OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Février 2018 > La BCEAO et le défi digital

La BCEAO et le défi digital

vendredi 16 février 2018

Fintech

La finance digitale est en butte à certaines difficultés, du fait, entre autres, de l’attitude jugée insuffisamment proactive des banques pour exploiter pleinement les opportunités qu’elle offre. Le colloque sur les innovations financières et technologiques dans le secteur bancaire organisé à Dakar veut apporter les correctifs et repousser les horizons du secteur bancaire, en résolvant la question de la faible bancarisation.

Dans le contexte de faible bancarisation, la Bceao s’est fixée comme objectif, à travers une stratégie régionale d’inclusion financière, en synergie avec les stratégies nationales, d’‘’assurer, sur un horizon de 5 ans, l’accès et l’utilisation d’une gamme diversifiée de produits et services financiers adaptés, à coûts abordables à 75% de la population adulte de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)’’. ‘’La stratégie met un accent particulier sur les principaux groupes cibles identifiés que sont les populations rurales, les jeunes, les PME, les personnes à faible éducation financière et les femmes. Pour atteindre cet objectif, il conviendra de miser, d’une part, sur l’offre de nouveaux services et produits par de nouveaux acteurs et, d’autre part, l’adaptation des services offerts par les institutions financières déjà établies, grâce à l’incorporation d’innovations technologiques’’, a indiqué, hier, le Directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Amine Lo, lors du colloque sur les innovations financières et technologiques dans le secteur bancaire.

Ainsi, M. Lo a-t-il admis que les défis ‘’sont immenses’’ face à la problématique de la finance digitale. Evoquant les difficultés, le patron de la Bceao au Sénégal a cité celui de relever ‘’l’attitude insuffisamment proactive’’ des banques pour exploiter pleinement les opportunités offertes par la finance digitale : ‘’la concurrence entre acteurs, je veux nommer les sociétés de télécommunications, en tant qu’émettrices de monnaie électronique et fournisseuses d’accès d’une part, et les acteurs financiers d’autre part ; la difficulté pour les régulateurs bancaires et des télécoms à procéder à temps réel leurs réglementations au rythme des progrès technologiques’’, a-t-il souligné.

Même si le cadre de régulation et de supervision bancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) s’avère dans sa contexture actuelle ‘’suffisamment robuste’’, selon Ahmadou Al Amine Lo, pour assurer la ‘’maîtrise adéquate’’ de l’impact sur le système bancaire. Mais aussi, la stabilité financière, l’entrée de nouveaux acteurs et produits innovants sur le marché. ‘’Les enjeux à prendre en considération, dans l’immédiat, sont exclusivement liés aux services de paiement. Au nombre de ces initiatives, il convient en particulier de citer l’adaptation du cadre juridique et de supervision, pour le rendre plus accessible à l’innovation technologique’’, renseigne M. Lo. Ainsi, le Directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) souligne que de nouvelles règles ont été édictées dans le domaine de la monnaie électronique. Et celles-ci se sont traduites par des ‘’avancées significatives’’ en termes d’élargissement de l’offre de services financiers et d’extension des réseaux de distribution.

Eviter des comportements ‘’non scrupuleux’’

En réalité, les innovations financières et technologiques repoussent, selon M. Lo, l’horizon du secteur bancaire et présentent des possibilités étendues d’accompagnement des économies des pays africains. ‘’Les institutions financières devront veiller à ne pas s’engager dans des comportements non scrupuleux, tels que ceux qui ont prévalu dans le cas des actifs toxiques vendus à leur clientèle et ayant débouché sur la crise des subprimes aux Etats-Unis’’, a-t-il prévenu. Pour ce qui est des régulateurs, M. Lo estime qu’ils devront assurer, à tout moment et en toute circonstance, la présence d’un cadre institutionnel pour toute innovation financière acceptée dans leur juridiction. En même temps, il faut veiller en particulier à la sauvegarde des systèmes de paiement.

Compte tenu de l’impact du développement du secteur financier sur la croissance et la réduction de la pauvreté, le Coordonnateur de la Direction générale des services financiers et de la compétitivité, Ismaëla Guèye, a signalé que cet objectif ‘’ne pourrait être atteint sans la construction d’un secteur financier inclusif et stable, innovant et efficient, porté sur le financement sain des activités productives’’. ‘’Malgré les avancées notées, la problématique du financement de l’activité économique continue de se poser dans la zone Uemoa. Et les progrès réalisés en matière d’inclusion financière et du développement du marché financier demeurent encore faibles comparés aux autres régions du monde’’, constate-t-il.

Pour ce représentant du ministre de l’Economie à cette occasion, l’enjeu que constituent les progrès technologiques permet d’améliorer l’accès aux services financiers, notamment en réduisant les coûts et en permettant d’élargir l’offre dans des zones reculées. ‘’Une inclusion financière durable et efficiente exige un équilibre entre l’innovation et les garde-fous qui permettent d’assurer la bonne santé du secteur financier. Et les innovations financières constituent indéniablement un progrès social et, à ce titre, elles méritent d’être soutenues’’, a-t-il dit.

Mariama Diémé

(Source : Enquête, 16 fébrier 2018)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4566/5715 Régulation des télécoms
  • 358/5715 Télécentres/Cybercentres
  • 3684/5715 Economie numérique
  • 1888/5715 Politique nationale
  • 5113/5715 Fintech
  • 567/5715 Noms de domaine
  • 2048/5715 Produits et services
  • 1540/5715 Faits divers/Contentieux
  • 764/5715 Nouveau site web
  • 5715/5715 Infrastructures
  • 2015/5715 TIC pour l’éducation
  • 190/5715 Recherche
  • 251/5715 Projet
  • 4361/5715 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2049/5715 Sonatel/Orange
  • 1647/5715 Licences de télécommunications
  • 287/5715 Sudatel/Expresso
  • 1036/5715 Régulation des médias
  • 1409/5715 Applications
  • 1608/5715 Mouvements sociaux
  • 1739/5715 Données personnelles
  • 153/5715 Big Data/Données ouvertes
  • 644/5715 Mouvement consumériste
  • 378/5715 Médias
  • 701/5715 Appels internationaux entrants
  • 1712/5715 Formation
  • 107/5715 Logiciel libre
  • 2480/5715 Politiques africaines
  • 1111/5715 Fiscalité
  • 174/5715 Art et culture
  • 596/5715 Genre
  • 1969/5715 Point de vue
  • 1100/5715 Commerce électronique
  • 1518/5715 Manifestation
  • 331/5715 Presse en ligne
  • 128/5715 Piratage
  • 222/5715 Téléservices
  • 1049/5715 Biométrie/Identité numérique
  • 378/5715 Environnement/Santé
  • 589/5715 Législation/Réglementation
  • 368/5715 Gouvernance
  • 1854/5715 Portrait/Entretien
  • 148/5715 Radio
  • 781/5715 TIC pour la santé
  • 286/5715 Propriété intellectuelle
  • 60/5715 Langues/Localisation
  • 1134/5715 Médias/Réseaux sociaux
  • 2131/5715 Téléphonie
  • 195/5715 Désengagement de l’Etat
  • 1062/5715 Internet
  • 120/5715 Collectivités locales
  • 422/5715 Dédouanement électronique
  • 1456/5715 Usages et comportements
  • 1060/5715 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 571/5715 Audiovisuel
  • 3684/5715 Transformation digitale
  • 400/5715 Affaire Global Voice
  • 380/5715 Géomatique/Géolocalisation
  • 410/5715 Service universel
  • 708/5715 Sentel/Tigo
  • 184/5715 Vie politique
  • 1887/5715 Distinction/Nomination
  • 34/5715 Handicapés
  • 719/5715 Enseignement à distance
  • 902/5715 Contenus numériques
  • 603/5715 Gestion de l’ARTP
  • 189/5715 Radios communautaires
  • 2106/5715 Qualité de service
  • 625/5715 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5715 SMSI
  • 575/5715 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2849/5715 Innovation/Entreprenariat
  • 1602/5715 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 53/5715 Internet des objets
  • 173/5715 Free Sénégal
  • 1024/5715 Intelligence artificielle
  • 203/5715 Editorial
  • 12/5715 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5715 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous