OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Février 2020 > Facebook, twitter, whatsapp, instagram, youtube... - Les réseaux sociaux, (…)

Facebook, twitter, whatsapp, instagram, youtube... - Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire

jeudi 6 février 2020

Médias/Réseaux sociaux

Des tweets, des lives, des posts, des vidéos, des sons, des photos et autres images... ! Les réseaux sociaux sont devenus un élément essentiel pour accéder à l’information et offrent une plus grande liberté d’expression, entre autres avantages.

Dans certaines circonstances, ils sont utilisés comme moyen de pression pour obtenir gain de cause ou à des fins inavouées, parfois. Ce que certains n’hésitent plus à qualifier de « diktat » des réseaux sociaux. Bref, les réseaux sociaux sont capables du meilleur comme du pire. Interrogés par Sud Quotidien, Ibrahima Bakhoum, journaliste et formateur, et Basile Niane, journaliste-blogueur, guident les professionnels des médias par rapport à la conduite à tenir face à une information dans les réseaux sociaux.

Des tweets, des lives, des posts, des vidéos... aux portées insoupçonnées

Durant ses deux décennies, l’internet a consacré la montée en puissance des réseaux sociaux, devenus, pour certains, de véritables médias sociaux qui permettent aux internautes et aux professionnels de créer des pages-profils, des groupes, des sites d’information, entre autres, pour véhiculer ou partager l’information. Aussi sont ils utilisés comme moyens de pression.

Par exemple, durant le printemps arabe, les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans la chute des anciens présidents Ben Ali en Tunisie, Mouammar El Kadhafi en Libye et Hosni Moubarak en Egypte. Par contre, grâce à ces mêmes réseaux sociaux, tromper l’opinion publique est devenu facile et monnaie courante, à travers la désinformation, l’intox et les « fake news ». Ils servent également de plateforme de dénigrement et même d’acharnement. Et ce ne sont pas Miss Sénégal 2020 et les organisateurs de ce concours de beauté, qui ont récemment fait l’objet de « lynchage » médiatique à travers les réseaux sociaux, qui diront le contraire. Quid des intimidations, vengeance et autres actes de pédophilie et la cybercriminalité, etc. dont ces réseaux sociaux semblent devenir un terreau fertile, de nos jours ? Dans un autre registre, dans le domaine de l’éducation, ils contribuent largement dans les enseignements-apprentissages, la transmission des savoirs et connaissances, surtout avec l’avènement du e-learning ou enseignement ou formation en ligne, à distance.

A l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) temple du savoir, des étudiants confient que les réseaux sociaux leurs facilitent beaucoup de choses. Mais, selon eux, il y a beaucoup d’inconvénients. « Les jeunes sont plus présents dans les réseaux sociaux qui permettent aux personnes de faire de nouvelles rencontre, avec les groupes whatsapp, instagram, facebook... N’empêche, les réseaux sociaux ont beaucoup d’inconvénients : les chantages faits aux filles qui envoient des photos d’elles nues à leurs copains. Il y a aussi le phénomène des pirates des comptes », déplore un étudiant d’Ensup-Afrique.

Pour cet autre étudiant, les réseaux sociaux sont une belle trouvaille pour bien apprendre ses cours et faires ses exercices. « Les réseaux sociaux ont facilité l’éducation et le travail des étudiants et professionnels car tout ce fait là-bas. En ce qui me concerne, par exemple, c’est à partir du groupe whatsapp de ma classe que je fais mes exercices, demande des explications sur les cours dispensés que je n’ai pas compris et plein d’autres choses qui m’apportent un plus dans mes études. On y suit aussi l’actualité, les informations, en temps réel », ajoute une étudiante au département d’Italien de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’UCAD. Abondant dans le même sens, Sellé Niang souligne que « grâce aux réseaux sociaux on peut faire nos exercices et des recherches pour compléter nos cours. On est plus obligé de se contenter uniquement de ce que donnent les professeurs. Grâce à Google, j’ai toutes les réponses à mes recherches. On m’explique mes cours par whatsapp », indique l’étudiant. Toutefois, « les pirateries, l’absence de vie privée, l’intimidation, les chantages, la cybercriminalité font partie des nombreux inconvénients des réseaux sociaux », déplorent ces étudiants interrogés.

Ibrahim Bakhoum, journaliste-formateur : « Considérer les informations dans les réseaux sociaux comme des sources primaires, mais... »

« On peut considérer les informations dans les réseaux sociaux comme des sources primaires, mais non des sources fiables. Des sources primaires car on peut tomber sur des informations dans un site ou sur une plateforme. Mais, il faut obligatoirement vérifier d’abord car il y a des gens qui ont des choses à dire et qui n’ont pas accès aux médias. Et ils se disent que internet est un moyen de protester, de célébrer quelque chose. Mais, en ce moment là, le journaliste doit aller vérifier l’information. Un journaliste ne diffuse rien, tant qu’il ne connait pas l’origine.

Ça, c’est la première règle. La deuxième règle, c’est de vérifier, même si on connait l’origine. Un journaliste ne doit pas se contenter de ce qu’il trouve dans les réseaux sociaux ; il doit collecter, vérifier et traiter. Le journaliste, quand il parle de quelque chose, il doit s’assurer que les faits sont avérés. Les journalistes ne doivent prendre pour acquis que les informations qu’ils ont vérifiés eux-mêmes. Le journalisme, c’est une affaire et les réseaux sociaux en sont une autre. Le journaliste peut avoir sa propre page ; ça ce n’est pas interdit. Le journalisme, c’est un travail responsable, avec une liberté d’expression totale mais de manière responsable, avec éthique et déontologie ; ce qui n’est pas la règle première dans les réseaux sociaux. »

Basile Niane, Journaliste-blogeur : « Les réseaux sociaux doivent être un plus pour la presse »

« Les réseaux sociaux sont des sources d’informations pour non seulement le public, pour l’internaute mais surtout pour le journaliste c’est-à-dire le professionnel de l’information. Mais il faut faire la différence entre l’internaute (le public) et le journaliste. Ce dernier est celui qui doit prendre l’information au niveau des réseaux sociaux, mais, après, il doit traiter l’information pour écrire son article. Si un journaliste voit une information sur le web, il ne doit pas croire en cette information à cent pour cent parce il faut des sources d’abord. Il faut savoir qui a publié l’information, est-ce une personne crédible ou pas ? Il faut aussi que le journaliste sache si c’est une information pour le grand public ou si c’est une information privée.

A partir de là, on peut facilement aller chercher la source et la traiter comme il le faut dans son article. Le changement des mentalités a fait que les réseaux sociaux sont utilisés à de mauvaises fins. Aujourd’hui, les choses ont changé, nous ne sommes plus dans les années 80, on est en 2020 ; donc les moyens de communications ont envahi notre quotidien. Tout le monde pense que les réseaux sociaux sont les meilleurs moyens pour communiquer. Les réseaux sociaux doivent être un plus pour la presse. Le journaliste doit être très présent sur les réseaux sociaux car l’information passe vite. Et depuis l’apparition du journaliste-citoyen, le journaliste n’a plus le monopole de l’information.

La particularité, c’est que ces réseaux sociaux permettent au journaliste d’avoir l’information en temps réel, de pouvoir la vérifier et la publier. C’est pour cela qu’on parle d’aujourd’hui de journalisme 2.0, de journalisme web ; c’est vraiment des supports de plus qui permettent au journaliste de bien faire son travail. »

Ndèye Anta Dieng

(Source : Sud Quotidien, 6 février 2020)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2873/3091 Régulation des télécoms
  • 227/3091 Télécentres/Cybercentres
  • 2222/3091 Economie numérique
  • 1200/3091 Politique nationale
  • 3091/3091 Fintech
  • 334/3091 Noms de domaine
  • 1271/3091 Produits et services
  • 943/3091 Faits divers/Contentieux
  • 428/3091 Nouveau site web
  • 3015/3091 Infrastructures
  • 1054/3091 TIC pour l’éducation
  • 116/3091 Recherche
  • 155/3091 Projet
  • 2240/3091 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1156/3091 Sonatel/Orange
  • 989/3091 Licences de télécommunications
  • 186/3091 Sudatel/Expresso
  • 631/3091 Régulation des médias
  • 770/3091 Applications
  • 624/3091 Mouvements sociaux
  • 1037/3091 Données personnelles
  • 153/3091 Big Data/Données ouvertes
  • 373/3091 Mouvement consumériste
  • 215/3091 Médias
  • 397/3091 Appels internationaux entrants
  • 1087/3091 Formation
  • 66/3091 Logiciel libre
  • 1288/3091 Politiques africaines
  • 637/3091 Fiscalité
  • 130/3091 Art et culture
  • 362/3091 Genre
  • 1144/3091 Point de vue
  • 693/3091 Commerce électronique
  • 886/3091 Manifestation
  • 200/3091 Presse en ligne
  • 70/3091 Piratage
  • 120/3091 Téléservices
  • 630/3091 Biométrie/Identité numérique
  • 191/3091 Environnement/Santé
  • 219/3091 Législation/Réglementation
  • 273/3091 Gouvernance
  • 1117/3091 Portrait/Entretien
  • 84/3091 Radio
  • 515/3091 TIC pour la santé
  • 167/3091 Propriété intellectuelle
  • 38/3091 Langues/Localisation
  • 661/3091 Médias/Réseaux sociaux
  • 1280/3091 Téléphonie
  • 116/3091 Désengagement de l’Etat
  • 698/3091 Internet
  • 73/3091 Collectivités locales
  • 250/3091 Dédouanement électronique
  • 793/3091 Usages et comportements
  • 672/3091 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 349/3091 Audiovisuel
  • 2017/3091 Transformation digitale
  • 240/3091 Affaire Global Voice
  • 98/3091 Géomatique/Géolocalisation
  • 236/3091 Service universel
  • 404/3091 Sentel/Tigo
  • 108/3091 Vie politique
  • 964/3091 Distinction/Nomination
  • 21/3091 Handicapés
  • 444/3091 Enseignement à distance
  • 426/3091 Contenus numériques
  • 357/3091 Gestion de l’ARTP
  • 109/3091 Radios communautaires
  • 1244/3091 Qualité de service
  • 272/3091 Privatisation/Libéralisation
  • 82/3091 SMSI
  • 301/3091 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1801/3091 Innovation/Entreprenariat
  • 828/3091 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 25/3091 Internet des objets
  • 107/3091 Free Sénégal
  • 483/3091 Intelligence artificielle
  • 124/3091 Editorial
  • 5/3091 Gaming/Jeux vidéos
  • 20/3091 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous