OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Avril 2024 > L’Afrique face à la « seconde révolution » de l’intelligence artificielle

L’Afrique face à la « seconde révolution » de l’intelligence artificielle

jeudi 25 avril 2024

Intelligence artificielle

Autrefois discipline du futur, l’intelligence artificielle est devenue une technologie du présent dont se sert de plus en plus l’écosystème économique. Alors les experts constatent une nouvelle révolution après celle d’il y a une décennie, quelle place pour le continent africain dans cette fièvre technologique ? Eléments de réponse.

Comprendre les problèmes et les résoudre, tels sont deux des principaux avantages que les experts à travers le monde décernent à l’intelligence artificielle (IA), cette technologie alliant mathématiques et sciences cognitives et qui simule l’intelligence humaine. Crée dans les années 60, on en a peu entendu parler jusqu’à la dernière décennie. Cependant, « il y a huit ans, tout a été révolutionné et aujourd’hui nous sommes en train d’entrer dans la seconde révolution de l’IA », affirme le philosophe des sciences Jean Staune qui a livré une keynote magistrale lors du World Electronics Forum organisé les 17 et 18 avril à Rabat, au Maroc. D’après lui, tous les continents, y compris l’Afrique, ne peuvent échapper à ces changements technologiques, sauf que pour pleinement naviguer dans cette « seconde révolution de l’IA », il faudrait, estime-t-il, « emmener les jeunes générations à en maitriser les contours ».

Entre opportunités et risques ?

Même si elle reste moins répandue qu’en Europe, en Amérique ou en Asie, l’intelligence artificielle fait de plus en plus parler d’elle en Afrique. Au printemps 2019, l’arrivée à Kigali -au Rwanda- de Sophia, le robot humanoïde compté parmi les intervenants du Transform Africa Summit reste gravé dans les mémoires. Depuis lors, on voit émerger des experts parfois très jeunes y compris des femmes africaines. De même, tous les forums et conférences autour digital évoquent automatiquement les sujets liés au développement de l’IA dont se servent déjà de nombreuses entreprises. D’ailleurs un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) indiquait qu’entre 2019 et 2022, 46% des PDG africains envisageaient de lancer un projet d’IA.

« C’est la recherche de l’efficience, de l’efficacité qui a favorisé la naissance de l’intelligence artificielle », rappelle Brutus Sadou Diakité, d’Orange. « L’être humain est généralement très intelligent, mais ne peut traiter de grandes quantités de données. Après avoir effectué une seule fois un trajet, l’humain pourra difficilement prendre une décision extrêmement précise sur la base de tout ce qu’il a vu en chemin, parce qu’il ne se souvient qu’à peine de 10% », explique-t-il, ajoutant que « l’IA en revanche est une machine ou un logiciel qui a la capacité d’aller fouiller dans l’ensemble des données pour aider à prendre rapidement une décision précise ». Dans le contexte d’accélération du développement socio-économique dans lequel se trouve le continent africain, de telles innovations technologiques « sont utiles », estime cet expert du digital.

Alors qu’un des grands débats autour de l’intelligence artificielle est celui de l’avenir de l’emploi, les avis sont partagés. Sur un continent où le taux moyen de chômage en 2023 est 5,8% selon l’Organisation internationale du travail (OIT), le débat fait encore plus sens. Jean Staune, notamment, évoque plusieurs risques liés à l’actuelle révolution de l’IA dont « le risque qu’une IA, même si elle n’est pas consciente, finisse par remplacer les humains ». « Il y a effectivement une forme d’IA qui commence à arriver. Si elle n’est pas gérée avec responsabilité, elle peut emmener des dégâts, parce que c’est une IA capable elle-même d’aller chercher des informations partout, de les traiter et de prendre des décisions basées sur ses résultats », explique Brutus Diakité.

« Avec des IA sans émotions, pas de peur pour les humains »

Gustavo Montero, expert international et patron d’entreprises dans le domaine de la High Tech, estime que les craintes devraient être nuancées, car dit-il, la probabilité d’une humanisation quasi-complète de l’IA reste « incertaine et si possible très lointaine ». Il va plus loin : « tant qu’on ne peut pas enseigner les émotions à l’IA, j’estime personnellement qu’il n’y a pas grand-chose à craindre au sujet des humains ». Ses arguments : « même si elles ont parfois rendu certaines fonctions inutiles, toutes les vagues d’innovation ont créé de l’emploi, d’une manière ou d’une autre », affirme-t-il, soulignant que le défi est surtout lié à l’éducation. « Les choses pourraient se compliquées si nous gardons la configuration d’aujourd’hui où nous avons un monde éduqué digitalement et un autre qui ne l’est pas. Car, les gens éduqués digitalement pourront aisément naviguer et évoluer dans un monde d’IA, quand cela serait difficile pour les non-éduqués digitalement ».

L’appel récurrent

Si des voix s’élèvent récemment sur le continent évoquant le fait qu’avant de parler de développement de l’intelligence artificielle, il faudrait résoudre une fois pour toutes la problématique de la connectivité, banques, industries et entreprises de services etc réussissent à renforcer l’efficacité de leurs process grace aux solutions d’IA. Mais dans une Afrique qui a démontré sa capacité à réaliser des sauts technologiques, son aptitude à réaliser une révolution de l’IA adaptée à ses réalités socio-économiques n’est-elle pas un champ à explorer, tant par les gouvernements, les entreprises que par l’écosystème Tech ?

Ristel Tchounand

(Source : La Tribune Afrique, 25 avril 2024)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6728/7607 Régulation des télécoms
  • 544/7607 Télécentres/Cybercentres
  • 5197/7607 Economie numérique
  • 2673/7607 Politique nationale
  • 7518/7607 Fintech
  • 781/7607 Noms de domaine
  • 2941/7607 Produits et services
  • 2285/7607 Faits divers/Contentieux
  • 1159/7607 Nouveau site web
  • 7607/7607 Infrastructures
  • 2667/7607 TIC pour l’éducation
  • 298/7607 Recherche
  • 366/7607 Projet
  • 5244/7607 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2808/7607 Sonatel/Orange
  • 2446/7607 Licences de télécommunications
  • 465/7607 Sudatel/Expresso
  • 1524/7607 Régulation des médias
  • 1923/7607 Applications
  • 1638/7607 Mouvements sociaux
  • 2511/7607 Données personnelles
  • 220/7607 Big Data/Données ouvertes
  • 958/7607 Mouvement consumériste
  • 610/7607 Médias
  • 973/7607 Appels internationaux entrants
  • 2465/7607 Formation
  • 148/7607 Logiciel libre
  • 3180/7607 Politiques africaines
  • 1505/7607 Fiscalité
  • 252/7607 Art et culture
  • 932/7607 Genre
  • 2998/7607 Point de vue
  • 1570/7607 Commerce électronique
  • 2243/7607 Manifestation
  • 484/7607 Presse en ligne
  • 188/7607 Piratage
  • 318/7607 Téléservices
  • 1575/7607 Biométrie/Identité numérique
  • 468/7607 Environnement/Santé
  • 536/7607 Législation/Réglementation
  • 538/7607 Gouvernance
  • 2703/7607 Portrait/Entretien
  • 230/7607 Radio
  • 1177/7607 TIC pour la santé
  • 457/7607 Propriété intellectuelle
  • 92/7607 Langues/Localisation
  • 1687/7607 Médias/Réseaux sociaux
  • 2998/7607 Téléphonie
  • 297/7607 Désengagement de l’Etat
  • 1557/7607 Internet
  • 175/7607 Collectivités locales
  • 644/7607 Dédouanement électronique
  • 1850/7607 Usages et comportements
  • 1548/7607 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 902/7607 Audiovisuel
  • 5023/7607 Transformation digitale
  • 586/7607 Affaire Global Voice
  • 257/7607 Géomatique/Géolocalisation
  • 498/7607 Service universel
  • 991/7607 Sentel/Tigo
  • 263/7607 Vie politique
  • 2456/7607 Distinction/Nomination
  • 55/7607 Handicapés
  • 1055/7607 Enseignement à distance
  • 1095/7607 Contenus numériques
  • 878/7607 Gestion de l’ARTP
  • 269/7607 Radios communautaires
  • 2789/7607 Qualité de service
  • 698/7607 Privatisation/Libéralisation
  • 199/7607 SMSI
  • 773/7607 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4087/7607 Innovation/Entreprenariat
  • 2037/7607 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7607 Internet des objets
  • 263/7607 Free Sénégal
  • 1213/7607 Intelligence artificielle
  • 302/7607 Editorial
  • 15/7607 Gaming/Jeux vidéos
  • 45/7607 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous