OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2024 > Mars 2024 > Internet 4G : un accès difficile dans certaines régions

Internet 4G : un accès difficile dans certaines régions

jeudi 7 mars 2024

Qualité de service

L’internet est un outil indispensable pour le développement économique, social et culturel d’un pays. Au Cameroun, le taux de pénétration d’internet est estimé à 45,6% en 2023, ce qui représente une progression par rapport aux années précédentes.

Cependant, l’accès reste confronté à de nombreux défis qui limitent son potentiel et sa qualité. Cet article brosse le portrait de la situation au moment même où l’impact du réchauffement climatique est l’affaire de tous.

Les défis à relever

Comment se passer d’internet à l’heure où tout est connecté ? Réseau informatique mondial, il permet de communiquer à l’échelle de la planète, les frontières étant abolies. Consulter des sites, partager des vidéos, envoyer des mails, participer à des forums de discussion, des blogs, des réseaux sociaux. Et désormais jouer sur un casino en ligne !

Avant l’arrivée du web, pour jouer au blackjack ou à la roulette, il fallait se rendre dans un casino terrestre, payer un droit d’entrée, consommer une boisson. Pour se divertir, inutile d’aller chercher bien loin. Il suffit de se connecter à une plateforme fiable et sérieuse et de sélectionner un jeu.

Sur ordinateur ou sur mobile, le principe est le même. Les sites sont optimisés et les jeux s’adaptent automatiquement à la taille l’écran. Magique ! Mais cette situation idéale n’est pas la priorité de tous.

Le coût d’un forfait

Le coût d’une connexion téléphonique au Cameroun dépend du type de forfait et de l’opérateur choisi. En 2024, il faut compter presque 23 € par mois pour un forfait mobile avec appels et données.

L’opérateur Camtel offre un accès illimité aux réseaux sociaux et à Netflix pour un coût compris entre 2 000 F CFA (environ 3,05 €) et 20 000 F CFA (environ 30,48 €) par mois, selon le volume de données et les minutes d’appels inclus.

Un autre forfait du même opérateur combinant des données, des SMS et des minutes d’appels tous réseaux, coûte entre 500 F CFA (environ 0,76 €) et 35 000 F CFA (environ 53,34 €) par mois, ces tarifs étant susceptibles de varier selon les offres promotionnelles, les taxes et les frais de service.

La qualité de la connexion

Le Cameroun a l’une des connexions les plus lentes du monde, avec une vitesse médiane de 10,55 Mbps pour le mobile et de 8,41 Mbps pour le fixe en 2023. Il faut patienter 11 heures pour télécharger une vidéo de 5 Go. En outre, les coupures d’électricité constantes, les pannes de réseau, les erreurs de facturation et le manque de redondance affectent la disponibilité et la fiabilité du service.

Le fossé numérique

Selon l’ADISI-Cameroun, 60% des utilisateurs d’internet au Cameroun n’ont aucune culture numérique et ne savent pas comment se protéger des risques en ligne, tels que les fausses nouvelles, la désinformation, la cybercriminalité ou la surveillance. Par ailleurs, il existe une inégalité entre les hommes et les femmes dans l’accès et l’utilisation d’internet, avec 43,4% d’utilisatrices contre 56,6% d’utilisateurs en 2023.

Dans un article de 2021, une étudiante en première année de l’Université de Yaoundé raconte ses difficultés d’apprentissage quand elle est privée d’internet ou que la connexion est faible. Les téléphones portables étant des modèles recyclés pour la plupart, ils ne permettent pas le téléchargement rapide des pages pour accéder aux cours. Toutes ces difficultés entament le moral des étudiants qui perdent du temps et prennent du retard dans leurs études.

La campagne 1 étudiant, 1 ordinateur

Pourtant, le projet Higher Education Vision avait bien débuté. En 2018, la campagne de distribution de 500 000 ordinateurs gratuits a débuté dans le pays. L’opération – 1 étudiant, 1 ordinateur – inspirée de campagnes similaires au Gabon, en Guinée et en Côte d’Ivoire représentait un espoir pour de nombreux jeunes.

Mais quelques problèmes techniques sont venus s’insérer dans le projet. En cause, un disque dur bien trop léger pour stocker les fichiers des cours et apprendre à son rythme. L’idée était de demander aux étudiants de prendre en plus, un abonnement sur un Cloud pour augmenter leur espace de stockage.

En quelques semaines, les ordinateurs distribués ont montré des pannes récurrentes allant jusqu’à l’arrêt de la machine ou l’impossibilité de la rallumer. Résultat, peu de temps après le lancement, plus de 400 000 ordinateurs n’avaient pas trouvé preneur.

Internet et l’écologie

Force est de constater l’impact environnemental important de l’internet. Selon le média Brut, si internet était un État, il serait le 6ème plus gros pollueur de la planète. En effet, internet consomme environ 10 % de l’électricité mondiale et émet autant de CO2 que le secteur aérien.

De plus, la production de nos terminaux numériques (smartphones, ordinateurs, tablettes, etc.) requiert des dizaines de métaux en provenance du monde entier, dont l’extraction et le transport sont très coûteux pour l’environnement et les populations locales.

Face à ces enjeux, il existe des initiatives pour réduire l’impact d’internet sur l’environnement, que ce soit du côté des fournisseurs et distributeurs d’énergie, des géants du web, des entreprises, des associations ou des utilisateurs. Par exemple, certains Data Centers utilisent des sources d’énergie renouvelable ou des systèmes de refroidissement plus efficaces.

Le constat est clair, l’internet n’est pas efficient partout. Certains territoires connaissent des problèmes avec des zones blanches où aucun réseau téléphonique ne passe. Le plus grand défi à relever est sans doute celui de l’écologie. Concilier l’écologie et l’internet en les rendant plus verts est un projet qui ne peut être remis à demain.

(Source : Le Journal du Cameroun, 7 mars 2024)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6551/7672 Régulation des télécoms
  • 536/7672 Télécentres/Cybercentres
  • 5359/7672 Economie numérique
  • 2802/7672 Politique nationale
  • 7310/7672 Fintech
  • 786/7672 Noms de domaine
  • 2858/7672 Produits et services
  • 2284/7672 Faits divers/Contentieux
  • 1127/7672 Nouveau site web
  • 7672/7672 Infrastructures
  • 2608/7672 TIC pour l’éducation
  • 285/7672 Recherche
  • 368/7672 Projet
  • 4938/7672 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2676/7672 Sonatel/Orange
  • 2462/7672 Licences de télécommunications
  • 423/7672 Sudatel/Expresso
  • 2213/7672 Régulation des médias
  • 1892/7672 Applications
  • 1622/7672 Mouvements sociaux
  • 2465/7672 Données personnelles
  • 193/7672 Big Data/Données ouvertes
  • 908/7672 Mouvement consumériste
  • 609/7672 Médias
  • 989/7672 Appels internationaux entrants
  • 2520/7672 Formation
  • 143/7672 Logiciel libre
  • 3016/7672 Politiques africaines
  • 1755/7672 Fiscalité
  • 257/7672 Art et culture
  • 875/7672 Genre
  • 2479/7672 Point de vue
  • 1500/7672 Commerce électronique
  • 2335/7672 Manifestation
  • 546/7672 Presse en ligne
  • 191/7672 Piratage
  • 311/7672 Téléservices
  • 1513/7672 Biométrie/Identité numérique
  • 460/7672 Environnement/Santé
  • 560/7672 Législation/Réglementation
  • 691/7672 Gouvernance
  • 2627/7672 Portrait/Entretien
  • 222/7672 Radio
  • 1090/7672 TIC pour la santé
  • 421/7672 Propriété intellectuelle
  • 89/7672 Langues/Localisation
  • 1634/7672 Médias/Réseaux sociaux
  • 2906/7672 Téléphonie
  • 286/7672 Désengagement de l’Etat
  • 1534/7672 Internet
  • 176/7672 Collectivités locales
  • 654/7672 Dédouanement électronique
  • 1669/7672 Usages et comportements
  • 1567/7672 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 850/7672 Audiovisuel
  • 4803/7672 Transformation digitale
  • 584/7672 Affaire Global Voice
  • 304/7672 Géomatique/Géolocalisation
  • 470/7672 Service universel
  • 1019/7672 Sentel/Tigo
  • 263/7672 Vie politique
  • 2298/7672 Distinction/Nomination
  • 52/7672 Handicapés
  • 1052/7672 Enseignement à distance
  • 1032/7672 Contenus numériques
  • 901/7672 Gestion de l’ARTP
  • 282/7672 Radios communautaires
  • 2802/7672 Qualité de service
  • 718/7672 Privatisation/Libéralisation
  • 202/7672 SMSI
  • 694/7672 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4043/7672 Innovation/Entreprenariat
  • 2111/7672 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/7672 Internet des objets
  • 257/7672 Free Sénégal
  • 925/7672 Intelligence artificielle
  • 302/7672 Editorial
  • 36/7672 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous