OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2015 > Juin 2015 > L’ère de “la télévision autrement”

L’ère de “la télévision autrement”

vendredi 19 juin 2015

Télévision/Radio numérique terrestre

La télévision numérique terrestre, le Sénégal y est entré de plain-pied mercredi dernier, 17 juin 2015, au cours d’une cérémonie présidée par le président de la République, à Dakar. Elle avait quelque chose de mythique, cette fameuse échéance fixée par l’Accord international GE06, représentant les deux premières lettres de Genève, ville de Suisse où fut décidé, en juin 2006, au cours d’une rencontre de l’Union internationale des télécommunications (Uit) tenue 2006 que le 17 juin 2015, l’audiovisuel mondial passerait d’un jusqu’ici système de diffusion analogique à un système de diffusion numérique.

Bien avant ce délai, des pays, surtout ceux développés, ont sauté le pas, tandis que d’autres traînent encore les pieds pris qu’ils sont dans des préparatifs financiers, juridiques, administratifs et technologiques difficiles à négocier. Le Sénégal les a connus, mais a pu s’en sortir - surtout techniquement - grâce à un savoir-faire bien de chez lui, au lieu du recours à ces vingt-cinq firmes européennes et asiatiques venues proposer leurs services. Mais, c’est l’expertise nationale, symbolisée par le groupe Excaf télécommunications du pionnier sénégalais de cet empire audiovisuel, le défunt Ibrahima Khaliloulah Diagne alias Ben Bass, qui a réalisé l’exploit pour un investissement de 39 milliards de francs Cfa dont la mobilisation a procédé, selon le président de la République, Macky Sall, d’un « modèle unique, car ni l’Etat du Sénégal, ni le contribuable, ni aucun bailleurs de fonds n’ont été sollicités pour la moindre dépense ».

« Nous y voilà » donc, ainsi que s’est exclamé avec un enthousiasme justifié le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), Babacar Touré, par ailleurs président de la structure maître d’œuvre de la construction de cette infrastructure numérique, le Contan, qui fait du Sénégal « le seul pays francophone d’Afrique et parmi les très rares pays africains » à réussir le passage à la télévision au numérique.

Certes, ce basculement n’a pas encore couvert l’intégralité du territoire national, mais « dans quelques semaines, comme l’a annoncé le chef de l’Etat, sur toute l’étendue du territoire national, les foyers seront en mesure de capter le signal de la télévision numérique terrestre, qui fera accéder nos compatriotes à une dimension jusque-là inédite de l’univers des télécommunications. »

Il y avait quelque chose de mythique dans cette échéance du 17 juin 2015, comme le fut le fameux passage à l’an 2000, ce bogue informatique qui, quelques années avant l’entrée dans le nouveau millénaire, provoqua, partout à travers le monde, un formidable branle-bas qu’on se demanda si son passage inaperçu à l’œil nu méritait tant d’appréhensions, tant de polémiques, tant de scepticismes, tant de doutes, tant de… tant de… Le passage à la télévision numérique aura été à cette image-là. Du moins, pour le moment, tant que courra la période de six mois, dénommée « Simulcast » durant laquelle prévaudra la mixité analogique-numérique. La grande surprise ou déconvenue viendra alors pour ceux qui ne se seront pas équipés du fameux décodeur au prix de 10 mille francs subventionné par l’Etat ou qui n’auront pas acquis un téléviseur adapté pour fonctionner au nouveau système.

Il reste maintenant les énormes et divers enjeux liés à cet avènement d’un système de télévision qui feront que, selon l’explication du président Sall, « regarder la télévision ne sera plus un simple moment de contemplation passive, soumis au seul bon vouloir des éditeurs de programmes. Dorénavant, le téléspectateur peut adapter les opportunités du paysage audiovisuel à ses contraintes horaires avec le rattrapage des programmes diffusés en son absence, ou la vidéo à la demande, ou encore rester en contact avec les réseaux tout en suivant les émissions. »

Elles resteront alors à quai ou, de manière moins euphémique, seront mortes d’une façon ou d’une autre, les chaînes de télévision qui ne sauront pas adapter leurs offres de programmes à cette nouvelle révolution qui favorise un téléspectateur plus exigeant. Un journal dakarois a dit le mot en qualifiant de « télébidons » ces chaînes qui croiront pouvoir vivre et survivre en faisant dans le minimalisme, l’approximation et la banalité, la désinvolture et la vulgarité ; le plagiat et tant d’autres tares.

Il ne faudrait surtout pas que les dérives constatées ces jours-ci débordent sur les écrans du numérique terrestre qui mérite un meilleur usage que l’ordure de ces enregistrements clandestins de la vie privée d’individus filmés ou enregistrés à leur insu lors de séquences de leur vie qui ne concernent qu’eux-mêmes et ceux et celles avec qui ils les partagent. Il y a un meilleur usage à faire du produit de cette révolution que la délation et la vulgarité dont l’une des manifestations aura été les violences contre l’homme politique Moustapha Cissé Lô. Il y a deux semaines, c’est un animateur de variétés à la télévision qui a été victime de cette curée ; et depuis quelques jours, c’est au tour d’un des responsables de cette même télévision et d’un ministre de la République qui auraient été filmés, dit-on, dans des moments de leur vie privée et les éléments proposés à la vue et à la vindicte populaire. Le boom des technologies de l’audiovisuel faciles d’utilisation devrait se vivre avec un discernement éthique.

C’est certainement contre ces dérives que le président du Cnra a voulu mettre en garde en disant qu’avec la Tnt soufflent « des vents d’est, d’ouest, du nord et du sud qui risquent d’emporter ceux qui ne sauront pas y être avec intelligence et responsabilité.

Jean Meïssa Diop

(Source : Enquête, 19 juin 2015)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2263/2653 Régulation des télécoms
  • 173/2653 Télécentres/Cybercentres
  • 1731/2653 Economie numérique
  • 900/2653 Politique nationale
  • 2653/2653 Fintech
  • 258/2653 Noms de domaine
  • 1041/2653 Produits et services
  • 732/2653 Faits divers/Contentieux
  • 370/2653 Nouveau site web
  • 2591/2653 Infrastructures
  • 879/2653 TIC pour l’éducation
  • 94/2653 Recherche
  • 121/2653 Projet
  • 1688/2653 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1053/2653 Sonatel/Orange
  • 808/2653 Licences de télécommunications
  • 139/2653 Sudatel/Expresso
  • 502/2653 Régulation des médias
  • 756/2653 Applications
  • 524/2653 Mouvements sociaux
  • 829/2653 Données personnelles
  • 63/2653 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2653 Mouvement consumériste
  • 180/2653 Médias
  • 321/2653 Appels internationaux entrants
  • 824/2653 Formation
  • 47/2653 Logiciel libre
  • 1170/2653 Politiques africaines
  • 492/2653 Fiscalité
  • 83/2653 Art et culture
  • 292/2653 Genre
  • 854/2653 Point de vue
  • 545/2653 Commerce électronique
  • 732/2653 Manifestation
  • 159/2653 Presse en ligne
  • 62/2653 Piratage
  • 109/2653 Téléservices
  • 474/2653 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2653 Environnement/Santé
  • 169/2653 Législation/Réglementation
  • 177/2653 Gouvernance
  • 886/2653 Portrait/Entretien
  • 72/2653 Radio
  • 404/2653 TIC pour la santé
  • 139/2653 Propriété intellectuelle
  • 29/2653 Langues/Localisation
  • 545/2653 Médias/Réseaux sociaux
  • 1020/2653 Téléphonie
  • 96/2653 Désengagement de l’Etat
  • 538/2653 Internet
  • 57/2653 Collectivités locales
  • 212/2653 Dédouanement électronique
  • 550/2653 Usages et comportements
  • 519/2653 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 278/2653 Audiovisuel
  • 1690/2653 Transformation digitale
  • 192/2653 Affaire Global Voice
  • 78/2653 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2653 Service universel
  • 331/2653 Sentel/Tigo
  • 87/2653 Vie politique
  • 796/2653 Distinction/Nomination
  • 17/2653 Handicapés
  • 347/2653 Enseignement à distance
  • 342/2653 Contenus numériques
  • 292/2653 Gestion de l’ARTP
  • 89/2653 Radios communautaires
  • 906/2653 Qualité de service
  • 216/2653 Privatisation/Libéralisation
  • 74/2653 SMSI
  • 234/2653 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1345/2653 Innovation/Entreprenariat
  • 672/2653 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2653 Internet des objets
  • 85/2653 Free Sénégal
  • 343/2653 Intelligence artificielle
  • 97/2653 Editorial
  • 2/2653 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2653 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous