorogation du moratoire semble regagner du terrain.

Réunis les 6 et 7 mai 2026 dans le cadre du Conseil général de l’OMC, les membres ont affiché une volonté commune de capitaliser sur les convergences obtenues à Yaoundé, malgré l’absence d’accord final lors de la CM14.

La nouvelle Présidente du Conseil général, l’Ambassadrice Clare Kelly de Nouvelle-Zélande, a indiqué que de nombreux membres estimaient que les négociations de Yaoundé avaient permis d’atteindre un niveau inédit de convergence sur le programme de travail relatif au commerce électronique et sur le moratoire.

« Cette convergence représente un investissement considérable en matière de persuasion et de pragmatisme de la part de nombreux membres », a-t-elle déclaré, soulignant que la majorité souhaite poursuivre les discussions plutôt que de repartir de zéro.

La Türkiye rejoint la dynamique favorable au moratoire

L’un des faits marquants de cette réunion est la décision de la Türkiye de ne plus bloquer le consensus en faveur d’une extension temporaire du moratoire sur les transmissions électroniques.

Cette évolution est loin d’être anodine. Elle réduit davantage le cercle des membres opposés à la prorogation du moratoire et renforce l’idée qu’un compromis pourrait finalement émerger à Genève dans les prochains mois.

Lors de la CM14 de Yaoundé, les membres avaient échoué à renouveler le moratoire en vigueur depuis 1998, ouvrant théoriquement la voie à l’imposition de droits de douane sur les transmissions électroniques transfrontalières.

Cet échec avait constitué un revers majeur pour les États-Unis et plusieurs puissances numériques qui défendent la circulation sans barrières des flux numériques à l’échelle mondiale.

Les États-Unis maintiennent leur initiative plurilatérale

En parallèle des discussions multilatérales, les États-Unis ont officiellement présenté au Conseil général une déclaration conjointe sur le moratoire, désormais soutenue par 21 membres de l’OMC.

À partir du 8 mai 2026, les cosignataires continueront à ne pas imposer entre eux de droits de douane sur les transmissions électroniques.

Le document officiel présenté au Conseil général précise davantage les contours de cette initiative plurilatérale portée par les États-Unis et plusieurs membres favorables au maintien du moratoire sur les transmissions électroniques.

Dans cette communication conjointe, les co-signataires se disent « déçus » par l’expiration du moratoire historique sur le commerce électronique lors de la CM14 à Yaoundé, tout en affirmant leur volonté de préserver « un minimum de prévisibilité et de certitude » pour les entreprises et les consommateurs dans l’économie numérique mondiale.

Le texte précise qu’à compter du 8 mai 2026, les membres signataires « continueront à ne pas imposer de droits de douane sur les transmissions électroniques entre eux ».

Plus important encore, les signataires donnent une définition élargie des transmissions électroniques. Selon eux, une transmission électronique désigne « toute transmission effectuée par des moyens électromagnétiques et inclut le contenu de cette transmission ».

Cette précision est stratégique. Elle signifie que l’engagement ne couvre pas uniquement les flux de données numériques, mais également le contenu transmis : logiciels, vidéos, streaming, services cloud, musique, jeux vidéo, plateformes numériques ou contenus dématérialisés.

Les membres signataires invitent également tous les autres membres de l’OMC souhaitant bénéficier de « conditions commerciales stables » à rejoindre ultérieurement cette initiative, avec l’objectif affiché de parvenir, à terme, à un nouvel engagement multilatéral sur le moratoire.

Les membres signataires de cette initiative sont :
– Argentine,
– Australie,
– Costa Rica,
– Équateur,
– Guatemala,
– Islande,
– Israël,
– Japon,
– République de Corée,
– Malaisie,
– Mexique,
– Nouvelle-Zélande,
– Macédoine du Nord,
– Norvège,
– Panama,
– Paraguay,
– Pérou,
– Singapour,
– Territoire douanier distinct de Taïwan, Penghu, Kinmen et Matsu,
– États-Unis,
– Uruguay.

Le document révisé publié le 8 mai 2026 précise par ailleurs que la Macédoine du Nord et le Pérou ont été ajoutés comme co-sponsors dans cette nouvelle version du texte.

Cette initiative prolonge la dynamique enclenchée après la CM14, lorsque plusieurs membres avaient décidé de maintenir entre eux le moratoire malgré l’absence de consensus à l’échelle mondiale.

Ce mécanisme inédit marque une transformation progressive du fonctionnement de l’OMC : face aux blocages multilatéraux, des coalitions de membres avancent désormais par accords plurilatéraux ou arrangements intérimaires.

Vers une OMC numérique « à plusieurs vitesses » ?

L’évolution actuelle des discussions révèle une fracture grandissante autour du commerce électronique mondial.

D’un côté, les grandes puissances numériques – États-Unis, Japon, Singapour ou encore Australie – souhaitent préserver la libre circulation des flux numériques afin de sécuriser les activités des plateformes mondiales, du cloud computing, du streaming et des services numériques transfrontaliers.

De l’autre, plusieurs pays en développement considèrent que le moratoire limite leur capacité future à taxer l’économie numérique et à élargir leur assiette fiscale.

Même si les discussions semblent désormais s’orienter vers un compromis temporaire, le débat de fond reste entier : les transmissions électroniques doivent-elles rester définitivement exemptées de droits de douane ?

Pour l’Afrique, l’enjeu devient stratégique

Pour les pays africains, le débat dépasse désormais la simple question commerciale.

Le moratoire touche directement :
– la souveraineté numérique,
– la fiscalité du numérique,
– la capacité des États à mobiliser de nouvelles recettes,
– et leur position dans l’économie numérique mondiale.

L’échec de Yaoundé avait placé l’Afrique au cœur des fractures du commerce numérique international. Les discussions de Genève montrent aujourd’hui que le dossier est loin d’être refermé.

La prochaine réunion du Conseil général, prévue les 14 et 15 juillet 2026, pourrait devenir une étape décisive pour déterminer si le moratoire retrouvera une base multilatérale… ou si l’OMC continuera de glisser vers un modèle fragmenté où des « clubs numériques » prendront progressivement le relais du consensus mondial.

Beaugas Orain DJOYUM

(Source : Digital Business Africa, 12 mai 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4548/5500 Régulation des télécoms
  • 352/5500 Télécentres/Cybercentres
  • 3451/5500 Economie numérique
  • 1859/5500 Politique nationale
  • 5500/5500 Fintech
  • 534/5500 Noms de domaine
  • 2235/5500 Produits et services
  • 1483/5500 Faits divers/Contentieux
  • 748/5500 Nouveau site web
  • 5482/5500 Infrastructures
  • 1766/5500 TIC pour l’éducation
  • 204/5500 Recherche
  • 245/5500 Projet
  • 3429/5500 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2297/5500 Sonatel/Orange
  • 1644/5500 Licences de télécommunications
  • 279/5500 Sudatel/Expresso
  • 1026/5500 Régulation des médias
  • 1418/5500 Applications
  • 1073/5500 Mouvements sociaux
  • 1664/5500 Données personnelles
  • 128/5500 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5500 Mouvement consumériste
  • 368/5500 Médias
  • 647/5500 Appels internationaux entrants
  • 1696/5500 Formation
  • 106/5500 Logiciel libre
  • 2560/5500 Politiques africaines
  • 1006/5500 Fiscalité
  • 182/5500 Art et culture
  • 592/5500 Genre
  • 1749/5500 Point de vue
  • 1032/5500 Commerce électronique
  • 1503/5500 Manifestation
  • 325/5500 Presse en ligne
  • 128/5500 Piratage
  • 207/5500 Téléservices
  • 988/5500 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5500 Environnement/Santé
  • 342/5500 Législation/Réglementation
  • 373/5500 Gouvernance
  • 1821/5500 Portrait/Entretien
  • 149/5500 Radio
  • 846/5500 TIC pour la santé
  • 283/5500 Propriété intellectuelle
  • 58/5500 Langues/Localisation
  • 1109/5500 Médias/Réseaux sociaux
  • 2043/5500 Téléphonie
  • 205/5500 Désengagement de l’Etat
  • 1123/5500 Internet
  • 117/5500 Collectivités locales
  • 465/5500 Dédouanement électronique
  • 1146/5500 Usages et comportements
  • 1042/5500 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5500 Audiovisuel
  • 3498/5500 Transformation digitale
  • 389/5500 Affaire Global Voice
  • 157/5500 Géomatique/Géolocalisation
  • 324/5500 Service universel
  • 679/5500 Sentel/Tigo
  • 178/5500 Vie politique
  • 1665/5500 Distinction/Nomination
  • 39/5500 Handicapés
  • 717/5500 Enseignement à distance
  • 698/5500 Contenus numériques
  • 591/5500 Gestion de l’ARTP
  • 179/5500 Radios communautaires
  • 1815/5500 Qualité de service
  • 438/5500 Privatisation/Libéralisation
  • 161/5500 SMSI
  • 482/5500 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2732/5500 Innovation/Entreprenariat
  • 1370/5500 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5500 Internet des objets
  • 181/5500 Free Sénégal
  • 747/5500 Intelligence artificielle
  • 200/5500 Editorial
  • 4/5500 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5500 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous