OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Juillet 2026 > Aminata Touré : « L’Afrique est capable de devenir une puissance mondiale en (…)

Aminata Touré : « L’Afrique est capable de devenir une puissance mondiale en matière d’intelligence artificielle »

lundi 6 juillet 2026

Intelligence artificielle

À l’occasion du Club de Madrid, l’ancienne Première ministre du Sénégal a appelé à une stratégie africaine de souveraineté numérique, soulignant que l’intelligence artificielle pourrait constituer un des plus grands leviers de transformation économique du continent.

L’Afrique ne peut pas manquer la révolution de l’intelligence artificielle. C’est le message qu’a porté Aminata Touré lors d’un entretien accordé au RegulatingAI Podcast, enregistré à Madrid en marge du dialogue politique annuel du Club de Madrid.

Devant la montée en puissance mondiale de l’IA et la domination des grandes puissances technologiques, l’ancienne Première ministre sénégalaise porte une ambition forte : faire de l’Afrique un acteur stratégique de la nouvelle économie numérique et non plus un simple consommateur de technologies étrangères.

« Une occasion historique » pour le continent

Lors de son entretien avec le présentateur Sanjay Puri, Aminata Touré met souligne que l’intelligence artificielle peut être une « opportunité décisive » pour l’Afrique. Elle la compare à la révolution de la téléphonie mobile, qui avait permis au continent de passer outre certaines fragilités structurelles.

Elle explique que plusieurs facteurs jouent aujourd’hui en faveur de l’Afrique : une jeunesse, une adoption rapide des technologies numériques et un écosystème entrepreneurial en plein essor.

Dans un monde vieillissant, la jeunesse africaine devient un atout compétitif majeur. D’ici 2050, le continent devrait accueillir près d’un quart de la population mondiale, une majorité de jeunes actifs qui alimenteront les futurs marchés du numérique et de l’innovation.

La souveraineté des données au centre des débats

Mais sous les promesses de croissance, l’ancienne ministre de la Justice sonne l’alarme sur un risque : celui d’une nouvelle dépendance technologique.

Selon Aminata Touré, l’Afrique doit absolument conserver la maîtrise de ses données, de ses infrastructures numériques et de ses systèmes d’intelligence artificielle. Sans cela, le continent risque de se transformer en simple réservoir de données exploitées par les géants technologiques étrangers.

La question de la souveraineté numérique devient de plus en plus importante dans les débats internationaux. Aujourd’hui, les données sont vues comme un actif stratégique clé pour le développement des modèles d’IA, tout comme les ressources énergétiques ou industrielles.

Plusieurs pays africains s’efforcent déjà de renforcer leurs capacités locales par la mise en place de data centers, par l’élaboration de politiques de cybersécurité et par la définition de stratégies nationales sur l’intelligence artificielle.

IA : ses promesses pour l’agriculture, la santé et l’éducation

L’entretien fait également ressortir les secteurs où l’IA pourrait avoir un impact direct sur les économies africaines.

Les outils prédictifs pourraient permettre à l’agriculture d’augmenter ses rendements et aider les producteurs à se préparer aux effets du changement climatique. En matière de santé, l’intelligence artificielle pourrait aider à poser des diagnostics médicaux dans des régions où les spécialistes manquent.

Le secteur éducatif est également identifié comme une priorité stratégique, notamment pour former une nouvelle génération de développeurs, d’ingénieurs et de chercheurs africains aptes à participer à la compétition mondiale.

Réguler sans brider l’innovation

Un autre enjeu majeur abordé au cours de l’entretien est celui de la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Alors que plusieurs pays occidentaux tentent de réguler l’usage de l’IA face aux risques de désinformation, de manipulation politique ou de biais algorithmiques, Aminata Touré pense qu’il faut que l’Afrique développe son propre modèle réglementaire.

Selon elle, il s’agit de parvenir à un équilibre entre innovation technologique, protection des institutions démocratiques et préservation des identités culturelles africaines.

La question des langues africaines dans les futurs systèmes d’intelligence artificielle a notamment été abordée, alors que les modèles dominants demeurent largement centrés sur les langues occidentales.

L’entretien montre qu’au-delà des questions technologiques, une mutation plus profonde est à l’œuvre : l’intelligence artificielle devient un champ de compétition géopolitique mondiale.

Longtemps absente des grandes stratégies numériques mondiales, l’Afrique entend désormais compter dans les débats sur la gouvernance mondiale de l’IA.

Selon Aminata Touré, il faut investir sans tarder dans les compétences, les infrastructures et les politiques publiques, afin d’empêcher le continent de rester à la marge de la prochaine révolution industrielle.

Car dans l’économie mondiale de demain, la maîtrise de l’intelligence artificielle pourrait compter bien plus que pour la croissance : elle pourrait redessiner les rapports de puissance entre les nations.

(Source : [Social Net Link->https://www.socialnetlink.org/, 6 juillet 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3334/3620 Régulation des télécoms
  • 265/3620 Télécentres/Cybercentres
  • 2625/3620 Economie numérique
  • 1449/3620 Politique nationale
  • 3620/3620 Fintech
  • 383/3620 Noms de domaine
  • 1440/3620 Produits et services
  • 1069/3620 Faits divers/Contentieux
  • 497/3620 Nouveau site web
  • 3554/3620 Infrastructures
  • 1227/3620 TIC pour l’éducation
  • 132/3620 Recherche
  • 181/3620 Projet
  • 2611/3620 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1350/3620 Sonatel/Orange
  • 1150/3620 Licences de télécommunications
  • 219/3620 Sudatel/Expresso
  • 726/3620 Régulation des médias
  • 898/3620 Applications
  • 716/3620 Mouvements sociaux
  • 1202/3620 Données personnelles
  • 209/3620 Big Data/Données ouvertes
  • 415/3620 Mouvement consumériste
  • 249/3620 Médias
  • 461/3620 Appels internationaux entrants
  • 1266/3620 Formation
  • 77/3620 Logiciel libre
  • 1507/3620 Politiques africaines
  • 780/3620 Fiscalité
  • 149/3620 Art et culture
  • 414/3620 Genre
  • 1367/3620 Point de vue
  • 801/3620 Commerce électronique
  • 1018/3620 Manifestation
  • 236/3620 Presse en ligne
  • 83/3620 Piratage
  • 140/3620 Téléservices
  • 783/3620 Biométrie/Identité numérique
  • 226/3620 Environnement/Santé
  • 255/3620 Législation/Réglementation
  • 316/3620 Gouvernance
  • 1290/3620 Portrait/Entretien
  • 94/3620 Radio
  • 624/3620 TIC pour la santé
  • 193/3620 Propriété intellectuelle
  • 47/3620 Langues/Localisation
  • 759/3620 Médias/Réseaux sociaux
  • 1515/3620 Téléphonie
  • 138/3620 Désengagement de l’Etat
  • 837/3620 Internet
  • 91/3620 Collectivités locales
  • 281/3620 Dédouanement électronique
  • 953/3620 Usages et comportements
  • 779/3620 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 396/3620 Audiovisuel
  • 2392/3620 Transformation digitale
  • 293/3620 Affaire Global Voice
  • 111/3620 Géomatique/Géolocalisation
  • 279/3620 Service universel
  • 471/3620 Sentel/Tigo
  • 122/3620 Vie politique
  • 1071/3620 Distinction/Nomination
  • 26/3620 Handicapés
  • 511/3620 Enseignement à distance
  • 495/3620 Contenus numériques
  • 398/3620 Gestion de l’ARTP
  • 139/3620 Radios communautaires
  • 1474/3620 Qualité de service
  • 314/3620 Privatisation/Libéralisation
  • 97/3620 SMSI
  • 342/3620 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2073/3620 Innovation/Entreprenariat
  • 959/3620 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 29/3620 Internet des objets
  • 121/3620 Free Sénégal
  • 622/3620 Intelligence artificielle
  • 147/3620 Editorial
  • 42/3620 Gaming/Jeux vidéos
  • 23/3620 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous