OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Juillet 2020 > L’usage abusif des réseaux sociaux au Sénégal : la recrudescence du nombre (…)

L’usage abusif des réseaux sociaux au Sénégal : la recrudescence du nombre de victimes inquiète !

jeudi 30 juillet 2020

Usages et comportements

L’utilisation des nouvelles technologies au Sénégal et un peu partout dans le monde commence à déceler ses tares dans la société. Ces derniers temps-ci, le nombre de victimes dans le cyberespace a connu une augmentation très inquiétante pour l’opinion publique.

L’internet en général et les plateformes de communications électroniques en particulier constituent les principaux supports de commission d’infractions cybercriminelles. Considéré comme une zone de non limite, la toile constitue ainsi un monde virtuel ou passe une interconnexion entre plusieurs milliards d’individus. Cette situation présente des risques pour les cyberconsommateurs, notamment les jeunes qui sont devenus très habitués avec les technologies numériques.

Au Sénégal, la diffusion de certains contenus inappropriés aux réalités sociales est devenue virale ces derniers moments, suscitant des débats dans toutes les instances. Comment est-on arrivé à ce stade ? Pourquoi la jeunesse est la principale victime des dérives sur le cyberespace ? Quelles sont les conséquences qui peuvent en découler d’une telle situation ? Des solutions sont-elles envisageables pour éradiquer ce fléau ? Telles sont les questions qui méritent d’être élucidées au profit de la population pour une meilleure compréhension de la situation.

L’explosion des médias sociaux : l’un des facteurs aggravants de la situation.

La facilité d’utilisation d’internet et l’émergence significative des médias sociaux lors de cette dernière décennie a occasionné des impacts négatifs dans la société. Pour rappel, les plateformes de communications électroniques ne datent pas d’aujourd’hui et ne sont guère nouvelles dans l’écosystème numérique. En effet, depuis les prémices de Facebook en 2004, les médias sociaux ne cessent de s’accroitre de manière exponentielle. Aujourd’hui, on en compte plus d’une vingtaine d’applications diverses et variées selon les contenus proposés et la révolution numérique continue de suivre son épilogue. Cette situation a favorisé la multiplication du nombre d’internautes dans le monde.

La courbe des cyberconsommateurs suit une logique ascendante faisant ainsi le Web un village planétaire. Ainsi, avec le contexte sanitaire mondial marqué par cette pandémie de covid-19, le nombre d’internautes et d’utilisateurs des médias sociaux a connu une hausse dans le monde et cette situation n’épargne pas le Sénégal. Compte tenu des mesures édictées par l’Etat dans la lutte contre la propagation du virus en occurrence l’état d’urgence et le couvre-feu, l’usage des médias sociaux était devenu le passe-temps favori de certains Sénégalais.

À l’en croire, certains d’entre eux pouvaient passer plus de 6 h de temps avec leurs smartphones pour combler le vide occasionné par la pandémie. Ainsi, cette situation a contribué à la multiplication des dérives sur la toile. Toutefois, même si que les dangers du monde virtuel ne laissent en rade aucun internaute, la jeunesse, cette couche sociale très vulnérable est souvent victime d’une mauvaise utilisation des médias sociaux.

La révolution numérique continue de se disséminer partout dans le monde. Avec le développement des nouvelles technologies, la planète a connu un bouleversement spectaculaire sur tous les plans, permettant ainsi à la population mondiale de revoir leur façon de penser, de faire et de vivre. Les grandes firmes qui s’activent dans le domaine technologique produisent en masse des outils de communication électroniques pour répondre aux besoins de la population.

Au bout de quelques décennies, le monde a assisté à un développement faramineux du nombre de plateforme numérique ouvert et accessible à toutes les couches sociales et évoluant de génération en génération. Sous le coup de l’innovation, cette nouvelle génération, en occurrence la jeunesse est tombée sur des outils de communication électronique très sophistiquées et modernes.

La révolution des téléphones mobiles classiques en smartphone a ouvert une nouvelle brèche dans l’écosystème numérique. Ainsi, cette situation a instauré un conflit de génération digitale. Les jeunes sont devenus beaucoup plus familiers avec ces plateformes, ce qui constitue sans doute un risque majeur pour cette couche sociale.

Au Sénégal, l’addiction des jeunes aux médias sociaux se justifie par plusieurs arguments. Par exemple sur un smartphone, les utilisateurs ont souvent tendance à installer plusieurs applications proposant les mêmes contenus ou des contenus différents, ce qui favorise la publication en masse de leurs données personnelles.

Cette circonstance qui est le plus souvent adossée un quantum horaire signifiant d’utilisation des médias sociaux contribue d’une part à la multiplication des dérives dans le cyberespace. D’autre part, la question des amis virtuels pose souvent d’énormes problèmes. Dans ce monde virtuel, la confiance numérique constitue un élément très important, ce que beaucoup d’internautes ignorent à ce jour.

Mauvais usage des médias sociaux : une situation très déconcertante avec des conséquences déplorables.

L’utilisation tendancieuse des médias sociaux au Sénégal participe à une dégradation massive des bonnes mœurs surtout chez les jeunes. Depuis quelque temps, on constate que des contenus obscènes ou contraires aux réalités sociales transitent au niveau des plateformes de communication. Les internautes en général et la jeunesse en particulier s’adonnent à des pratiques malencontreuses. Ainsi, le nombre de scandale devient très vite pléthorique et le monde virtuel se présente comme une zone de danger.

Pour rappel, Jean Foyer, le rapporteur de la loi informatique et liberté de 1978 avait alerté sur la situation avec l’interrogation suivante : « La civilisation de l’informatique ne va-t-elle pas devenir celle de l’indiscrétion et de l’implacabilité, celle qui n’oublie, ni ne pardonne, qui enfonce le mur de l’intimité, enfreint la règle du secret de la vie privée, déshabille les individus ? ». Aujourd’hui, le temps lui a donné raison. À l’espace de deux mois, des photos et vidéos à caractère pornographique tourné par des adultes sont devenus viraux, poussant ainsi les acteurs judiciaires à saisir et traiter le dossier.

D’ailleurs ce n’est pas tout, fréquemment des publications à caractère injurieux, racial ou confrérique font la une des plateformes de communications électroniques. De l’autre côté, des personnes malintentionnées préfèrent le dénigrement, la diffamation ou encore l’usurpation d’identité pour des raisons diverses et variées. Toutefois, si certains sont victimes d’une culture numérique insuffisante, d’autres sont souvent trahis par des personnes de mauvaise foi, ce qui rejoint en principe la question de la confiance numérique dans le cyberespace.

A cela s’ajoute le phénomène du « partage » sur la toile qui participe grandement à la chaîne de victimisation des internautes. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que l’utilisation sans modération des médias sociaux participe à la déperdition des valeurs sociales. Pire encore, certains contenus peuvent déstabiliser la cohésion sociale et être la source de conflit, ce qui n’est pas souhaité. Pour ce qui de la vie privée, l’e-réputation des acteurs de telles publications est souvent remis en cause car le problème du droit à l’oubli s’impose généralement sur la toile.

Actuellement, les conséquences de cette situation sont énormes et parfois même elles dépassent l’opinion publique. La question de la vie privée sur internet a ainsi fait couler beaucoup d’encre et de salive. Si d’un côté certains s’intéressent sur la protection des données personnelles sur internet, de l’autre côté d’autre préfèrent s’aventurer sur les comportements et la responsabilité des internautes. Alors face à cette montée exponentielle du nombre de victimes dans le monde virtuel, il semble important voire même urgent de mettre en place des solutions pour extirper un tel fléau très néfaste pour la société.

Malgré cette situation désastreuse, des solutions pourront toujours être utiles pour l’éradication de ce phénomène.

Les problèmes liés à l’usage abusif des médias sociaux sont d’ordre planétaire. Aujourd’hui, il est très difficile d’échapper aux tentatives d’atteintes à la vie privée sur internet étant donné que le risque zéro n’existe nullement pas dans le cyberespace. Néanmoins, des solutions aléatoires peuvent toujours aider à anéantir les dangers omniprésents sur la toile. Toutefois, même si quelque la sensibilisation fait défaut au Sénégal, elle reste à ce jour la clé de voûte pour assurer une meilleure protection des internautes.

Pourvue que la majeure partie des usagers des plateformes de communication électroniques s’aventurent dans un monde parfaitement incompris, l’éveil de leur conscience sur les cyber risques peut aider à réduire considérablement les atteintes à leurs données personnelles .A travers cette sensibilisation, les acteurs concernés pourront insister sur l’existence d’un cadre institutionnel et normatif relatif aux activités en ligne et que certaines pratiques sont prévues et punies par la législation sénégalaise.

A ce titre, il est important de rappeler aussi que l’usage des réseaux sociaux est une question à responsabilité partagée. L’adoption de bons comportement en ligne doit être l’affaire de tout un chacun d’entre nous, surtout dans ce contexte marqué par une multiplication incessante des dérives. Tout de même, l’alourdissement des sanctions pour les cybercriminels n’est pas laissé en rade en guise de solution. D’une part, si certaines personnes insistent sur l’actualisation du cadre juridique de la protection des données personnelles au Sénégal d’autre préfèrent soulever la question du pouvoir de sanction que doit avoir l’autorité de régulation en occurrence la CDP pour mieux assurer l’organisation et le fonctionnement des activités numériques au Sénégal.

Assane Sy
Cyber juriste-consultant

(Source : SeneNews, 30 juillet 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5662/6201 Régulation des télécoms
  • 414/6201 Télécentres/Cybercentres
  • 4573/6201 Economie numérique
  • 2275/6201 Politique nationale
  • 6201/6201 Fintech
  • 660/6201 Noms de domaine
  • 2467/6201 Produits et services
  • 1886/6201 Faits divers/Contentieux
  • 858/6201 Nouveau site web
  • 6108/6201 Infrastructures
  • 2367/6201 TIC pour l’éducation
  • 230/6201 Recherche
  • 287/6201 Projet
  • 4563/6201 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2302/6201 Sonatel/Orange
  • 2038/6201 Licences de télécommunications
  • 354/6201 Sudatel/Expresso
  • 1236/6201 Régulation des médias
  • 1555/6201 Applications
  • 1301/6201 Mouvements sociaux
  • 2103/6201 Données personnelles
  • 351/6201 Big Data/Données ouvertes
  • 757/6201 Mouvement consumériste
  • 447/6201 Médias
  • 778/6201 Appels internationaux entrants
  • 2263/6201 Formation
  • 116/6201 Logiciel libre
  • 2672/6201 Politiques africaines
  • 1200/6201 Fiscalité
  • 256/6201 Art et culture
  • 700/6201 Genre
  • 2159/6201 Point de vue
  • 1283/6201 Commerce électronique
  • 1832/6201 Manifestation
  • 387/6201 Presse en ligne
  • 150/6201 Piratage
  • 238/6201 Téléservices
  • 1252/6201 Biométrie/Identité numérique
  • 399/6201 Environnement/Santé
  • 411/6201 Législation/Réglementation
  • 541/6201 Gouvernance
  • 2198/6201 Portrait/Entretien
  • 182/6201 Radio
  • 914/6201 TIC pour la santé
  • 330/6201 Propriété intellectuelle
  • 73/6201 Langues/Localisation
  • 1329/6201 Médias/Réseaux sociaux
  • 2593/6201 Téléphonie
  • 228/6201 Désengagement de l’Etat
  • 1423/6201 Internet
  • 146/6201 Collectivités locales
  • 510/6201 Dédouanement électronique
  • 1512/6201 Usages et comportements
  • 1312/6201 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 650/6201 Audiovisuel
  • 4349/6201 Transformation digitale
  • 475/6201 Affaire Global Voice
  • 226/6201 Géomatique/Géolocalisation
  • 471/6201 Service universel
  • 793/6201 Sentel/Tigo
  • 219/6201 Vie politique
  • 1924/6201 Distinction/Nomination
  • 40/6201 Handicapés
  • 880/6201 Enseignement à distance
  • 853/6201 Contenus numériques
  • 713/6201 Gestion de l’ARTP
  • 216/6201 Radios communautaires
  • 2541/6201 Qualité de service
  • 531/6201 Privatisation/Libéralisation
  • 159/6201 SMSI
  • 632/6201 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3611/6201 Innovation/Entreprenariat
  • 1634/6201 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 54/6201 Internet des objets
  • 203/6201 Free Sénégal
  • 959/6201 Intelligence artificielle
  • 238/6201 Editorial
  • 34/6201 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/6201 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous