OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Février > Internet et élection présidentielle : Sunu2012, une plateforme Web dédiée à (…)

Internet et élection présidentielle : Sunu2012, une plateforme Web dédiée à l’expression citoyenne

jeudi 23 février 2012

Médias/Réseaux sociaux

Lancé sur le web depuis juin 2011, sunu2012 est un espace virtuel d’échanges entre citoyens sénégalais. Il est aussi un outil d’informations. A l’occasion de la présidentielle de 2012, ce portail web œuvre aussi dans l’évolution démocratique du Sénégal. Cheikh Fall, chef de projet web, blogueur et membre fondateur de sunu2012, donne ici son sens et ses objectifs.

Monsieur Fall, c’est quoi sunu2012 ?

Comme son nom l’indique, sunu signifie « notre ». C’est-à-dire notre 2012, pour montrer comment cette année est si importante pour les Sénégalais. C’est une année marquante dans l’évolution démocratique du Sénégal parce que nous allons vers une élection très importante. C’est aussi la première fois qu’on discute autour d’une candidature d’un président sortant. Nous avons eu cette année pour la première fois un lot de treize (13) candidats et qui disent tous : non à la candidature du président sortant, en loccurrence, Abdoulaye Wade. Nous allons vers une présidentielle où presque tout le monde entier a les yeux fixés sur nous.

Ce qu’on a voulu transmettre à partir de sunu2012, c’est tout simplement donner la parole aux Sénégalais en leur disant que cette élection présidentielle nous appartient du moment où il nous revient, à nous citoyens, de choisir celui qui va diriger notre pays.

Nous sommes aussi sensé porter l’information du moment où nous nous intéressons à tout ce qui se passe dans le pays.

Est-ce que sunu2012 peut être perçu comme un réseau social à l’image de Facebook et autres ?

Non, parce que nous travaillons par le biais des réseaux sociaux. Nous faisons une interconnexion directe avec facebook et twitter pour permettre aux Sénégalais présents dans l’un de ces réseaux d’interagir directement avec les autres citoyens sénégalais, dans la diaspora et dans le reste du monde.

C’est un moyen de retrouvailles entre Sénégalais pour discuter de la situation politique, de s’informer et en même temps de donner son point de vue par rapport au processus électoral. C’est un espace virtuel qui permet aux Sénégalais de se retrouver et d’échanger sur l’essentiel du processus électoral.

Les réseaux sociaux sont aussi un espace d’échanges comme sunu2012. Mais quelle est la réelle différence entre ces deux ?

Il y a une différence puisque sunu2012 fait avancer la plate forme en se basant sur la force de ces réseaux sociaux. Sunu2012 donne une interface commune qui présentera tous les candidats, leur programme, leur agenda et leur parcours. Les citoyens ont aussi la possibilité de s’exprimer sur n’importe quel fait par rapport à un candidat.

Ce qui se passe avec Twitter c’est que nous avons fait un hashtag (mot-clé) et c’est ce hashtag qui permet à tout internaute connecté sur Twitter et ayant une information sur l’élection présidentielle à la partager. Dès lors, cette information devient accessible à tous.

Actuellement même nous couvrons ces événements et ces manifestations d’une manière très simple. Il suffit d’aller sur le terrain avec son téléphone portable et envoyer des messages sur Twitter. Nous informons à temps réel. Il faut noter que sur Twitter, seule la communauté sénégalaise arrive à se faire identifier à partir d’un hashtag.

D’après tout ce que vous venez d’expliquer sunu2012 peut être considéré comme un site d’informations ?

La plate forme, elle est un site d’informations. Parce que là, nous donnons le profil de chaque candidat comme nous l’avons déjà fait sur facebook. Et à partir de son profil, le candidat a la possibilité de partager son agenda, de publier ses photos, de diffuser ses vidéos et de présenter aussi son parcours.

Dès lors l’utilisateur peut poser des questions à son candidat, lui donner un avis, lui dire aussi tout ce qu’il pense par rapport à sa vision politique. Nous avons aussi la possibilité d’organiser des forums pour donner la parole à tous les citoyens.

Vous donnez des informations et vous assurez un certain échange entre citoyens sénégalais, quels sont vos objectifs ?

Nos objectifs se résument en trois points :

D’abord, permettre aux candidats de partager une interface commune pour diffuser leur programme et donner, après, la parole aux citoyens.

Ensuite, faciliter aux citoyens l’accès aux informations qui concernent un candidat à l’élection présidentielle pour qu’ils puissent donner leur point de vue.

Enfin, faire que chacun puisse, à temps réel, suivre tout ce qui se passe ici au Sénégal surtout avec cette élection présidentielle 2012.

Cette mission demande quand même assez de moyens. Où puisez-vous toutes ces ressources financières qui vous permettent de bien gérer votre projet ?

Nous avons usé de notre disponibilité et de nos propres moyens pour mettre en œuvre ce projet démocratique. Nous sommes composés de jeunes bloggeurs et informaticiens. Et tout ce que nous avons réussi à faire jusqu’à présent c’est dans le bénévolat et le volontarisme. Nous n’avons reçu aucun financement et nous n’avons jamais tendu la main à qui que soit. Nous ne voulons pas que quelqu’un dise demain qu’on a été manipulé par telle ou telle personne. Nous avons voulu être neutres pour fournir à notre pays un travail citoyen et patriotique pour sa démocratie. Mais aujourd’hui, sunu2012 ne nous appartient plus, nous l’avons dédié aux Sénégalais.

Et quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Nous éprouvons quelques difficultés parce que c’est une question d’ordre politique. On ne peut pas parler d’élection sans parler de difficultés. Vous savez lorsqu’on parle de clans ou de partis politiques, toute information donnée ou diffusée peut être différemment traitée par l’autre camp. Cela peut créer une confusion. En tout cas, nous essayons d’être neutres. Sensibiliser les citoyens est aussi un de nos problèmes.

Mais aussi, vous n’êtes pas sans savoir que ce n’est pas tout le monde qui a accès à l’internet ?

Nous sommes conscients de tout ça. De manière générale, il existe des endroits au Sénégal où l’on note un manque d’électricité ou de couverture par un émetteur radiophonique entre autres. Mais nous, ce que nous avons voulu faire, c’est de travailler dans notre domaine qui est le web. Nous ne cherchons pas à être journalistes pour ce travail. Nous voulons pousser les citoyens sénégalais à s’intéresser davantage à l’internet. Actuellement, il n’y a pas un média plus puissant qu’internet. Nous voulons que notre message soit véhiculé partout à travers les quatre coins du monde. Avec sunu2012, l’internaute a la liberté de s’exprimer librement et de façon indépendante et citoyenne.

Votre projet aura bientôt un an, quel bilan peut-on en tirer ?

Notre bilan est positif parce que notre type de projet est une première ici au Sénégal. Nous avons créé un dynamisme qui permet de faire un éveil à temps réel sur le processus électoral. Sunu2012 permet à tout Sénégalais d’informer et de recevoir des informations. En somme sunu2012 a permis aux sénégalais de suivre le traitement de l’information par les médias européens et américains. Nous avons aussi formé de jeunes journalistes.

Notre travail nous a aussi permis de corriger certaines publications des journalistes parce que tout simplement grâce à sunu2012 nous recevons des informations à partir d’une plate forme unique. Aujourd’hui, nous nous réjouissons des résultats que nous avons récoltés. Et retenez que suite à une erreur détectée dans le fichier électoral, j’ai publié un billet qui par la suite à permis au ministre chargé des élections de sortir de sa réserve pour parler de la faille détectée au niveau du site des élections.

Aujourd’hui si un citoyen veut adhérer à sunu2012 que faudrait-il qu’il fasse ?

C’est simple, si vous êtes sur twitter il suffit de commencer à « twitter » avec un hashtag sunu2012.

Ceux qui sont sur facebook, peuvent nous rejoindre en cliquant seulement sur « j’aime » sur la page Senegal 2012.

Maintenant pour être membre actif de sunu2012 il suffit juste de nous envoyer un mail à l’adresse : info@sunu2012.sn

Jean-Pierre L...

(Source : Cesti-Info, 24 février 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2321/2783 Régulation des télécoms
  • 176/2783 Télécentres/Cybercentres
  • 1767/2783 Economie numérique
  • 913/2783 Politique nationale
  • 2783/2783 Fintech
  • 262/2783 Noms de domaine
  • 1150/2783 Produits et services
  • 742/2783 Faits divers/Contentieux
  • 375/2783 Nouveau site web
  • 2704/2783 Infrastructures
  • 915/2783 TIC pour l’éducation
  • 95/2783 Recherche
  • 121/2783 Projet
  • 1774/2783 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1103/2783 Sonatel/Orange
  • 818/2783 Licences de télécommunications
  • 144/2783 Sudatel/Expresso
  • 518/2783 Régulation des médias
  • 779/2783 Applications
  • 530/2783 Mouvements sociaux
  • 843/2783 Données personnelles
  • 66/2783 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2783 Mouvement consumériste
  • 180/2783 Médias
  • 325/2783 Appels internationaux entrants
  • 857/2783 Formation
  • 48/2783 Logiciel libre
  • 1257/2783 Politiques africaines
  • 505/2783 Fiscalité
  • 85/2783 Art et culture
  • 294/2783 Genre
  • 881/2783 Point de vue
  • 582/2783 Commerce électronique
  • 740/2783 Manifestation
  • 164/2783 Presse en ligne
  • 63/2783 Piratage
  • 112/2783 Téléservices
  • 486/2783 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2783 Environnement/Santé
  • 172/2783 Législation/Réglementation
  • 178/2783 Gouvernance
  • 896/2783 Portrait/Entretien
  • 73/2783 Radio
  • 417/2783 TIC pour la santé
  • 142/2783 Propriété intellectuelle
  • 29/2783 Langues/Localisation
  • 555/2783 Médias/Réseaux sociaux
  • 1038/2783 Téléphonie
  • 97/2783 Désengagement de l’Etat
  • 559/2783 Internet
  • 58/2783 Collectivités locales
  • 217/2783 Dédouanement électronique
  • 562/2783 Usages et comportements
  • 523/2783 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 282/2783 Audiovisuel
  • 1758/2783 Transformation digitale
  • 192/2783 Affaire Global Voice
  • 78/2783 Géomatique/Géolocalisation
  • 166/2783 Service universel
  • 334/2783 Sentel/Tigo
  • 88/2783 Vie politique
  • 812/2783 Distinction/Nomination
  • 17/2783 Handicapés
  • 352/2783 Enseignement à distance
  • 347/2783 Contenus numériques
  • 296/2783 Gestion de l’ARTP
  • 90/2783 Radios communautaires
  • 933/2783 Qualité de service
  • 217/2783 Privatisation/Libéralisation
  • 74/2783 SMSI
  • 241/2783 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1374/2783 Innovation/Entreprenariat
  • 677/2783 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2783 Internet des objets
  • 85/2783 Free Sénégal
  • 405/2783 Intelligence artificielle
  • 100/2783 Editorial
  • 2/2783 Gaming/Jeux vidéos
  • 13/2783 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous