OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Février 2026 > Arrivée de Starlink au Sénégal : Les syndicats des télécoms dénoncent une (…)

Arrivée de Starlink au Sénégal : Les syndicats des télécoms dénoncent une opacité

vendredi 20 février 2026

Mouvements sociaux

Le 4 février dernier, l’État du Sénégal a autorisé Starlink, société appartenant à Elon Musk, à opérer sur le marché national en qualité de fournisseur d’accès à internet (FAI). Cette décision, présentée par le gouvernement comme un levier d’accélération de la connectivité universelle, suscite de vives réactions au sein des syndicats des opérateurs de télécommunications.

Starlink propose un service d’accès à Internet via une constellation de satellites en orbite basse. L’entreprise exploite des fréquences radioélectriques et s’appuie sur sa propre infrastructure spatiale privée pour fournir directement un accès Internet au grand public.

Le gouvernement justifie cette autorisation par sa politique de connectivité universelle, évoquant notamment une offre de connectivité gratuite destinée à un million de Sénégalais à travers la mise à disposition de 5 000 kits Starlink.

Mais du côté des syndicats des opérateurs, des réserves sont exprimées. Ils dénoncent l’opacité entourant les conditions d’octroi de cette autorisation, ainsi que l’absence de publication du cahier des charges. Selon eux, si l’État affirme avoir pris en compte les enjeux de souveraineté dans ce document, celui-ci tarde encore à être rendu public.

L’autorisation d’exploitation accordée à Starlink soulève, d’après ces organisations, des interrogations sur le régime juridique appliqué, l’équité concurrentielle, la réalité de la connectivité universelle et la souveraineté numérique du Sénégal.

Les syndicats rappellent les montants versés par les opérateurs historiques pour l’acquisition et le renouvellement de leurs licences. La Sonatel a payé 100 milliards de FCFA pour la 4G et le renouvellement de sa concession, puis 34,5 milliards de FCFA pour la 5G. Yas (ex-Free) a déboursé 27 milliards de FCFA et 13,5 milliards de FCFA pour ses licences 4G, tandis qu’Expresso a versé 5 milliards de FCFA pour l’acquisition de la licence 5G.

« N’est-il pas normal que Starlink paie des dizaines de milliards de FCFA pour son autorisation ? », s’interrogent-ils, soulignant que l’entreprise présente, selon eux, des caractéristiques similaires à celles des opérateurs classiques : infrastructure propre, utilisation de ressources souveraines rares et capacité à adresser le marché aux mêmes proportions.

Les syndicats contestent également les chiffres avancés par le gouvernement sur le taux de pénétration d’Internet. Le ministre aurait indiqué que seuls 40 % des Sénégalais sont connectés. Selon les opérateurs, ce taux concerne uniquement l’Internet fixe (ADSL et fibre). Ils affirment que le taux de pénétration global, incluant l’Internet mobile, atteindrait 120,05 %, selon des données issues d’un rapport de l’ARTP.

Pour eux, une interprétation erronée des chiffres pourrait justifier une décision engageant la souveraineté numérique du pays.

Au-delà de la concurrence, les syndicats évoquent un risque d’atteinte à la souveraineté numérique du Sénégal. Ils s’inquiètent d’une possible dépendance accrue à un acteur étranger disposant d’une infrastructure hors du territoire national et susceptible, selon eux, d’influencer l’accès à la connectivité.

Ils estiment également que l’entrée de Starlink pourrait entraîner une baisse des recettes fiscales pour l’État, un ralentissement des investissements dans les infrastructures terrestres, notamment la fibre optique, ainsi qu’une exposition accrue des données.

Enfin, ils appellent l’État à reconsidérer la Contribution spéciale des télécommunications (CST), estimant que cette taxe, censée financer la couverture universelle, devrait être réévaluée dans le nouveau contexte.

Le débat autour de l’entrée de Starlink sur le marché sénégalais s’annonce ainsi comme un enjeu majeur, à la croisée des questions économiques, technologiques et de souveraineté nationale.

(Source : Enquête, 20 février 2026)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6892/7719 Régulation des télécoms
  • 541/7719 Télécentres/Cybercentres
  • 5229/7719 Economie numérique
  • 2725/7719 Politique nationale
  • 7624/7719 Fintech
  • 848/7719 Noms de domaine
  • 3022/7719 Produits et services
  • 2363/7719 Faits divers/Contentieux
  • 1161/7719 Nouveau site web
  • 7719/7719 Infrastructures
  • 2790/7719 TIC pour l’éducation
  • 283/7719 Recherche
  • 371/7719 Projet
  • 5235/7719 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2927/7719 Sonatel/Orange
  • 2515/7719 Licences de télécommunications
  • 428/7719 Sudatel/Expresso
  • 1579/7719 Régulation des médias
  • 1997/7719 Applications
  • 1635/7719 Mouvements sociaux
  • 2613/7719 Données personnelles
  • 222/7719 Big Data/Données ouvertes
  • 922/7719 Mouvement consumériste
  • 554/7719 Médias
  • 989/7719 Appels internationaux entrants
  • 2518/7719 Formation
  • 145/7719 Logiciel libre
  • 3272/7719 Politiques africaines
  • 1544/7719 Fiscalité
  • 258/7719 Art et culture
  • 909/7719 Genre
  • 2921/7719 Point de vue
  • 1605/7719 Commerce électronique
  • 2342/7719 Manifestation
  • 495/7719 Presse en ligne
  • 191/7719 Piratage
  • 320/7719 Téléservices
  • 1570/7719 Biométrie/Identité numérique
  • 473/7719 Environnement/Santé
  • 524/7719 Législation/Réglementation
  • 547/7719 Gouvernance
  • 2804/7719 Portrait/Entretien
  • 224/7719 Radio
  • 1248/7719 TIC pour la santé
  • 425/7719 Propriété intellectuelle
  • 88/7719 Langues/Localisation
  • 1723/7719 Médias/Réseaux sociaux
  • 3190/7719 Téléphonie
  • 290/7719 Désengagement de l’Etat
  • 1728/7719 Internet
  • 178/7719 Collectivités locales
  • 632/7719 Dédouanement électronique
  • 1775/7719 Usages et comportements
  • 1602/7719 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 871/7719 Audiovisuel
  • 5189/7719 Transformation digitale
  • 580/7719 Affaire Global Voice
  • 266/7719 Géomatique/Géolocalisation
  • 497/7719 Service universel
  • 1066/7719 Sentel/Tigo
  • 263/7719 Vie politique
  • 2492/7719 Distinction/Nomination
  • 51/7719 Handicapés
  • 1090/7719 Enseignement à distance
  • 1115/7719 Contenus numériques
  • 950/7719 Gestion de l’ARTP
  • 272/7719 Radios communautaires
  • 2812/7719 Qualité de service
  • 724/7719 Privatisation/Libéralisation
  • 205/7719 SMSI
  • 750/7719 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4271/7719 Innovation/Entreprenariat
  • 2088/7719 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 72/7719 Internet des objets
  • 269/7719 Free Sénégal
  • 1165/7719 Intelligence artificielle
  • 323/7719 Editorial
  • 17/7719 Gaming/Jeux vidéos
  • 36/7719 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous