OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Avril > France Télécom rachète les parts de l’Etat dans la Sonatel : Opa française (…)

France Télécom rachète les parts de l’Etat dans la Sonatel : Opa française sur toute la ligne

vendredi 10 avril 2009

Pour 200 malheureux milliards de FCfa, l’Etat sénégalais, à travers un protocole d’accord signé ce mercredi 8 avril 2009, s’est ainsi débarrassé de 9,87% de ses parts dans la Sonatel au profit de France Télécom qui en détenait 42,3% et qui monte ainsi au capital avec 52,2%. Pour faire passer la pilule, on nous précise que l’État du Sénégal restera tout de même le deuxième actionnaire de Sonatel avec 17,28% du capital contre 27%, précédemment. Chiche ! La baisse de sa participation dans l’opérateur historique apparaît en tout cas comme une politique à courte vue. L’autre question qu’il convient de se poser concerne France Télécom.

Aussitôt dit, presque aussitôt fait. Dans sa lettre de politique sectorielle, en 2006, le gouvernement donnait déjà la tonalité en y annonçant que sa présence dans le capital de la Sonatel « est susceptible d’être cédée, en partie ou totalement, en cas de besoin ». Il semble que le besoin s’est fait sentir et la transaction traduit à l’évidence une opération budgétaire. Donc besoin ponctuelle. Et c’est là que le bât blesse car, pour 200 malheureux milliards de FCfa (alors que les besoins sont plutôt pharaoniques), l’Etat sénégalais vient de livrer un secteur aussi stratégique que les télécoms à la merci d’un privé qui, comme les autres, n’a d’yeux que pour la rentabilité et toujours plus de profits et sans aucune garantie sur la qualité de service qui, il faut bien le dire, n’est pas des meilleures par ces temps qui courent. Que dire des emplois et autres conditions de travail, l’aménagement du territoire, la sûreté économique, la sécurité nationale, demain...

Le gouvernement semble ainsi choisir la solution de facilité et brade une affaire dans laquelle non pas il ne croît plus, loin s’en faut, mais plutôt contraint et forcé. Personne n’ignore les difficultés financières actuelles auxquelles l’Etat est en proie. La situation est d’autant plus catastrophique que ses folies de 2006 et 2007 à travers les « énormes projets » inconsidérés financés à tour de bras par le Trésor public ont fini de faire le lit de sa « déroute financière ». Le chapeau devrait tout de même être tiré pour l’argentier de l’Etat qui a quand même su manœuvrer afin que la situation ne soit pas plus abyssale.

Certes il est vrai qu’avec seulement 27% des parts du capital, même pas la minorité bloquante (33%), l’Etat du Sénégal n’avait pas non plus le poids pour peser sur les décisions du Conseil... Le problème c’est qu’il les a encore moins aujourd’hui avec 17% alors que France Télécom, lui, renforce sa position passant de 42% à 52%, devenant ainsi le maître absolu à bord. C’est donc l’opérateur français qui tire vraiment les marrons du feu et il les tire partout où il peut.

Il vient de prendre le contrôle complet de la structure MobiNil, le plus gros bloc de contrôle de l’opérateur mobile égyptien qu’il partageait jusqu’ici avec Orascom Telecom (71,25% était détenu par le groupe télécoms français et 28,75% par son allié égyptien). Tant mieux pour un opérateur privé qui arrive à conquérir des marchés, le problème c’est peut-être la manière avec laquelle ce privé raffermit son emprise, tel que cela a été le cas.

France Télécom a exigé purement et simplement la livraison des titres d’Orascom Telecom dans la holding égyptienne Mobinil, suite à un jugement d’un tribunal arbitral devant être exécuté ce vendredi 11 avril 2009. La cour d’arbitrage de la chambre de commerce internationale a, en effet condamné Orascom Telecom à... vendre à France Télécom sa participation de 28,75% dans Mobinil pour un montant d’environ 530 millions d’euros, donnant ainsi au groupe français le contrôle intégral de la holding à la suite d’un différend entre les deux partenaires. C’est ce qu’on appelle un forcing.

Quand on force ainsi un partenaire à vous vendre ses actions pour asseoir son emprise ... on n’hésite pas à utiliser d’autres moyens de « coercitions » plus subtils pour davantage « achever » un associé déjà à terre afin d’asseoir la même emprise.

Aussi pour la Sonatel, cette opération qui vient de débrancher l’Etat du Sénégal est tout benef pour l’opérateur français car, 200 milliards de FCfa pour s’accaparer une vache à lait comme celle-là, c’est vraiment du gâteau dans la mesure où ces 200 milliards de FCfa, France Télécom pourrait très bien se borner à les payer avec l’argent même... de la Sonatel. Sans bourse déliée donc. C’est ce qu’on appelle du beurre dans les épinards.

Sombel Faye

(Source : Sud Quotidien, 10 avril 2009)


Sale temps...

La politique commerciale de France Télécom fait d’ailleurs souvent désordre en France. Après le refus de la Cour d’appel de Paris de lever la suspension concernant sa chaîne Orange Sport, voici que cette politique commerciale de France Télécom est de nouveau désavouée par la Cour de justice européenne, qui a confirmé, jeudi 2 avril dernier, l’amende de 10,35 millions d’euros infligée en 2003 à Wanadoo, à l’époque filiale de France Télécom, pour abus de position dominante sur le marché français. En cause, les tarifs « volontairement bas » pratiqués par le fournisseur d’accès entre 2001 et 2002 afin de conquérir un marché en pleine croissance. France Télécom bénéficiait ainsi d’un monopole sur le réseau français au détriment de ses concurrents.

Après un premier recours auprès de la justice européenne, rejeté en 2007, l’entreprise française a finalement été déboutée en appel. Une condamnation qui arrive à point nommé pour les concurrents du groupe Orange, à l’heure où les enjeux du marché se déplacent sur l’Internet très haut débit dont la mise en place suscite des guerres entre opérateurs. Free a déjà porté plainte contre France Télécom auprès du Conseil de la concurrence, accusant l’opérateur historique de ne pas lui accorder un accès à ses fourreaux. Propriétaire de près de 300.000 kilomètres de réseaux souterrains, la société est quelque peu frileuse à l’idée d’en concéder quelques pans. Preuve en est, de nombreux procès sont intentés à l’entreprise qui, après tout, se dépêtrerait sans doute dans des difficultés.

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4545/5615 Régulation des télécoms
  • 356/5615 Télécentres/Cybercentres
  • 3652/5615 Economie numérique
  • 1879/5615 Politique nationale
  • 5086/5615 Fintech
  • 567/5615 Noms de domaine
  • 2033/5615 Produits et services
  • 1526/5615 Faits divers/Contentieux
  • 759/5615 Nouveau site web
  • 5615/5615 Infrastructures
  • 1979/5615 TIC pour l’éducation
  • 190/5615 Recherche
  • 249/5615 Projet
  • 4270/5615 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2024/5615 Sonatel/Orange
  • 1633/5615 Licences de télécommunications
  • 285/5615 Sudatel/Expresso
  • 1032/5615 Régulation des médias
  • 1383/5615 Applications
  • 1555/5615 Mouvements sociaux
  • 1721/5615 Données personnelles
  • 150/5615 Big Data/Données ouvertes
  • 626/5615 Mouvement consumériste
  • 376/5615 Médias
  • 679/5615 Appels internationaux entrants
  • 1698/5615 Formation
  • 104/5615 Logiciel libre
  • 2448/5615 Politiques africaines
  • 1097/5615 Fiscalité
  • 171/5615 Art et culture
  • 591/5615 Genre
  • 1936/5615 Point de vue
  • 1075/5615 Commerce électronique
  • 1508/5615 Manifestation
  • 327/5615 Presse en ligne
  • 127/5615 Piratage
  • 218/5615 Téléservices
  • 1033/5615 Biométrie/Identité numérique
  • 367/5615 Environnement/Santé
  • 569/5615 Législation/Réglementation
  • 366/5615 Gouvernance
  • 1857/5615 Portrait/Entretien
  • 147/5615 Radio
  • 781/5615 TIC pour la santé
  • 290/5615 Propriété intellectuelle
  • 59/5615 Langues/Localisation
  • 1124/5615 Médias/Réseaux sociaux
  • 2103/5615 Téléphonie
  • 195/5615 Désengagement de l’Etat
  • 1047/5615 Internet
  • 118/5615 Collectivités locales
  • 418/5615 Dédouanement électronique
  • 1419/5615 Usages et comportements
  • 1048/5615 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5615 Audiovisuel
  • 3623/5615 Transformation digitale
  • 394/5615 Affaire Global Voice
  • 362/5615 Géomatique/Géolocalisation
  • 403/5615 Service universel
  • 698/5615 Sentel/Tigo
  • 182/5615 Vie politique
  • 1864/5615 Distinction/Nomination
  • 34/5615 Handicapés
  • 714/5615 Enseignement à distance
  • 887/5615 Contenus numériques
  • 597/5615 Gestion de l’ARTP
  • 188/5615 Radios communautaires
  • 2069/5615 Qualité de service
  • 616/5615 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5615 SMSI
  • 569/5615 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2821/5615 Innovation/Entreprenariat
  • 1570/5615 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5615 Internet des objets
  • 192/5615 Free Sénégal
  • 984/5615 Intelligence artificielle
  • 201/5615 Editorial
  • 12/5615 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5615 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous