OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Janvier 2026 > Burkina Faso : 28,6 millions $ pour renforcer les capacités de stockage de (…)

Burkina Faso : 28,6 millions $ pour renforcer les capacités de stockage de données

vendredi 23 janvier 2026

Infrastructures

Le Burkina Faso poursuit ses efforts en faveur du développement de son infrastructure numérique nationale, pilier de la transformation digitale. Le pays a récemment lancé les travaux de construction d’un centre chargé de la supervision de ces infrastructures stratégiques.

Les autorités burkinabè ont annoncé l’inauguration, vendredi 23 janvier, de deux mini‑datacenters destinés à l’administration publique. D’un coût estimé à 16 milliards de francs CFA (28,6 millions USD), cette infrastructure s’inscrit dans la stratégie de souveraineté numérique du pays, qui promeut l’hébergement des données nationales sur le territoire burkinabè.

«  Ce projet constitue une étape intermédiaire vers la construction d’un Big Datacenter national, destiné à rapatrier l’ensemble des données numériques de l’administration publique et du secteur privé actuellement hébergées à l’extérieur du pays  », a indiqué le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Télécommunications dans un communiqué publié sur Facebook.

Selon les données officielles, les deux mini‑datacenters offriront une capacité de stockage d’environ 3000 téraoctets, soit dix fois la capacité existante. Ils pourront supporter plus de 7000 machines virtuelles connectées, chaque ministère pouvant héberger entre 100 et 300 serveurs virtuels pour le déploiement de ses plateformes numériques.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de faire du numérique un levier du développement socio‑économique et de positionner le Burkina Faso comme un acteur de référence en matière d’intégration des TIC dans des secteurs clés tels que l’administration publique, l’éducation, la santé, le commerce et l’agriculture. Elle s’aligne notamment sur l’un des 12 chantiers majeurs de la transformation digitale du pays : le principe du «  zéro donnée à l’extérieur  ». À terme, les autorités anticipent une économie d’environ 30 milliards de francs CFA sur cinq ans, grâce à la réduction des coûts d’hébergement à l’étranger.

Souveraineté numérique en Afrique : au‑delà des infrastructures

Si le développement de centres de données locaux constitue une avancée vers la souveraineté numérique, celle‑ci ne se limite pas aux seules infrastructures. Selon le Centre africain d’études stratégiques (ACSS), la pile technologique comprend également les applications, systèmes d’exploitation, produits de consommation et prestataires de services, des segments encore largement dominés par des acteurs étrangers.

Dans un rapport publié en décembre 2024, l’ACSS souligne par exemple la domination de Google et Meta sur la couche applicative, ainsi que celle des systèmes d’exploitation américains Android, iOS et Windows. La fourniture de terminaux mobiles reste majoritairement assurée par des fabricants asiatiques (chinois et sud‑coréens), avec une présence notable d’Apple (USA). Même parmi les fournisseurs de services, on note la présence de groupes étrangers comme Orange (France), Airtel (Inde), Africell (USA), Vodafone (Royaume‑Uni)…

Pour réduire cette dépendance, le Centre recommande de diversifier l’offre et de renforcer la concurrence, en attendant l’émergence d’outils technologiques locaux. Il appelle également à faire de la cybersécurité une priorité, en incitant États, entreprises et particuliers à privilégier des solutions sécurisées, tout en renforçant les capacités nationales de protection des infrastructures critiques.

Sur ce volet, le Burkina Faso s’est classé dans le troisième palier sur cinq de l’Indice global de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT) en 2024. Le pays affiche des avancées en matière de cadre institutionnel, législatif et de coopération, mais reste en retrait sur les capacités techniques et le développement des compétences.

Isaac K. Kassouwi

(Source : Agence Ecofin, 23 janvier 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3596/4013 Régulation des télécoms
  • 275/4013 Télécentres/Cybercentres
  • 2876/4013 Economie numérique
  • 1460/4013 Politique nationale
  • 4013/4013 Fintech
  • 436/4013 Noms de domaine
  • 1509/4013 Produits et services
  • 1195/4013 Faits divers/Contentieux
  • 548/4013 Nouveau site web
  • 3812/4013 Infrastructures
  • 1414/4013 TIC pour l’éducation
  • 150/4013 Recherche
  • 185/4013 Projet
  • 2862/4013 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1464/4013 Sonatel/Orange
  • 1299/4013 Licences de télécommunications
  • 223/4013 Sudatel/Expresso
  • 788/4013 Régulation des médias
  • 960/4013 Applications
  • 820/4013 Mouvements sociaux
  • 1402/4013 Données personnelles
  • 256/4013 Big Data/Données ouvertes
  • 507/4013 Mouvement consumériste
  • 284/4013 Médias
  • 529/4013 Appels internationaux entrants
  • 1454/4013 Formation
  • 82/4013 Logiciel libre
  • 1669/4013 Politiques africaines
  • 793/4013 Fiscalité
  • 165/4013 Art et culture
  • 444/4013 Genre
  • 1377/4013 Point de vue
  • 852/4013 Commerce électronique
  • 1132/4013 Manifestation
  • 231/4013 Presse en ligne
  • 104/4013 Piratage
  • 159/4013 Téléservices
  • 781/4013 Biométrie/Identité numérique
  • 246/4013 Environnement/Santé
  • 268/4013 Législation/Réglementation
  • 340/4013 Gouvernance
  • 1394/4013 Portrait/Entretien
  • 116/4013 Radio
  • 575/4013 TIC pour la santé
  • 221/4013 Propriété intellectuelle
  • 48/4013 Langues/Localisation
  • 845/4013 Médias/Réseaux sociaux
  • 1657/4013 Téléphonie
  • 143/4013 Désengagement de l’Etat
  • 900/4013 Internet
  • 82/4013 Collectivités locales
  • 313/4013 Dédouanement électronique
  • 980/4013 Usages et comportements
  • 825/4013 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 412/4013 Audiovisuel
  • 2681/4013 Transformation digitale
  • 306/4013 Affaire Global Voice
  • 137/4013 Géomatique/Géolocalisation
  • 303/4013 Service universel
  • 493/4013 Sentel/Tigo
  • 134/4013 Vie politique
  • 1182/4013 Distinction/Nomination
  • 27/4013 Handicapés
  • 538/4013 Enseignement à distance
  • 542/4013 Contenus numériques
  • 441/4013 Gestion de l’ARTP
  • 136/4013 Radios communautaires
  • 1630/4013 Qualité de service
  • 330/4013 Privatisation/Libéralisation
  • 104/4013 SMSI
  • 398/4013 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2320/4013 Innovation/Entreprenariat
  • 1044/4013 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 37/4013 Internet des objets
  • 136/4013 Free Sénégal
  • 609/4013 Intelligence artificielle
  • 152/4013 Editorial
  • 16/4013 Gaming/Jeux vidéos
  • 16/4013 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous