OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Novembre > L’harmonisation des politiques réglementaires se joue à l’international

L’harmonisation des politiques réglementaires se joue à l’international

dimanche 18 novembre 2012

Régulation des télécoms

Le secteur des télécommunications pourraient jouer un formidable rôle dans le processus d’intégration des peuples en Afrique. Depuis maintenant une décennie, les accords de coopérations entre régulateurs, se multiplient pour promouvoir la bonne mise en application des textes réglementaires et surtout favoriser et mutualiser les bonnes pratiques. Plusieurs niveaux d’accords existent à jour, à commencer par ceux de l’OMC.
Le premier niveau concerne les négociations au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Ces accords ont permis d’établir la base d’une réforme structurelle du secteur des télécommunications dont l’objectif consiste à supprimer les inhibitions comme les barrières à l’entrée et à la concurrence. La relation qui subsiste entre législation sectorielle et politique de concurrence varie selon les pays. Il dépend aussi naturellement du niveau de développement économique et de la maturité du secteur et du marché. Le processus de réforme réglementaire entrepris par les pays peut être plus rapide dans les pays qui s’orientent résolument vers l’ouverture de leurs marchés des télécommunications aux investisseurs étrangers. Auparavant, il est toutefois important de rendre cohérente la politique réglementaire par l’harmonisation de la législation locale avec celles d’autres pays aux situations géographiques ou économiques semblables. D’ailleurs, cette recommandation figure parmi les priorités fixées par la banque mondiale ainsi que les autres organismes de financement multilatéraux pour encourager la coopération entre régulateurs.

Accord général sur le commerce des services

Ces politiques de coopérations visent à favoriser l’harmonisation des politiques sectorielles et impactent la mise en place de bonnes pratiques mondiales ou régionales pour assurer aux investisseurs du secteur des télécommunications un niveau de certitude et de prévisibilité.

Les pays africains sont très ouverts dans le cadre de ces accords de coopérations. D’abord au niveau de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il existe plusieurs accords juridiques qui lient les pays membres dont un très grand nombre est africain. Ces mécanises sont exécutoires par le biais de la procédure obligatoire de règlements des différents de l’OMC à laquelle adhère la quasi-totalité des Etats africains. Faisant figure d’instrument majeur au sein des autres dispositifs de l’OMC, l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) dont relève le secteur des télécommunications propose un arsenal d’accords applicables à tous les Etats membres. Il s’agit entre autres de textes reconnaissant que « l’accès et l’utilisation des réseaux de télécommunications publics sont essentiels à une prestation efficace des services couverts par l’AGCS ». Ces textes contraignent les Etats membres à apporter des garanties afin que les fournisseurs de services réguliers puissent accéder aux réseaux et services publics de transport des télécommunications à des conditions dites raisonnables et non discriminatoires. Afin d’actualiser les textes et suivre l’évolution du secteur, des cycles périodiques de négociations permettent d’améliorer et d’étendre progressivement les obligations et les engagements. A ce jour, près de 105 Etats membres sont signataires de ces accords dont la plupart résultent des négociations sur les télécommunications de base établies pour la période (1994-1997). Ces négociations ont posé la base d’une réforme structurelle du secteur des télécommunications aboutissant à la levée des barrières à l’entrée et au respect des règles de la concurrence. Parmi les principes fondamentaux explicités dans le document de référence de l’AGCS, servant aussi de base de contrôle, figurent entre autres des points comme l’indépendance des régulateurs, les mécanismes de service universel transparent ou encore de garanties d’interconnexion, etc.

Organisations de régulateurs sous régionaux

Au-delà de cet accord sur le libre échange, il existe aussi des engagements au niveau régional et sous-régional qui constituent en soi un important moteur de libéralisation et d’harmonisation des cadres réglementaires de télécommunications. En Afrique, avec l’uniformisation du droit au sein de groupes de pays comme l’UEMOA, les organisations régionales s’ouvrent ainsi la voie aux réformes réglementaires pour créer des environnements propices à l’essor du secteur. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été avant-gardiste dans ce domaine en lançant, dès le début des années 2000, en collaboration avec l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), un projet d’harmonisation de la réglementation sur les télécommunications. Objectif : concevoir une stratégie en vue de l’harmonisation des politiques relatives aux télécommunications dans la CEDEAO. Aujourd’hui, les résultats sont là : les lois sur les télécommunications promulguées à la fin des années 90 et au début des années 2000 disparaissent peu à peu pour être remplacées par des directives communautaires en vue de couvrir l’intégralité des communications électroniques et leur évolution (voire RTN 51, interview de Florence Guthfreund-Roland).

Ces initiatives favorisent la coopération et l’intégration dans le domaine des TIC en s’appuyant sur les travaux de l’Association des régulateurs des télécommunications d’Afrique de l’Ouest (ARTAO - WATRA en anglais) pour définir les lignes directrices de la CEDEAO. Toutefois, il existe une grande similitude entre le modèle ouest africain et les autres modèles existants pour la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) qui regroupe une quinzaine de pays avec l’Afrique du Sud comme tête de pont. A l’instar de l’ARTOA pour l’Afrique du l’Ouest, la SADC s’appuie sur la Telecommunications Regulators Association of Southern Africa (TRASA). Il en est de même pour le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’appuient respectivement sur l’Association des régulateurs de l’information et de la communication en Afrique de l’Est et australe (ARICEA) et l’Association des régulateurs d’Afrique centrale (ARTAC).

Auditer l’efficacité opérationnelle des organisations

Au niveau du Commonwealth et de l’Organisation Internationale de la Francophonie, il existe aussi des cadres de coopération internationaux qui ont été initiés pour renforcer le dialogue entre pays ayant l’usage de l’anglais ou du français en partage. En tout état de cause, il ne serait pas inutile de procéder à l’audit de ces différentes organisations pour tenter de mesurer leur efficacité opérationnelle afin d’éviter les redondances. Il est déjà démontré qu’il existait en Afrique autant de sources juridiques que d’organisations régionales.

Pour ne pas entraver le développement équilibré de la réglementation des télécommunications en Afrique, il devient urgent de procéder à un audit global de ces associations régionales et sous régionales par un cabinet indépendant. Cela permettrait de rationnaliser leur mode de fonctionnement et d’éviter des blocages structurels comme le régionalisme. Il est aussi important de faire face au vide juridique qui entoure la protection des données à caractère personnel et la cybersécurité. A ce jour, aucun pays africain n’a entrepris de mesure pour aborder ces questions cruciales qui appellent à la coopération au niveau international. Il serait alors temps de poser le débat pour la mise en place de directives communautaires sur la cybersécurité et la data-protection avant l’arrivée effective de technologies avancées comme le cloud computing, le mobile banking, l’e-santé, etc. Il s’agit d’enjeux relevant à la fois de la loi sur les communications électronique pour la partie réseau et de la loi sur la cybercriminalité pour la partie contenu.

Mohamadou Diallo
Réflexion parue dans le magazine Réseau Télécom N° 57.

(Source : Agence Ecofin, 18 novembre 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4864/5213 Régulation des télécoms
  • 354/5213 Télécentres/Cybercentres
  • 3559/5213 Economie numérique
  • 1832/5213 Politique nationale
  • 5112/5213 Fintech
  • 533/5213 Noms de domaine
  • 2462/5213 Produits et services
  • 1506/5213 Faits divers/Contentieux
  • 762/5213 Nouveau site web
  • 5213/5213 Infrastructures
  • 1777/5213 TIC pour l’éducation
  • 192/5213 Recherche
  • 247/5213 Projet
  • 4131/5213 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1913/5213 Sonatel/Orange
  • 1631/5213 Licences de télécommunications
  • 287/5213 Sudatel/Expresso
  • 1031/5213 Régulation des médias
  • 1302/5213 Applications
  • 1078/5213 Mouvements sociaux
  • 1904/5213 Données personnelles
  • 132/5213 Big Data/Données ouvertes
  • 602/5213 Mouvement consumériste
  • 371/5213 Médias
  • 651/5213 Appels internationaux entrants
  • 1731/5213 Formation
  • 97/5213 Logiciel libre
  • 2192/5213 Politiques africaines
  • 1176/5213 Fiscalité
  • 178/5213 Art et culture
  • 597/5213 Genre
  • 1780/5213 Point de vue
  • 1173/5213 Commerce électronique
  • 1570/5213 Manifestation
  • 325/5213 Presse en ligne
  • 133/5213 Piratage
  • 212/5213 Téléservices
  • 1010/5213 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5213 Environnement/Santé
  • 344/5213 Législation/Réglementation
  • 365/5213 Gouvernance
  • 2065/5213 Portrait/Entretien
  • 148/5213 Radio
  • 754/5213 TIC pour la santé
  • 282/5213 Propriété intellectuelle
  • 61/5213 Langues/Localisation
  • 1145/5213 Médias/Réseaux sociaux
  • 2365/5213 Téléphonie
  • 196/5213 Désengagement de l’Etat
  • 1042/5213 Internet
  • 118/5213 Collectivités locales
  • 470/5213 Dédouanement électronique
  • 1345/5213 Usages et comportements
  • 1057/5213 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 575/5213 Audiovisuel
  • 3683/5213 Transformation digitale
  • 403/5213 Affaire Global Voice
  • 162/5213 Géomatique/Géolocalisation
  • 402/5213 Service universel
  • 680/5213 Sentel/Tigo
  • 181/5213 Vie politique
  • 1589/5213 Distinction/Nomination
  • 37/5213 Handicapés
  • 717/5213 Enseignement à distance
  • 700/5213 Contenus numériques
  • 608/5213 Gestion de l’ARTP
  • 190/5213 Radios communautaires
  • 2316/5213 Qualité de service
  • 507/5213 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5213 SMSI
  • 529/5213 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2808/5213 Innovation/Entreprenariat
  • 1384/5213 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5213 Internet des objets
  • 173/5213 Free Sénégal
  • 859/5213 Intelligence artificielle
  • 206/5213 Editorial
  • 4/5213 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5213 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous