OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Octobre 2019 > Ibrahima Diagne, Administateur de Gaïndé 2000, au forum de Friedrich Nauman (…)

Ibrahima Diagne, Administateur de Gaïndé 2000, au forum de Friedrich Nauman : « La révolution 4.0 va laisser de côté les personnes qui ne se donnent pas les moyens d’avoir les compétences requises pour la nouvelle économie »

mardi 1er octobre 2019

Portrait/Entretien

Comment le digital peut aider à l’amélioration des leviers de croissance dans le cadre d’une administration numérique. C’est le thème d’un forum initié ce mardi 1er octobre par la Fondation Friedrich Nauman dans un hôtel de la place. Cette rencontre a enregistré la participation d’éminentes personnalités connues dans le monde du numérique et la cérémonie d’ouverture présidée par la ministre de l’Économie numérique et des Télécommunications. En marge de ce forum, Dakaractu a interviewé Ibrahima Nour Eddine Diagne, Administrateur général de Gaïndé 2000, qui fait partie du Conseil numérique du Sénégal. Pour lui, l’économie du numérique est une réalité sous nos tropiques. Il préconise cependant d’en faire un levier aux fins d’accélérer le développement de notre pays. Ce qui sera très difficile compte tenu de la nature du tissu économique dominé par le secteur informel. Selon Ibrahima Nour Diagne, les acteurs de ce secteur doivent être accompagnés vers la transition numérique qui permettrait à l’État d’effectuer des rentrées d’argent. Un autre chantier énorme pour l’Etat, c’est l’instauration d’une identité numérique unique qui facilitera la traçabilité des transactions entre l’individu, le secteur privé et l’Etat. Se prononçant sur la menace qui pèserait sur l’emploi à cause de la percée du numérique, il met en avant la connaissance du digital pour ne pas être laissé sur le quai. Entretien...

Le numérique comme réponse aux défis du développement. C’est une possibilité au Sénégal ?

Oui, bien entendu. C’est déjà une réalité. Aujourd’hui, nous sommes dans une économie dépendante du numérique à tout point de vue. La question fondamentale, c’est comment, de façon stratégique, on peut prendre ce levier numérique, et le positionner comme un accélérateur de ce développement-là. Parce qu’aujourd’hui, c’est déjà une réalité. Pour cela, comme il a été dit, dans les propos à l’introduction, il est important que les différents acteurs puissent jouer le rôle qui est le leur. Le secteur privé d’abord, qui est le principal bénéficiaire à la fois d’une économie numérique émergente, mais également l’État qui est l’organisateur et le régulateur de cette économie. Nous savons que l’État a pris beaucoup d’initiatives, particulièrement sur le plan législatif et il est en train de porter une loi sur les start-up et une loi sur les télécommunications. Ce qui va venir actualiser notre arsenal juridique. Et tous les projets structurants qui ont été de nature à nous rassurer que le Sénégal est sur la bonne voie. Mais il nous faudra avoir cette dynamique ; c’est à dire ce carburant qui doit nous permettre de pouvoir exploser avec ces initiatives publiques et la capacité du secteur privé. Et comme cela a été dit, cette articulation public-privé est essentielle à notre sens pour la construction de notre économie digitale, prospère pour le bien de tous.

Mais le tissu économique sénégalais, tel qu’il est actuellement, peut-il faciliter la révolution numérique ?

Le tissu économique sénégalais est largement dominé par le secteur informel. C’est à la fois une opportunité et une menace.
Une opportunité, parce que la capacité d’apporter des services est très avancé et vous savez que sur les réseaux sociaux, les entreprises, les petites entreprises et les très petites entreprises, font beaucoup de commerce électronique et mènent beaucoup d’activités qui répondent aux besoins des populations.

Là où le bât blesse, c’est qu’elles ne sont pas visibles dans les statistiques parce que c’est un caractère informel. Donc, sur le plan fiscal, il n’y a pas de revenus pour l’État du Sénégal.

Je pense que le fichier économique n’est pas en soi une faiblesse, mais il faudrait qu’on ait une visibilité. Pour cela, l’État doit encourager les acteurs à être sur les plateformes qui sont plus visibles, non pas dans un but de répression fiscale, mais dans le but de les canaliser, de les encadrer et éventuellement avoir des statistiques fiables sur l’évolution de cette économie numérique.

Vous avez parlé d’identité numérique, de quoi s’agit-il vraiment ?

Vous avez une multitude d’identités (judiciaire, administrative, sanitaire) mais on ne peut pas être un pays dit numérique, s’il y a autant d’identités qu’il y a d’interfaces et d’acteurs avec lesquels vous devez entreprendre. C’est un chantier structurant et important. C’est un chantier de l’État que de mettre en place une identité numérique et que chaque citoyen sénégalais à la naissance, ait une identité unique, à travers laquelle, elle peut faire toutes ses interactions avec l’État et le secteur privé, qu’elle puisse ouvrir un compte bancaire, souscrire à une assurance. C’est cette identité qui va suivre l’individu. C’est ce qu’on appelle une identité numérique parce qu’au delà d’être un numéro, il faut qu’elle puisse être traduite par un certificat digital qui permettra à la personne de pouvoir faire des transactions en ligne, avec le gouvernement.

Peut-on développer l’Intelligence artificielle au Sénégal sans pour autant précariser l’emploi ?

Il y a beaucoup d’économistes qui ont des idées différentes sur la question. Depuis l’ère du temps, les innovations ont toujours apporté des ruptures. Où les gens ont redéfini de nouvelles compétences pour pouvoir maintenir les emplois. Donc, le taux d’emplois, historiquement, n’a jamais été compromis par une révolution technologique. Que ce soit la révolution industrielle et toutes les autres qui ont suivi.

Par contre, il y a un déplacement. Ça veut dire que celui qui avait un emploi basé sur la force avant la révolution industrielle, il a peut-être perdu son emploi pendant qu’un autre en a gagné. Donc les statistiques, elles cachent toujours les personnes qui sont naufragées d’une transition. Il est important de dire que cette révolution industrielle 4.0 qu’on appelle la révolution digitale, elle va laisser de côté toutes les personnes qui ne se donnent pas les moyens d’avoir les compétences requises pour la nouvelle économie. C’est pour ça que la formation est importante. Il est également utile de sensibiliser les jeunes à ne pas s’engouffrer dans des formations qui n’ont pas d’avenir parce que l’intelligence artificielle ou le digital vont rendre caducs ces emplois.

(Source : Dakar Actu, 1er octobre 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 3281/3841 Régulation des télécoms
  • 237/3841 Télécentres/Cybercentres
  • 2469/3841 Economie numérique
  • 1268/3841 Politique nationale
  • 3730/3841 Fintech
  • 386/3841 Noms de domaine
  • 1419/3841 Produits et services
  • 1064/3841 Faits divers/Contentieux
  • 537/3841 Nouveau site web
  • 3841/3841 Infrastructures
  • 1234/3841 TIC pour l’éducation
  • 129/3841 Recherche
  • 174/3841 Projet
  • 2482/3841 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1413/3841 Sonatel/Orange
  • 1156/3841 Licences de télécommunications
  • 195/3841 Sudatel/Expresso
  • 714/3841 Régulation des médias
  • 904/3841 Applications
  • 737/3841 Mouvements sociaux
  • 1121/3841 Données personnelles
  • 169/3841 Big Data/Données ouvertes
  • 422/3841 Mouvement consumériste
  • 275/3841 Médias
  • 463/3841 Appels internationaux entrants
  • 1293/3841 Formation
  • 67/3841 Logiciel libre
  • 1662/3841 Politiques africaines
  • 782/3841 Fiscalité
  • 121/3841 Art et culture
  • 416/3841 Genre
  • 1243/3841 Point de vue
  • 796/3841 Commerce électronique
  • 1013/3841 Manifestation
  • 238/3841 Presse en ligne
  • 91/3841 Piratage
  • 139/3841 Téléservices
  • 770/3841 Biométrie/Identité numérique
  • 205/3841 Environnement/Santé
  • 256/3841 Législation/Réglementation
  • 281/3841 Gouvernance
  • 1243/3841 Portrait/Entretien
  • 113/3841 Radio
  • 697/3841 TIC pour la santé
  • 215/3841 Propriété intellectuelle
  • 45/3841 Langues/Localisation
  • 798/3841 Médias/Réseaux sociaux
  • 1430/3841 Téléphonie
  • 133/3841 Désengagement de l’Etat
  • 775/3841 Internet
  • 80/3841 Collectivités locales
  • 286/3841 Dédouanement électronique
  • 924/3841 Usages et comportements
  • 745/3841 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 373/3841 Audiovisuel
  • 2464/3841 Transformation digitale
  • 271/3841 Affaire Global Voice
  • 150/3841 Géomatique/Géolocalisation
  • 259/3841 Service universel
  • 473/3841 Sentel/Tigo
  • 140/3841 Vie politique
  • 1136/3841 Distinction/Nomination
  • 21/3841 Handicapés
  • 500/3841 Enseignement à distance
  • 523/3841 Contenus numériques
  • 437/3841 Gestion de l’ARTP
  • 120/3841 Radios communautaires
  • 1391/3841 Qualité de service
  • 361/3841 Privatisation/Libéralisation
  • 93/3841 SMSI
  • 343/3841 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1942/3841 Innovation/Entreprenariat
  • 955/3841 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 34/3841 Internet des objets
  • 120/3841 Free Sénégal
  • 738/3841 Intelligence artificielle
  • 139/3841 Editorial
  • 9/3841 Gaming/Jeux vidéos
  • 20/3841 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous