OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2021 > Gestion des fréquences radioélectriques et développement de l’économie (…)

Gestion des fréquences radioélectriques et développement de l’économie numérique : quelles perspectives pour le Sénégal ?

vendredi 5 février 2021

Point de vue

Les fréquences, ressources rares et épuisables, sont indispensables au fonctionnement du secteur des télécommunications. Au-delà de leurs attributs techniques, comment orienter les règles de gestion vers le développement de l’économie numérique ?

En novembre 2019, à la faveur d’une étude commanditée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), l’Etat du Sénégal a :

• Promulgué un nouveau décret relatif aux fréquences radioélectriques ;
• publié un arrêté fixant les frais et redevances de leur utilisation.

Par ces actes, deux doléances des opérateurs de télécommunications venaient d’être prises en compte.

Ainsi, la tarification du spectre, autrefois fixée par benchmark, se calcule désormais sur la base de paramètres scientifiques conformes aux meilleures pratiques et recommandations de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

De plus, une baisse est consentie sur les redevances payées par les opérateurs. Sur la forme, une souplesse importante est introduite, dans la mesure où les tarifs et redevances sont désormais fixés par arrêté.
Ces modifications, aussi importantes soient-elles, ne constituent pas un aboutissement, mais le point de départ d’une nouvelle politique de gestion du spectre des fréquences.

En effet, la finalité recherchée dans ladite gestion est de mettre les ressources au service du développement de l’économie numérique, particulièrement de l’innovation, la concurrence et la vulgarisation des usages.

Ces dernières années, le secteur des télécommunications est marqué par un ralentissement de la croissance, en forte contradiction avec le rythme d’évolution de l’économie sénégalaise .

Face à cette situation et compte tenu des enjeux liés au numérique, le spectre représente un excellent levier de régulation et un important moyen de développement des services et usages numériques. Une réflexion axée sur de nouvelles orientations tournées vers des modalités de gestion différentes et une tarification plus efficace devrait voir le jour pour franchir un nouveau cap.

Le spectre, le principal outil de promotion de l’innovation et de la concurrence

Les fréquences, ressource rare du point de vue technique et économique, constitue un bien hétérogène dont la valeur et l’usage diffèrent d’une bande de fréquences à une autre. Elles font partie du domaine inaliénable public de l’Etat. Leur gestion et leur tarification doivent faire l’objet d’une attention particulière. Des secteurs entiers de l’économie tels que les communications mobiles, la télévision numérique terrestre, le transport à grande vitesse (TER), la sécurité publique, l’Internet des objets ou les villes intelligentes reposent sur l’accès aux fréquences. De ce fait, les fréquences emportent, à la fois, des enjeux économiques et de société qui nécessitent une gestion transparence, équitable mais également une démarche prospective.
Il est nécessaire de préciser que le spectre est l’un des principaux leviers de concurrence entre les opérateurs et de promotion de l’innovation. A ce titre, sa gestion s’adosse à un certain nombre de principes sacro-saints dont le non-respect entraine, soit :

• des barrières à l’entrée pour des acteurs qui doivent être traités sans discrimination ;
• des biais au niveau de la concurrence ;
• des charges supplémentaires entrainant de facto une inefficacité spectrale et des tarifs de services élevés.

Deux pistes semblent importantes à étudier pour améliorer la situation.

i. Une concertation sur les règles de gestion des fréquences
Au vu des besoins futurs en ressources spectrales et des perspectives de développement du secteur des télécommunications, il apparait important d’ouvrir, sous l’égide de l’organe de régulation, une large concertation dont l’objectif sera d’optimiser l’utilisation des fréquences et d’améliorer les règles de gestion.

Il s’agit d’une démarche inclusive et constructive, un dialogue entre les parties prenantes sur des problématiques plusieurs fois soulevées par les utilisateurs : le réaménagement et le refarming de certaines bandes, le partage des fréquences, les modalités d’attribution des ressources, l’application du principe de neutralité technologique aux fréquences.
Cette concertation est d’autant plus utile que l’adoption de règles de gestion souples et dynamiques constituent des facteurs de succès à la promotion de l’investissement, du progrès scientifique et de l’innovation.

Une démarche prospective utile à tous les acteurs

La principale particularité du secteur des télécommunications et de manière plus large du numérique est le développement fulgurant des technologies, des applications et des usages. Le recours au progrès technique et aux mutations technologiques garantit ainsi aux opérateurs et différents acteurs, l’agilité nécessaire pour faire face aux défis et exigences liés à l’innovation, l’adaptation aux besoins multiformes des utilisateurs et la maitrise des investissements et charges nécessaires à la croissance de leurs activités. Il urge d’adopter une démarche prospective pour donner une visibilité sur les ressources disponibles, le calendrier prévisionnel de leur mise à disposition ainsi que les potentiels services d’affectation et d’engager la discussion avec les opérateurs.

Ce processus concerté aura un double avantage : anticiper les besoins afin que la disponibilité des ressources ne constitue pas un obstacle au développement technologique et accompagner les opérateurs dans la mise en place d’un environnement favorable à l’investissement.

La récente baisse des redevances de fréquences présente deux avantages majeurs : la réduction des charges des opérateurs et l’allégement de la contrainte juridique avec le recours à un arrêté.

A contrario, il est certain que la baisse n’est pas à la hauteur des attentes tout comme le niveau général des redevances de fréquences reste élevé pour les opérateurs de télécommunications. Ceci constitue, dans une certaine mesure, un obstacle majeur à l’abordabilité des tarifs d’Internet et au déploiement de réseaux haut et très haut débits.

Le Sénégal est confronté à une triple contrainte :

1. une couverture déficiente du territoire national ;

2. des investissements insuffisants en infrastructures, notamment de backhauling ;

3. des obligations consignées dans les cahiers des charges des opérateurs qui, même si elles étaient respectées, ne permettraient pas d’atteindre les objectifs de la stratégie numérique.

Face à ces contraintes, persiste le défi de créer un environnement apte à modifier, en profondeur, le paysage infrastructurel surtout dans les larges zones qui en sont dépourvues.

Devant cette situation, le spectre est une ressource qui doit être mis à contribution dans le but de définir une politique spectrale résolument orientée vers l’aménagement numérique du territoire, l’arrivée de nouvelles technologies et le développement du secteur.

Ainsi, l’Etat, gagnerait à organiser un dialogue autour d’une baisse soutenue et progressive des redevances de fréquences en contrepartie d’engagements nouveaux et conséquents sur la couverture et le déploiement de réseaux très haut débit et de la fibre optique. Ce procédé, mis en œuvre dans certains pays, permet d’amorcer une nouvelle génération d’investissements dans les infrastructures et de disposer, dans les meilleurs délais, des prérequis nécessaires à la transformation numérique tant souhaitée.

Ousmane Ndiaye

(Source : Social Net Link, 5 février 2021)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 7222/8446 Régulation des télécoms
  • 555/8446 Télécentres/Cybercentres
  • 5470/8446 Economie numérique
  • 2881/8446 Politique nationale
  • 8446/8446 Fintech
  • 827/8446 Noms de domaine
  • 3136/8446 Produits et services
  • 2408/8446 Faits divers/Contentieux
  • 1189/8446 Nouveau site web
  • 8143/8446 Infrastructures
  • 2774/8446 TIC pour l’éducation
  • 310/8446 Recherche
  • 385/8446 Projet
  • 5672/8446 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 3059/8446 Sonatel/Orange
  • 2569/8446 Licences de télécommunications
  • 457/8446 Sudatel/Expresso
  • 1599/8446 Régulation des médias
  • 2044/8446 Applications
  • 1693/8446 Mouvements sociaux
  • 2901/8446 Données personnelles
  • 249/8446 Big Data/Données ouvertes
  • 951/8446 Mouvement consumériste
  • 556/8446 Médias
  • 993/8446 Appels internationaux entrants
  • 2629/8446 Formation
  • 160/8446 Logiciel libre
  • 3403/8446 Politiques africaines
  • 1711/8446 Fiscalité
  • 272/8446 Art et culture
  • 950/8446 Genre
  • 3187/8446 Point de vue
  • 1629/8446 Commerce électronique
  • 2344/8446 Manifestation
  • 506/8446 Presse en ligne
  • 197/8446 Piratage
  • 331/8446 Téléservices
  • 1597/8446 Biométrie/Identité numérique
  • 490/8446 Environnement/Santé
  • 580/8446 Législation/Réglementation
  • 565/8446 Gouvernance
  • 2938/8446 Portrait/Entretien
  • 240/8446 Radio
  • 1225/8446 TIC pour la santé
  • 461/8446 Propriété intellectuelle
  • 88/8446 Langues/Localisation
  • 1747/8446 Médias/Réseaux sociaux
  • 3274/8446 Téléphonie
  • 292/8446 Désengagement de l’Etat
  • 1661/8446 Internet
  • 178/8446 Collectivités locales
  • 663/8446 Dédouanement électronique
  • 1899/8446 Usages et comportements
  • 1643/8446 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 868/8446 Audiovisuel
  • 5419/8446 Transformation digitale
  • 642/8446 Affaire Global Voice
  • 276/8446 Géomatique/Géolocalisation
  • 526/8446 Service universel
  • 1044/8446 Sentel/Tigo
  • 284/8446 Vie politique
  • 2746/8446 Distinction/Nomination
  • 53/8446 Handicapés
  • 1141/8446 Enseignement à distance
  • 1127/8446 Contenus numériques
  • 954/8446 Gestion de l’ARTP
  • 288/8446 Radios communautaires
  • 3118/8446 Qualité de service
  • 719/8446 Privatisation/Libéralisation
  • 212/8446 SMSI
  • 765/8446 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4370/8446 Innovation/Entreprenariat
  • 2279/8446 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 70/8446 Internet des objets
  • 284/8446 Free Sénégal
  • 1282/8446 Intelligence artificielle
  • 329/8446 Editorial
  • 23/8446 Gaming/Jeux vidéos
  • 37/8446 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous