OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2013 > Janvier 2013 > Ibrahima Lissa Faye : « La presse en ligne devrait bénéficier de manière (…)

Ibrahima Lissa Faye : « La presse en ligne devrait bénéficier de manière respectable de l’aide à la presse »

jeudi 17 janvier 2013

Presse en ligne

Plus de 70 sites au Sénégal, trois sites qui raflent presque toute la pub, les sites professionnels… La presse en ligne a fini par faire partie intégrante de la vie quotidienne des Sénégalais. Ibrahima Lissa Faye directeur de publication de Pressafrik.com et président de l’Association des professionnels de la presse en ligne nous fait un état des lieux de la presse en ligne.

Comment se présente le paysage de la presse en ligne aujourd’hui au Sénégal ?

Le paysage de la presse en ligne se porte bien. De plus en plus, on voit des innovations. On sent de la valeur ajoutée et de l’envie d’aller de l’avant et je pense que c’est assez prometteur pour un secteur ou un sous-secteur qui doit porter la presse de demain. Donc, c’est vraiment très intéressant ce qu’on est en train de vivre. La preuve, c’est que maintenant les gens pour s’informer vont directement sur les sites internet, soit avec leurs Smartphones ou leurs tablettes, leurs ordinateurs portables ou fixes. Cela dit, aujourd’hui, les possibilités de s’informer sont très larges. Et chaque fois qu’il y a une innovation, la presse en ligne s’adapte.

Est- ce qu’on a une idée du nombre de sites au Sénégal ?

On a plus de 70 sites dans le pays. Mais, il y en a qui sont plus connus, qui respectent les mises à jour régulières et qui tentent de faire le travail, comme il se doit. Pour ces sites, on compte une vingtaine. Il faut préciser aussi que tous les sites ne sont pas basés à Dakar. Certains sont basés à l’intérieur du pays. Par conséquent, il y a un bon maillage du territoire national par la presse en ligne. Et c’est très important pour la liberté d’expression et pour l’internet.

Peut-on dire que la vingtaine de sites auxquels vous faites allusion sont ceux qu’on peut qualifier de sites professionnels ?

Un site professionnel, je pense que c’est assez relatif, parce qu’en fait, tout dépend de l’angle où l’on le situe. Maintenant, ce qu’il faut comprendre, c’est que parmi ceux qui font la mise à jour régulière, il y en a qui respectent un minimum de règles de déontologie, d’éthique... Et donc, on peut considérer que ceux-là sont professionnels. Parce qu’un site, c’est le suivi de l’actualité, c’est vraiment instantané, puisque l’information est volatile, éphémère. À tout moment, elle peut être caduque. Les sites qui parviennent à gérer ça, en plus de la vérification de l’information et la capacité à citer les sources, on peut considérer qu’ils sont sérieux. C’est de cela qu’il s’agit, en fait. Ce n’est même pas un défi. C’est élémentaire dans le journalisme. Quand vous prenez une information, il faut citer la source.

Est-ce que la publicité suit pour accompagner la presse en ligne ?

La Publicité, c’est là où le bât blesse. Sincèrement, c’est vraiment très compliqué. Je pense sur ce point-là qu’il y a des efforts à faire. Les annonceurs ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissent pas bien la presse en ligne, parce qu’elle s’est imposée d’elle-même. Mais jusqu’à présent, il y a deux ou trois sites au maximum qui grappillent toute la publicité : il y a seneweb.com, leral.net et dakaractu.com, qui prennent presque toute la publicité. Et les autres se contentent de quelques subsides. Mais quelque part aussi, il faut dire et reconnaitre que le marché de la pub est assez clientéliste au Sénégal. Elle n’est pas bien organisée. La loi sur la publicité date de 1983, je pense. Elle a besoin d’être revue et adaptée à la réalité actuelle.

Comment se porte votre site Pressafrik.com ?

Pressafrik se porte très bien. Il va faire 5 ans en novembre. C’est vrai qu’entre temps, beaucoup d’eau a coulé sur les ponts. Au départ, c’était un journal bilingue anglais-français. Mais l’anglais damnait le pion au français, bien qu’on soit en pays francophone. Mais après six mois d’exercice, c’était extrêmement dur, les fonds de lancement étaient épuisés…

C’était combien ?

Dans les 10 millions. Alors, l’investissement de départ restait après six mois, il fallait payer les salaires, les factures, les charges locatives… C’était assez compliqué. Cela nécessitait d’autres ressources. Donc, après six mois d’exercice, on a été obligé d’enlever la partie anglaise. Après le personnel s’est mué et on est devenu carrément francophone. On était obligé de recalibrer les choses selon les moyens du bord. C’est après effectivement que j’ai quitté pour venir ici même à Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue (OFEJBAN) pour d’autres ressources à mettre dans la structure, mais aussi continuer mes activités de consultance. Parce qu’avant de créer Pressafrik, j’ai été consultant en communication - médias et tic (consultant en technologie de l’information et de la communication).

A quelle condition les journaux en ligne bénéficient-ils de l’aide à la presse ?

C’est à partir de 2009 que les journaux en ligne ont commencé à bénéficier de l’aide à la presse. En fait, on était juste intéressé, on n’en n’a pas bénéficié. Ce qui revient aux journaux en ligne est de l’ordre de 1 à 2 millions. Nous savons tous que par rapport aux charges, un million, ça ne règle rien. Mais ça crée plus de problèmes. Maintenant avec Guirassy (Moustapha Guirassy : ancien ministre de la communication), l’enveloppe avait un peu augmenté. Il fut un temps, on était allé voir l’ancien président Abdoulaye Wade pour lui présenter les doléances de la presse en ligne. Et il était d’accord pour mettre 100 millions sur la table, comme il l’a fait pour les radios communautaires. Il avait pris cet engagement, en fin 2011. Ce n’était pas encore opérationnel en 2012, jusqu’à ce que le pouvoir ne change les mains. Normalement, ça devrait l’être cette année en 2013. Nous sommes repartis voir l’actuel ministre de la Communication Bamba Dieye, pour lui faire part de cet engagement de l’ancien président. La presse en ligne est devenue très importante. Elle s’est beaucoup densifiée et il serait bien qu’elle puisse bénéficier de manière respectable de l’aide à la presse. Le ministre n’a pas voulu prendre d’engagement, mais il a dit qu’il va se pencher sur la question et va donner suite à notre requête. Nous sommes toujours en attente.

Propos recueillis par Frédéric Atayodi

(Source : Le sénégalais, 17 janvier 2013)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4484/5222 Régulation des télécoms
  • 348/5222 Télécentres/Cybercentres
  • 3480/5222 Economie numérique
  • 2431/5222 Politique nationale
  • 5222/5222 Fintech
  • 516/5222 Noms de domaine
  • 2222/5222 Produits et services
  • 1459/5222 Faits divers/Contentieux
  • 855/5222 Nouveau site web
  • 5021/5222 Infrastructures
  • 1678/5222 TIC pour l’éducation
  • 187/5222 Recherche
  • 243/5222 Projet
  • 3559/5222 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1837/5222 Sonatel/Orange
  • 1587/5222 Licences de télécommunications
  • 275/5222 Sudatel/Expresso
  • 1004/5222 Régulation des médias
  • 1334/5222 Applications
  • 1051/5222 Mouvements sociaux
  • 1682/5222 Données personnelles
  • 126/5222 Big Data/Données ouvertes
  • 594/5222 Mouvement consumériste
  • 361/5222 Médias
  • 646/5222 Appels internationaux entrants
  • 1652/5222 Formation
  • 157/5222 Logiciel libre
  • 2474/5222 Politiques africaines
  • 1110/5222 Fiscalité
  • 166/5222 Art et culture
  • 579/5222 Genre
  • 1677/5222 Point de vue
  • 1113/5222 Commerce électronique
  • 1466/5222 Manifestation
  • 320/5222 Presse en ligne
  • 124/5222 Piratage
  • 204/5222 Téléservices
  • 984/5222 Biométrie/Identité numérique
  • 307/5222 Environnement/Santé
  • 336/5222 Législation/Réglementation
  • 524/5222 Gouvernance
  • 1795/5222 Portrait/Entretien
  • 145/5222 Radio
  • 795/5222 TIC pour la santé
  • 362/5222 Propriété intellectuelle
  • 58/5222 Langues/Localisation
  • 1053/5222 Médias/Réseaux sociaux
  • 1926/5222 Téléphonie
  • 192/5222 Désengagement de l’Etat
  • 1015/5222 Internet
  • 114/5222 Collectivités locales
  • 459/5222 Dédouanement électronique
  • 1246/5222 Usages et comportements
  • 1030/5222 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 551/5222 Audiovisuel
  • 3882/5222 Transformation digitale
  • 387/5222 Affaire Global Voice
  • 156/5222 Géomatique/Géolocalisation
  • 313/5222 Service universel
  • 661/5222 Sentel/Tigo
  • 176/5222 Vie politique
  • 1519/5222 Distinction/Nomination
  • 36/5222 Handicapés
  • 689/5222 Enseignement à distance
  • 686/5222 Contenus numériques
  • 588/5222 Gestion de l’ARTP
  • 186/5222 Radios communautaires
  • 1757/5222 Qualité de service
  • 431/5222 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5222 SMSI
  • 466/5222 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2756/5222 Innovation/Entreprenariat
  • 1348/5222 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5222 Internet des objets
  • 171/5222 Free Sénégal
  • 770/5222 Intelligence artificielle
  • 195/5222 Editorial
  • 2/5222 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5222 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous