OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2006 > Août > Fracture numérique : Elle est bien réelle au Sénégal

Fracture numérique : Elle est bien réelle au Sénégal

mercredi 9 août 2006

Service universel

A côté des élus qui ont porté la revendication au niveau plus élevé, les populations et usagers des télécommunications en milieu rural ruminent leurs désagréments et ne manquent pas d’occasion de les déplorer.

La fracture numérique tant décriée entre les pays occidentaux et ceux du tiers-monde semble être une réalité bien sénégalaise. Elle est véritablement effective à l’intérieur du pays. Là où les points d’accès aux Tic pullulent à Dakar, les autres parties du territoire sont quasiment dans un dénuement total, si on considère qu’actuellement environ 1000 villages sur 14.206 sont desservis par le téléphone, à un rythme de raccordement de 100 villages par an, et selon de grandes disparités régionales et zonales. Cette situation existe malgré les engagements de l’opérateur historique au Sénégal. Selon le document de politique nationale, il est prévu un raccordement de 9 500 villages avant 2008 et de tous les 14206 villages du Sénégal, de l’augmentation des lignes téléphoniques totales à 3 millions d’ici 2008, avec la possibilité d’autoriser quelques autres opérateurs ruraux de téléphone. Cette volonté pourrait non seulement ne pas suffire pour contenir ces fortes disparités, mais elle risque de se réaliser tardivement au moment où les populations et usagers des Tic souffrent. En effet, ils ne manquent pas l’occasion de se plaindre, de se faire entendre pour une meilleure prise en compte. Birame Ba est un étudiant en année de maîtrise au département de géographie qui a quitté Fatick pour poursuivre ses études à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Selon lui, « il ne peut plus profiter des vacances et des périodes troubles de l’Ucad pour retourner à Fatick du fait de ses recherches pour son mémoire. Il n’y a que deux ou trois points d’accès à Internet chez moi qui, en plus d’être distants, sont d’un débit très faible. La connexion est à 500 francs Cfa l’heure et il faut au moins cinq minutes pour ouvrir une page web ».

Les professionnels des médias qui font partie des principaux usagers des Tic sont beaucoup plus éprouvés par ce fossé numérique. « Quand j’ai été en mission à Kébémer, je me suis rendu compte des fortes disparités et surtout des difficultés auxquelles ces populations sont confrontées pour avoir accès aux Tic », a témoigné Fatou Kiné Sène, journaliste au service culture de Walfadjri quotidien. Elle a ajouté que « pour une heure de connexion, il faut débourser 2000 francs CFA alors qu’à Dakar avec 250 ou 150 francs Cfa on peut surfer sur le net pendant une heure ». La journaliste de Walf quotidien se soucie des jeunes élèves qui y habitent et qui ont besoin de faire des recherches et de savoir ce qui se passe ailleurs. « A Podor, le constat est plus effarent. Pendant presque toute une journée, nous avons parcouru ce département à la recherche d’un Cyber. En vain. Je pense que ce qu’on a vécu à Podor est vraiment lamentable et regrettable » a indiqué Fatou Kiné Sène. Elle a, ainsi, lancé un appel à ses consoeurs et confrères pour solutionner ce fossé numérique. « En tant qu’homme de média, nous devons mettre en exergue ces disparités pour amener les autorités à réagir. C’est vraiment désolant qu’au 21e siècle une partie de la planète souffre d’un manque d’outils informatiques et d’Internet. C’est surtout un problème de temps qui m’a empêché de réaliser un reportage sur ce constat déplorable. Mais, je pense que je vais le faire, j’ai envie de retourner dans ces localités », a-t-elle souligné .

Seydou Tounkara correspondant du quotidien national « Le Soleil » à Kédougou (700 km de Dakar, au sud du Sénégal), précise qu’il lui est difficile voire impossible d’envoyer ses textes via internet car, dit-il, la connexion coûte excessivement chère à 2500f/ l’heure au moment ou les habitants de Dakar ne payent que la maudite somme de 150 ou 200 FCfa.

Ibrahima Lissa FAYE

(Source : Sud Quotidien, 9 août 2006)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6602/7481 Régulation des télécoms
  • 529/7481 Télécentres/Cybercentres
  • 5559/7481 Economie numérique
  • 2814/7481 Politique nationale
  • 7296/7481 Fintech
  • 779/7481 Noms de domaine
  • 2846/7481 Produits et services
  • 2289/7481 Faits divers/Contentieux
  • 1132/7481 Nouveau site web
  • 7481/7481 Infrastructures
  • 2642/7481 TIC pour l’éducation
  • 291/7481 Recherche
  • 376/7481 Projet
  • 4830/7481 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2661/7481 Sonatel/Orange
  • 2399/7481 Licences de télécommunications
  • 418/7481 Sudatel/Expresso
  • 2251/7481 Régulation des médias
  • 1921/7481 Applications
  • 1675/7481 Mouvements sociaux
  • 2539/7481 Données personnelles
  • 193/7481 Big Data/Données ouvertes
  • 910/7481 Mouvement consumériste
  • 556/7481 Médias
  • 975/7481 Appels internationaux entrants
  • 2561/7481 Formation
  • 143/7481 Logiciel libre
  • 3011/7481 Politiques africaines
  • 1845/7481 Fiscalité
  • 259/7481 Art et culture
  • 876/7481 Genre
  • 2428/7481 Point de vue
  • 1518/7481 Commerce électronique
  • 2354/7481 Manifestation
  • 554/7481 Presse en ligne
  • 186/7481 Piratage
  • 316/7481 Téléservices
  • 1455/7481 Biométrie/Identité numérique
  • 470/7481 Environnement/Santé
  • 563/7481 Législation/Réglementation
  • 649/7481 Gouvernance
  • 2612/7481 Portrait/Entretien
  • 220/7481 Radio
  • 1088/7481 TIC pour la santé
  • 409/7481 Propriété intellectuelle
  • 87/7481 Langues/Localisation
  • 1641/7481 Médias/Réseaux sociaux
  • 2892/7481 Téléphonie
  • 287/7481 Désengagement de l’Etat
  • 1532/7481 Internet
  • 178/7481 Collectivités locales
  • 667/7481 Dédouanement électronique
  • 1674/7481 Usages et comportements
  • 1566/7481 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 844/7481 Audiovisuel
  • 4713/7481 Transformation digitale
  • 588/7481 Affaire Global Voice
  • 300/7481 Géomatique/Géolocalisation
  • 483/7481 Service universel
  • 1014/7481 Sentel/Tigo
  • 273/7481 Vie politique
  • 2299/7481 Distinction/Nomination
  • 52/7481 Handicapés
  • 1044/7481 Enseignement à distance
  • 1039/7481 Contenus numériques
  • 904/7481 Gestion de l’ARTP
  • 269/7481 Radios communautaires
  • 2750/7481 Qualité de service
  • 717/7481 Privatisation/Libéralisation
  • 200/7481 SMSI
  • 708/7481 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4002/7481 Innovation/Entreprenariat
  • 2086/7481 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 71/7481 Internet des objets
  • 260/7481 Free Sénégal
  • 810/7481 Intelligence artificielle
  • 311/7481 Editorial
  • 40/7481 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous