OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Juin 2020 > La Cour de justice de la CEDEAO se lance dans le numérique

La Cour de justice de la CEDEAO se lance dans le numérique

jeudi 25 juin 2020

Transformation digitale

La Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) compte, désormais, sur le numérique pour gérer les dossiers de justice qui lui sont soumis afin de contourner l’arrêt de ses activités dû à l’expansion de la pandémie de Covid-19 dans la sous-région. L’annonce a été faite hier, par son président Edward Esante, lors d’une vidéoconférence.

Les premières audiences virtuelles de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) se sont tenues ce 22 juin avec un arrêt rendu. Ceci après une suspension des activités liée à l’expansion de la Covid-19 dans la sous-région. ‘’Nous espérons que d’ici la mi-juillet, les arrêts seront rendus dans 15 autres affaires et 10 autres seront examinées. Nous avons foi qu’au-delà de cette valeur visible de cette technologie pour l’organisation des audiences, la technologie nous aidera également à améliorer la saisine de la cour par les personnes nécessiteuses’’, affirme le président de la cour.

Edward Esante, qui s’exprimait hier, lors d’une vidéoconférence, a indiqué qu’à ce rythme, la technologie pourrait leur permettre de ‘’renoncer’’ à la création de sous-comités dans les Etats-membres et ‘’faciliter’’ le coût des dépôts des affaires. Et aussi la création d’un fonds d’assistance pour la catégorie des citoyens pour lesquels le président de la cour estime que les coûts des dépôts pour les affaires devant la cour sont élevés, en raison du coût du voyage et des dépenses qui y sont associées.

D’après le juge Esante, la technologie que la cour a déployée est sur deux volets. Le premier est relatif aux audiences virtuelles où leurs avocats n’ont pas besoin de se rendre à Abuja pour déposer leurs affaires ou pour prendre part aux audiences de la cour. Les actes de procédure sont maintenant déposés par courriers électroniques auprès du greffier de la cour qui les accuse de réception, les enregistre avec le cachet de la cour, les scanne et les envoie par e-mail à leur partie défendeur.

‘’Le deuxième volet est le système de gestion électronique des dossiers d’affaires. Ce dernier est en train d’être mis en œuvre et lorsqu’il deviendra pleinement opérationnel, les actes de saisine de la cour seront déposés à travers notre système de réseau par les avocats et les parties où qu’ils se trouvent. Et dès qu’ils arrivent au greffier de la cour, le système en accusera réception, s’ils sont conformes en spécification’’, explique-t-il.

Après ceci, une copie est générée automatiquement et transmise à d’autres parties ou son avocat qui sera déjà dans notre système. C’est un système auto-générateur à plusieurs niveaux et avec un accès exclusif au personnel et juges qui travaillent là-dessus à un moment donné et jusqu’à l’audition des parties et au prononcé de l’arrêt.

Edward Esante soutient que le ‘’grand avantage’’ de ce système est une ‘’administration rapide’’ de la justice, la ‘’réduction des retards’’ dans la proclamation des affaires, la ‘’hausse de la productivité’’. Mais, également, l’amélioration de la rentabilité, un accès facile à la cour et l’amélioration de la sécurité, de la conservation des registres judiciaires… ‘’L’autre avantage pour les citoyens de la CEDEAO est le fait que les parties ne paieront plus de billets d’avion et de frais d’hôtels pour elles et leurs avocats pour se rendre à Abuja et prendre part aux audiences.

Pour rendre durable cette audience virtuelle et le système de gestion qui découle des dossiers d’affaires, la cour est bien outillée en termes de dotation en personnel informaticien et il faut assez de soutien informatique’’, dit-il.

Faire attention aux attaques cybercriminelles

Au fait, avant la Covid-19, le commissaire en charge des Télécoms et des technologies de l’information de la Commission de la CEDEAO a relevé qu’il n’y avait pas une certaine volonté d’installer des applications des Tic pour une efficacité dans leurs activités. ‘’Pendant la Covid, il y a eu des applications qui ont été utilisées en force. On a constaté que toutes ces nouvelles applications sont nécessaires pendant la Covid. Mais, l’après-Covid va aussi changer les activités. On ne reviendra pas en arrière. Nous allons utiliser les outils qu’on utilisait pendant la Covid ; nous allons améliorer. Parce que ce serait la nouvelle règle. La commission est en train de travailler pour dématérialiser tout ce qui est fonction, gestion, production. Donc, nous allons utiliser les Tic pour accompagner toutes ces fonctions’’, souligne le Dr Zouli Bonkoungou.

Toutefois, le commissaire signale qu’ils vont aussi travailler sur la cybersécurité. ‘’Pendant que nos administrations, organisations utilisent les Tic, il y a, en même temps, un développement de la cybercriminalité. Nous devons donc faire attention. Parce qu’il y a des menaces de toute part. Au niveau de la cour, on a des documents confidentiels. Il va falloir que les gens aient la confidentialité. Qu’ils travaillent dans la transparence, la sécurité, dans la protection totale. Là, nous avons aussi des projets et bientôt nous allons en avoir pour toute la cour, pour qu’elle soit dans les mêmes projets et programmes des pays membres de la CEDEAO’’, renchérit-il.

Cependant, selon le président de la Cour de justice, les menaces cybercriminelles ne sont pas les challenges auxquels ils doivent faire face dans l’exercice de leurs fonctions. ‘’L’un des grands défis de la cour est la réduction du nombre de traducteurs dans l’organigramme de 2018. La cour a besoin de traduction rapide des dossiers de procédure dans les programmes officiels, pour faciliter le travail. Une des autres préoccupations de la cour est le problème d’exécution de ses arrêts. Bien que leur exécution soit obligatoire pour les Etats membres de la CEDEAO, les institutions, de la même que les personnes physiques, le niveau d’exécution ou de conformité est inquiétant’’, a par ailleurs soutenu Edward Esante.

Dès lors, le juge précise que le pouvoir d’exécution de ses arrêts n’incombe pas à la cour. ‘‘Par contre, nous continuerons de lancer un appel aux Etats membres afin de pouvoir résoudre cette question et renforcer notre confiance en elle’’, conclut-il.

Il faut rappeler que le Sénégal fait partie des pays qui n’ont pas respecté certains arrêts rendus par cette cour. Notamment dans l’affaire de la traque des biens mal acquis qui a valu la prison à Karim Wade en 2013. Elle avait aussi condamné sévèrement l’Etat du Sénégal, dans son verdict rendu le 29 juin 2017, à la suite de l’emprisonnement de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, dans l’affaire de la caisse d’avance.

Mariama Diémé

(Source : Enquête, 25 juin 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4384/5084 Régulation des télécoms
  • 348/5084 Télécentres/Cybercentres
  • 3396/5084 Economie numérique
  • 1734/5084 Politique nationale
  • 4976/5084 Fintech
  • 522/5084 Noms de domaine
  • 2347/5084 Produits et services
  • 1506/5084 Faits divers/Contentieux
  • 752/5084 Nouveau site web
  • 5084/5084 Infrastructures
  • 1806/5084 TIC pour l’éducation
  • 190/5084 Recherche
  • 248/5084 Projet
  • 3390/5084 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1883/5084 Sonatel/Orange
  • 1608/5084 Licences de télécommunications
  • 278/5084 Sudatel/Expresso
  • 1297/5084 Régulation des médias
  • 1286/5084 Applications
  • 1131/5084 Mouvements sociaux
  • 1670/5084 Données personnelles
  • 131/5084 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5084 Mouvement consumériste
  • 370/5084 Médias
  • 655/5084 Appels internationaux entrants
  • 1679/5084 Formation
  • 94/5084 Logiciel libre
  • 2085/5084 Politiques africaines
  • 1062/5084 Fiscalité
  • 167/5084 Art et culture
  • 612/5084 Genre
  • 1748/5084 Point de vue
  • 1026/5084 Commerce électronique
  • 1475/5084 Manifestation
  • 322/5084 Presse en ligne
  • 129/5084 Piratage
  • 208/5084 Téléservices
  • 904/5084 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5084 Environnement/Santé
  • 375/5084 Législation/Réglementation
  • 356/5084 Gouvernance
  • 1787/5084 Portrait/Entretien
  • 148/5084 Radio
  • 766/5084 TIC pour la santé
  • 277/5084 Propriété intellectuelle
  • 58/5084 Langues/Localisation
  • 1310/5084 Médias/Réseaux sociaux
  • 2098/5084 Téléphonie
  • 193/5084 Désengagement de l’Etat
  • 1117/5084 Internet
  • 114/5084 Collectivités locales
  • 463/5084 Dédouanement électronique
  • 1113/5084 Usages et comportements
  • 1040/5084 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 558/5084 Audiovisuel
  • 3471/5084 Transformation digitale
  • 388/5084 Affaire Global Voice
  • 160/5084 Géomatique/Géolocalisation
  • 319/5084 Service universel
  • 670/5084 Sentel/Tigo
  • 174/5084 Vie politique
  • 1547/5084 Distinction/Nomination
  • 38/5084 Handicapés
  • 724/5084 Enseignement à distance
  • 769/5084 Contenus numériques
  • 593/5084 Gestion de l’ARTP
  • 185/5084 Radios communautaires
  • 1757/5084 Qualité de service
  • 428/5084 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5084 SMSI
  • 514/5084 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2724/5084 Innovation/Entreprenariat
  • 1378/5084 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5084 Internet des objets
  • 182/5084 Free Sénégal
  • 726/5084 Intelligence artificielle
  • 206/5084 Editorial
  • 3/5084 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5084 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous