OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Février 2016 > Fausses déclarations de recettes, licence 4G, externalisation : Orange (…)

Fausses déclarations de recettes, licence 4G, externalisation : Orange pourrie - La compagnie a sous-évalué ses recettes sur le mobile, d’au moins 400 milliards en 3 ans

lundi 1er février 2016

Fiscalité

Des documents officiels ont montré que depuis des années, l’opérateur Orange, dépendant de Sonatel, présente à l’Etat du Sénégal des bilans comptables dans lesquels des recettes assez importantes, sur le service mobile notamment, sont fortement sous-évaluées. Et plusieurs services taxés rapportent de l’argent qui n’apparaît nulle part dans la comptabilité de la compagnie. Au détriment des usagers.

Le boycott de la licence 4G par les opérateurs de téléphonie a soulevé beaucoup de passion et conduit à des échanges assez vifs entre les pouvoirs publics, représentés par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et la Sonatel, qui par la force des choses, s’est présentée comme chef de file du groupe des opérateurs de téléphonie au plan local. On sait que, ulcérée par l’attitude de ces opérateurs, l’Artp a décidé de les exclure de l’appel d’offres international qui sera relancé pour l’attribution de la licence 4G. En attendant de voir si cette volonté sera maintenue jusqu’au bout, on sait que les autorités sénégalaises se sont donnée les moyens de discuter en position de force, si pas avec tous les opérateurs, du moins avec le plus puissant d’entre eux, la Sonatel Orange.

C’est ainsi que Le Quotidien a pu prendre connaissance des données en possession de l’Etat qui montrent que la Sonatel ne joue pas toujours franc-jeu dans ses relations avec l’Etat et ce, sur plusieurs plans. L’un des plus importants et qui concerne les ressources financières indique que depuis un certain nombre d’années, les ressources déclarées par la Sonatel semblent en deçà de ce qu’elles devraient être.

Un gap de 400 milliards de francs sur le mobile

Une enquête réalisée de manière minutieuse par les services du gouvernement sénégalais a pu démontrer de manière irréfutable et en partant des documents internes à la compagnie que la Sonatel présentait des chiffres évalués à la baisse en ce qui concerne ses recettes. Les documents que Le Quo­tidien a pu consulter démontrent que, pour la période qui va de 2011 à 2013, s’agissant de la téléphonie mobile, c’est de manière quotidienne environ 1 milliard de francs Cfa des crédits de téléphone prépayés, utilisés par la majorité de clients d’Orange, qu’a encaissé la société. Il s’agit là des données qui incluent aussi bien les puces Orange que Kirène avec Orange. Rien que ce montant, étalé sur une année, représente déjà environ 365 milliards Cfa de recettes. De même, les enquêteurs de l’Etat ont pu démontrer que si on y ajoute les chiffres concernant la clientèle Teranga, on se retrouve avec 370 ou 380 milliards de recettes annuelles. Et cela ne prend pas en compte le fixe ou internet. Bon an mal an c’est un gap de plus de 400 milliards que l’on note pour la période. Or, l’utilisation de la téléphonie mobile au Sénégal a connu pour cette période une croissance exponentielle qui a bénéficié principalement à Orange, car dans le même temps, c’est des chiffres bien en deçà de ceux-là qui sont répertoriés dans les bilans comptables de Sonatel. En effet, le bilan financier que la compagnie de téléphonie a présenté à l’Etat indique pour la même période des recettes de l’ordre de 270 milliards de Cfa par an pour le service du mobile dans sa globalité.

Pour comprendre l’origine d’un gap aussi important, le gouvernement a demandé des explications au Top management de Sonatel, ainsi qu’aux membres du Conseil d’administration, auxquels il a présenté les résultats de son enquête. Malheureusement à ce niveau, il n’y a pas eu d’explications convaincantes, plutôt des gens qui s’enfonçaient en voulant se dé­douaner. Or, les montants en jeu sont trop importants et trop durables dans le temps pour n’être que le fruit d’une erreur. Mais à ce niveau d’information, les voix officielles ne s’aventurent pas encore à émettre d’hypothèse, bien que certains, en privé, n’écartent pas celle d’une évasion fiscale ou de détournement de capitaux.

Mais le scandale ne s’arrête pas là, en ce qui concerne la clientèle prépayée.

Pour qui sonne le Dalal tone ?

Les enquêtes de l’Etat ont pu mettre à jour, pour la même période allant de 2011 à 2013, les services non consommés, principalement les crédits des clients prépayés dont le délai d’utilisation est arrivé sans que l’utilisateur ne les ait consommés. Ils représentent 15 milliards de francs Cfa. Et les frais pour les sonorités dites « Dalal tones » que l’on entend avant que notre interlocuteur ne décroche ont représenté, pour la même période, plus de 4 milliards de francs Cfa.

Retour aux 30 milliards

Tous ces chiffres ont permis, entre autres, aux autorités qui ont supervisé l’appel d’offres pour la 4G de montrer aux dirigeants de Sonatel que ce n’était pas, en dehors de leur benchmarking biaisé avec le Maroc ou d’autres pays voisins, une question d’argent qui pouvait l’empêcher de s’aligner sur un appel d’offres au prix plancher fixé par l’Artp. Rien qu’avec le montant des crédits payés et non consommés, la Sonatel pourrait en 6 ans récupérer largement les 30 milliards demandés par l’Etat. Sans compter que la 4G pourrait lui apporter une clientèle supplémentaire.

En conséquence, assurent des personnes proches du dossier, face aux nombreuses évidences qui leur ont été présentées, les dirigeants de Sonatel ont voulu revenir à des meilleurs sentiments en ce qui concerne la licence 4G. Ils auraient ainsi discrètement approché les services de l’Etat pour indiquer que la compagnie était dorénavant disposée à payer les 30 milliards demandés, à la condition que les partenaires officiels annoncent publiquement que c’est plutôt la moitié qui aurait été déboursée. La raison ? Les dirigeants de Sonatel craindraient que d’autres pays ne cherchent à s’aligner sur le montant payé au Sénégal s’ils apprenaient la vérité. Pour le moment, les plus hautes autorités ont dit niet et font comprendre que l’appel d’offres international sur la 4G qui sera lancé exclura les opérateurs qui, par leurs manœuvres d’entente illicite, se sont exclus eux-mêmes de fait.

Mohamed Guèye

(Source : Le Quotidien, 1er février 2016)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6709/8226 Régulation des télécoms
  • 540/8226 Télécentres/Cybercentres
  • 5319/8226 Economie numérique
  • 2737/8226 Politique nationale
  • 7753/8226 Fintech
  • 798/8226 Noms de domaine
  • 2978/8226 Produits et services
  • 2287/8226 Faits divers/Contentieux
  • 1215/8226 Nouveau site web
  • 8226/8226 Infrastructures
  • 2645/8226 TIC pour l’éducation
  • 287/8226 Recherche
  • 381/8226 Projet
  • 5517/8226 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2735/8226 Sonatel/Orange
  • 2604/8226 Licences de télécommunications
  • 445/8226 Sudatel/Expresso
  • 1509/8226 Régulation des médias
  • 2155/8226 Applications
  • 1670/8226 Mouvements sociaux
  • 2563/8226 Données personnelles
  • 191/8226 Big Data/Données ouvertes
  • 929/8226 Mouvement consumériste
  • 554/8226 Médias
  • 1009/8226 Appels internationaux entrants
  • 2793/8226 Formation
  • 140/8226 Logiciel libre
  • 3179/8226 Politiques africaines
  • 1782/8226 Fiscalité
  • 265/8226 Art et culture
  • 885/8226 Genre
  • 2678/8226 Point de vue
  • 1561/8226 Commerce électronique
  • 2357/8226 Manifestation
  • 554/8226 Presse en ligne
  • 192/8226 Piratage
  • 325/8226 Téléservices
  • 1529/8226 Biométrie/Identité numérique
  • 472/8226 Environnement/Santé
  • 585/8226 Législation/Réglementation
  • 599/8226 Gouvernance
  • 2686/8226 Portrait/Entretien
  • 229/8226 Radio
  • 1172/8226 TIC pour la santé
  • 534/8226 Propriété intellectuelle
  • 89/8226 Langues/Localisation
  • 1718/8226 Médias/Réseaux sociaux
  • 3016/8226 Téléphonie
  • 299/8226 Désengagement de l’Etat
  • 1628/8226 Internet
  • 187/8226 Collectivités locales
  • 616/8226 Dédouanement électronique
  • 2190/8226 Usages et comportements
  • 1622/8226 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 863/8226 Audiovisuel
  • 4983/8226 Transformation digitale
  • 598/8226 Affaire Global Voice
  • 244/8226 Géomatique/Géolocalisation
  • 499/8226 Service universel
  • 1048/8226 Sentel/Tigo
  • 272/8226 Vie politique
  • 2355/8226 Distinction/Nomination
  • 51/8226 Handicapés
  • 1073/8226 Enseignement à distance
  • 1063/8226 Contenus numériques
  • 916/8226 Gestion de l’ARTP
  • 286/8226 Radios communautaires
  • 2905/8226 Qualité de service
  • 679/8226 Privatisation/Libéralisation
  • 203/8226 SMSI
  • 729/8226 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4205/8226 Innovation/Entreprenariat
  • 2189/8226 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 82/8226 Internet des objets
  • 261/8226 Free Sénégal
  • 1189/8226 Intelligence artificielle
  • 305/8226 Editorial
  • 93/8226 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous