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Après le Papss, Afreximbank dévoile Papsscard, un système de paiement par carte panafricain et indépendant

mardi 1er juillet 2025

Fintech

Ce nouveau système de paiement panafricain par carte bancaire entend réduire la dépendance de l’Afrique aux réseaux bancaires internationaux, tout en simplifiant les transactions entre pays africains.

Afreximbank a dévoilé le lundi 30 juin 2025, son nouveau système de paiement par carte bancaire dénommé Papsscard. Présentée lors des 32e Assemblées annuelles d’Afreximbank à Abuja, au Nigeria, cette carte est destinée à faciliter les paiements et transferts d’argent entre pays africains.

Elle est conçue pour permettre des transactions sans recourir aux grands réseaux bancaires internationaux, souvent basés en Europe ou aux Etats-Unis. Ces circuits entraînent des frais élevés pour les particuliers et transfèrent des données financières sensibles hors du continent. En traitant les opérations entièrement en Afrique, le nouveau système vise à conserver la valeur économique et les données sur le continent.

Papsscard est le fruit d’un partenariat entre Afreximbank, le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) et Mercury Payment Services (MPS). Elle permettra aux banques africaines de développer une infrastructure de paiement indépendante, tout en créant des opportunités pour les entreprises, notamment en réduisant les coûts de traitement des paiements. Elle entend renforcer les échanges commerciaux intra-africains, qui ne représentaient que 15 % du commerce global du continent en 2023 contre plus de 60 % pour l’Europe. Afreximbank prévoit un déploiement progressif avec le soutien des banques centrales et des systèmes de paiement nationaux.

« Pendant trop longtemps, la dépendance de l’Afrique aux systèmes de paiement externes a entravé le commerce, augmenté les coûts et compromis le contrôle de nos données financières. La Papsscard change la donne. C’est une étape décisive vers le renforcement du commerce intra-africain et la préservation de la valeur sur le continent », a fait savoir Benedict Oramah, président d’Afreximbank

Ce nouvel outil devra encore convaincre sur le continent pour être largement adopté. Certains pays africains disposent encore d’infrastructures technologiques insuffisantes, en particulier dans les zones rurales, ce qui pourrait limiter l’utilisation de ce système de paiement. Par ailleurs, il faudra assurer une cybersécurité adaptée pour protéger les données bancaires traitées localement. Par ailleurs, la concurrence pourrait se renforcer. Des opérateurs internationaux comme Visa ou MasterCard pourraient réduire leurs frais ou proposer des services adaptés au continent pour rester compétitifs.

Un projet ancré dans une stratégie de long terme

En Afrique, le marché des paiements transfrontaliers est en forte croissance. Il passera de 329 milliards $ en 2025 à 1000 milliards $ d’ici 2035, selon une étude de Oui Capital publiée le 27 mai 2025. Ce marché devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 12 %. Papsscard s’inscrit dans cette dynamique. Elle est lancée trois ans après le Papss, un système panafricain de paiement et de règlement développé par Afreximbank. Conçu pour simplifier les transactions transfrontalières entre pays africains, le Papss est actuellement opérationnel dans 16 pays en Afrique. Au Ghana, 80% des banques sont connectées à ce système.

Dans une interview accordée à l’Agence Ecofin, début juin 2025, John Bosco Sebabi, directeur général adjoint du PAPSS a indiqué que ce système sera progressivement étendu dans toutes les régions du continent, en passant par les canaux bancaires traditionnels et applications mobiles. Selon lui, le paiement est l’un des plus grands obstacles au commerce sur le continent africain. « Le commerce circule là où les systèmes de paiement sont efficaces », assure-t-il. Ce spécialiste des systèmes de paiement pointe du doigt 4 principaux freins aux paiements transfrontaliers en Afrique. Il s’agit de la lenteur : certaines transactions prennent jusqu’à cinq jours, le coût élevé des opérations, leur inaccessibilité pour les populations non bancarisées, et le manque de transparence. Papsscard entend répondre à ces limites avec une solution adaptée aux besoins du continent et à faible coût.

Chamberline Moko

(Source : Agence Ecofin, 1er juillet 2025)

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