OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2024 > Année 2021 > Août 2021 > Kabirou Mbodj risque 6 mois ferme et 75 milliards F CFA de dommages et intérêts

Kabirou Mbodj risque 6 mois ferme et 75 milliards F CFA de dommages et intérêts

jeudi 12 août 2021

Faits divers/Contentieux

Deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme. C’est la peine qu’encourt Kabirou Mbodj, pour abus de biens sociaux. Le procès qui oppose le directeur général de Wari à ses anciens collaborateurs, s’est poursuivi, hier, à la barre de la Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Dakar. Les parties civiles Malick Fall, Cheikh Tagué et Seyni Camara réclament, en guise de dédommagement, 75 milliards de francs CFA.

Le procès opposant Kabirou Mbodj à ses ex-associés Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, a été évoquée, hier, à la barre de la Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Dakar. Le directeur général de Wari, qui a bénéficié d’un non-lieu pour le délit d’augmentation de capitaux, a été renvoyé devant cette juridiction pour répondre du chef d’abus de confiance.

Selon ses anciens collaborateurs, le montant du préjudice s’élève à 22 milliards de francs CFA. Il est réparti comme suit : 16 milliards de francs CFA pour Wari et 6 milliards de francs CFA pour Interactive.

Evoquée le 11 mai dernier, l’affaire avait été renvoyée pour étudier les rapports que le juge a empruntés au témoin Louis Gérald Gari. Documents que ce dernier, Commissaire aux comptes, avait hésité à remettre au magistrat qui a dû lui promettre qu’il les récupérerait dans un bref délai.

En outre, le commissaire aux comptes est accusé par les parties civiles d’être de mèche avec le patron de Wari. Selon les plaignants, Gérald Gari, après avoir effectué le contrôle, a refusé de leur remettre les rapports. ‘’Cela fait 10 ans qu’on court derrière ces documents. Le commissaire aux comptes était resté introuvable’’, s’était désolé Seyni Camara, lors de l’audience du 11 mai dernier.

Pour sa défense, le commissaire aux comptes avait déclaré à l’audience qu’il n’avait pas répondu à l’interpellation des plaignants, car, disait-il, ils lui indiquaient ce qu’il devait faire. ‘’J’ai noté des incertitudes que j’ai mises dans mon rapport d’opinion. Les incertitudes concernent le transfert de fonds vers d’autres filiales’’, avait-il soutenu.

Hier, il a précisé à la barre qu’il n’a décelé aucun détournement. Malick Fall de revenir à la charge pour dire : ‘’Nous avons porté plainte contre lui depuis 2018, mais l’ordre des experts a mis le coude sur le dossier. Nous avons constaté qu’il n’y a pas de document à partir de 2016, car sa mission a pris fin en 2015 dans le rapport. C’est de la complicité active, ce que le commissaire a fait. Il n’a pas réagi, lors des transferts de fonds. Il devait alerter.’’

Pour démontrer sa bonne foi, le témoin dit avoir alerté le gérant. Désigné par le commissaire aux comptes comme ayant validé certains mouvements, Cheikh Tagué soutient qu’il ne valide pas certaines dépenses.

Maitre Serigne Babacar Kamara, qui voulait prendre la parole dès l’ouverture de l’audience, a vu sa demande rejetée par le juge, car son client ne s’est pas présenté à l’audience. Durant les débats, Me Seydou Diagne, qui a remarqué qu’il soufflait des réponses au témoin, l’a invité à arrêter ses agissements. ‘’Arrêtez de souffler des réponses au témoin qui est votre employeur’’, a lancé la robe noire.

‘’Ce délinquant à col blanc a caché tout l’argent volé à Hong Kong’’

Prenant la parole pour faire sa plaidoirie, Me Seydou Diagne a déclaré que le magistrat instructeur s’est trompé sur la qualification des faits. Ainsi, il a sollicité de les requalifier en détournement de biens sociaux. ‘’Nos clients sont des cadres de banque qui ne s’y connaissent pas en informatique. Ils l’ont invité, en l’associant’’, a plaidé Me Diagne qui réclame 25 milliards au principal et 50 milliards de dédommagements, pour le compte de ses clients.

La robe noire de poursuivre : ‘’Après l’expulsion de nos clients, ce monsieur de délinquant à col blanc a caché tout l’argent volé à Hong Kong.’’

Plus virulent les uns les autres, les avocats des parties civiles n’ont pas épargné le prévenu. ‘’Il a sacrifié ces personnes pendant huit ans, en donnant des milliards partout. Ils n’ont jamais reçu de dividendes, car il a transféré la société au Togo. Par des manœuvres frauduleuses, il a mis la main sur le pactole. Ils ont travaillé pendant 20 ans. Leurs parents croient qu’ils sont milliardaires, mais depuis 10 ans, ils courent derrière une décision de justice’’, a tonné Me Cheikh Faye.

Espérant que le combat de leur défunt confrère Me Khassimou Touré, qui représentait les plaignants, ne sera pas vain, Me Abou Dialy Kane a déclaré : ‘’Ce que ces personnes réclament est bien légitime. Il est de votre responsabilité de mettre fin à cette délinquance à col blanc. On s’occupe toujours des petits escrocs. Ces escrocs à col blanc causent un préjudice à l’économie. Nous espérons que justice sera faite.’’

Du même avis que Me Kane dont le raisonnement a abouti à un abus de confiance, le représentant du ministère public a ajouté : ‘’L’expert a parlé de sommes indument perçues. Il dit qu’il y a remises volontaires. Mais le prévenu n’a pas pu justifier leur utilisation. Donc, le détournement est établi. L’abus de confiance a été commis. Il s’agit d’abus de biens sociaux, car les faits sont commis dans le cadre d’une gestion. On ne peut pas éclater l’infraction pour laquelle il est renvoyé en deux, notamment abus de confiance et escroquerie.’’

Pour la peine, le maître des poursuites a requis 2 ans dont 6 mois ferme pour abus de biens sociaux, contre Kabirou Mbodj.

Le verdict sera prononcé le 8 septembre prochain.

Maguette Nado

(Source : Enquête, 12 août 2021)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4308/4756 Régulation des télécoms
  • 347/4756 Télécentres/Cybercentres
  • 3184/4756 Economie numérique
  • 1661/4756 Politique nationale
  • 4756/4756 Fintech
  • 513/4756 Noms de domaine
  • 1689/4756 Produits et services
  • 1494/4756 Faits divers/Contentieux
  • 739/4756 Nouveau site web
  • 4564/4756 Infrastructures
  • 1650/4756 TIC pour l’éducation
  • 189/4756 Recherche
  • 242/4756 Projet
  • 3067/4756 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1746/4756 Sonatel/Orange
  • 1586/4756 Licences de télécommunications
  • 264/4756 Sudatel/Expresso
  • 948/4756 Régulation des médias
  • 1242/4756 Applications
  • 1024/4756 Mouvements sociaux
  • 1568/4756 Données personnelles
  • 135/4756 Big Data/Données ouvertes
  • 600/4756 Mouvement consumériste
  • 359/4756 Médias
  • 657/4756 Appels internationaux entrants
  • 1562/4756 Formation
  • 102/4756 Logiciel libre
  • 1802/4756 Politiques africaines
  • 949/4756 Fiscalité
  • 183/4756 Art et culture
  • 605/4756 Genre
  • 1559/4756 Point de vue
  • 999/4756 Commerce électronique
  • 1480/4756 Manifestation
  • 313/4756 Presse en ligne
  • 124/4756 Piratage
  • 204/4756 Téléservices
  • 917/4756 Biométrie/Identité numérique
  • 320/4756 Environnement/Santé
  • 324/4756 Législation/Réglementation
  • 364/4756 Gouvernance
  • 1765/4756 Portrait/Entretien
  • 149/4756 Radio
  • 723/4756 TIC pour la santé
  • 269/4756 Propriété intellectuelle
  • 61/4756 Langues/Localisation
  • 1027/4756 Médias/Réseaux sociaux
  • 2037/4756 Téléphonie
  • 208/4756 Désengagement de l’Etat
  • 1016/4756 Internet
  • 114/4756 Collectivités locales
  • 410/4756 Dédouanement électronique
  • 1040/4756 Usages et comportements
  • 1032/4756 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 575/4756 Audiovisuel
  • 3013/4756 Transformation digitale
  • 409/4756 Affaire Global Voice
  • 177/4756 Géomatique/Géolocalisation
  • 318/4756 Service universel
  • 662/4756 Sentel/Tigo
  • 175/4756 Vie politique
  • 1527/4756 Distinction/Nomination
  • 34/4756 Handicapés
  • 706/4756 Enseignement à distance
  • 707/4756 Contenus numériques
  • 608/4756 Gestion de l’ARTP
  • 180/4756 Radios communautaires
  • 1782/4756 Qualité de service
  • 427/4756 Privatisation/Libéralisation
  • 133/4756 SMSI
  • 470/4756 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2661/4756 Innovation/Entreprenariat
  • 1324/4756 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 78/4756 Internet des objets
  • 172/4756 Free Sénégal
  • 504/4756 Intelligence artificielle
  • 212/4756 Editorial
  • 49/4756 Yas

2025 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous