OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2010 > Expresso Sénégal, Wade, la 3G+ et la réalité des choses

Expresso Sénégal, Wade, la 3G+ et la réalité des choses

dimanche 20 juin 2010

Le secteur des télécommunications au Sénégal vient de vivre ce que nous pourrions qualifier de séïsme avec le lancement en grande pompe d’un service 3G+ par le Président de la république himself. Cet acte posé par la plus haute autorité de ce pays a été largement commenté par la presse locale mais aussi par les autres membres du secteur des télécommunications au Sénégal. En effet, il est très rare de voir un président de la république se charger personnellement du lancement d’une offre de téléphonie mobile dans un pays.

Mis à part le caractère sacrée de la fonction de président qui ne doit pas être utilisé pour n’importe quoi, le président Abdoulaye Wade a de manière flagrante montré sa préférence pour un des acteurs du secteur, en demandant de manière explicite à l’ensemble des Sénégalais de se procurer la nouvelle carte SIM e-liberté d’Expresso filiale du groupe Sudatel au Sénégal. Cette attitude est surprenante et loin de l’impartialité à laquelle nous devons nous attendre d’une personnalité de ce niveau dotée d’un potentiel d’influence non négligeable. Mais qu’est ce qui a bien pu pousser le Président de la république à « donner ce coup de main » à cet opérateur ?

Rappelons que depuis l’attribution d’une licence globale en 2007 au groupe Sudatel, il ne se passe pas un mois sans qu’un scandale financier lié à cette procédure ne soit révélé par la presse. C’est dans cette ambiance que Expresso Sénégal, filiale de Sudatel, a publié il y a quelques semaines un communiqué de presse pour réaffirmer le caractère « propre » de la licence. En plus de ce communiqué, l’appui manifeste apporté à Expresso par le Président de la république pourrait avoir pour but de redorer le blason de cet investisseur qui a, rappelons le, déboursé pas moins de 200 millions de dollars US pour cette licence globale. Cet acte inopportun ne s’aurait s’expliquait que par l’obligation de quelqu’un qui se sentirait redevable. Au même moment, il paraîtrait que le décret devant permettre à la SONATEL de lancer les services de son réseau 3G+ déjà déployé est sur le bureau du Président de la république depuis décembre 2009. Ce retard dans la signature a-t-il été délibéré pour permettre à Expresso de se lancer en premier sur ce segment ?

Mais arrêtons nous un peu sur cette technologie 3G+ que vient de lancer Expresso sur le marché sénégalais de la téléphonie mobile. Après avoir été handicapé depuis le lancement par sa technologie CDMA, Expresso lance une nouvelle carte 3G+ encore appelée USIM qui a la faculté de fonctionner tant sur un téléphone CDMA que sur un téléphone GSM. Cette nouveauté devrait normalement permettre à Expresso de voir son parc mobile enfin décoller d’autant plus que l’obstacle majeur à la croissance de son parc vient d’être levé par cette offre dénommée « e-liberté ».

Au 31 mars 2010 et selon les statistiques fournis par l’ARTP, le nombre de clients mobile Expresso ne s’élevait qu’à 221 705 abonnés correspondant qu’à un peu plus de 3% de part de marché. Mais coté recrutement ça se passe plutôt bien car Expresso a eu plus de nouveaux clients durant le premier semestre 2010 que son concurrent Orange, alors que Tigo fut en tête des recrutements durant cette même période. Ces chiffres montrent que Tigo se porte plutôt bien et que c’est l’opérateur Orange qui aurait eut un peu de souci à gagner de nouveaux clients entre janvier et mars 2010. La situation ne risque pas de s’améliorer pour Orange car avec cette nouvelle offre d’Expresso, le troisième opérateur risque de faire une percée non négligeable d’ici la fin de l’année 2010 si la qualité de service fournie par sa 3G+ est acceptable.

Pour avoir testé cette nouvelle carte SIM 3G+, je suis un peu resté sur ma faim. J’ai noté une qualité irréprochable sur la partie « voix », les communications vocales sont d’une clarté imparable. Le seul hic est sur la partie Internet. Le réseau 3G+ est bien présent mais très faible par endroit, il est très difficile de se connecter à Internet sans avoir des messages d’erreur par intermittence. Le débit plafond de 7,4 Mbits annoncé est loin d’être approché et je ne retrouve même pas l’aisance d’un accès 512K bits. Serait-ce un problème de capacité ? L’offre serait elle déjà victime de son « succès » ? il paraîtrait qu’il se vend comme des petits pains vue son prix accessible (2000Fcfa) mais toujours bien au dessus des tarifs de la concurrence (1000Fcfa). Mais l’offre s’accompagne d’un crédit initial de 3000Fcfa utilisable vers tous les opérateurs et un mois de connexion Internet gratuite (si jamais la connexion marche !).

Cette offre 3G+ de Expresso n’est rien d’autre qu’une migration en douceur de son réseau CDMA vers du GSM, ce qui est pour Expresso un aveux d’échec dans la définition même de sa stratégie initiale de lancement Pourquoi avoir perdu une année et demi avec la technologie CDMA si c’est pour finalement rejoindre les deux opérateurs déjà en place sur la technologie GSM. Expresso a compris, avec beaucoup de retard, qu’elle ne pourrait jamais inquiéter ses concurrents en restant sur le CDMA.

Autre chose que Expresso ne dit pas. Les clients qui utiliseront la nouvelle carte SIM avec leur téléphone CDMA n’auront pas de la 3G+ (HSDPA) mais seulement de la 3G (W-CDMA) car la seule technologie 3,5G ou 3G+ est de nature GSM donc compatible qu’avec un terminal GSM. Ce qui prouve une fois de plus que la politique de Expresso est de faire une migration complète vers le GSM. Et ils ont sans doute raison de la faire pour rattraper tout ce temps perdu, si ce n’est déjà trop tard...

Le modou-modou des télécoms

(Source : L’Afrique des télécoms, 20 juin 2010)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4491/5507 Régulation des télécoms
  • 359/5507 Télécentres/Cybercentres
  • 3640/5507 Economie numérique
  • 1860/5507 Politique nationale
  • 5245/5507 Fintech
  • 542/5507 Noms de domaine
  • 2857/5507 Produits et services
  • 1547/5507 Faits divers/Contentieux
  • 785/5507 Nouveau site web
  • 5507/5507 Infrastructures
  • 1775/5507 TIC pour l’éducation
  • 196/5507 Recherche
  • 272/5507 Projet
  • 3725/5507 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1875/5507 Sonatel/Orange
  • 1743/5507 Licences de télécommunications
  • 292/5507 Sudatel/Expresso
  • 1018/5507 Régulation des médias
  • 1512/5507 Applications
  • 1116/5507 Mouvements sociaux
  • 1711/5507 Données personnelles
  • 131/5507 Big Data/Données ouvertes
  • 627/5507 Mouvement consumériste
  • 378/5507 Médias
  • 695/5507 Appels internationaux entrants
  • 1877/5507 Formation
  • 97/5507 Logiciel libre
  • 2243/5507 Politiques africaines
  • 1107/5507 Fiscalité
  • 179/5507 Art et culture
  • 600/5507 Genre
  • 1995/5507 Point de vue
  • 1061/5507 Commerce électronique
  • 1597/5507 Manifestation
  • 391/5507 Presse en ligne
  • 134/5507 Piratage
  • 213/5507 Téléservices
  • 1052/5507 Biométrie/Identité numérique
  • 321/5507 Environnement/Santé
  • 379/5507 Législation/Réglementation
  • 413/5507 Gouvernance
  • 1866/5507 Portrait/Entretien
  • 151/5507 Radio
  • 802/5507 TIC pour la santé
  • 381/5507 Propriété intellectuelle
  • 58/5507 Langues/Localisation
  • 1162/5507 Médias/Réseaux sociaux
  • 2057/5507 Téléphonie
  • 209/5507 Désengagement de l’Etat
  • 1105/5507 Internet
  • 119/5507 Collectivités locales
  • 486/5507 Dédouanement électronique
  • 1526/5507 Usages et comportements
  • 1102/5507 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 598/5507 Audiovisuel
  • 3381/5507 Transformation digitale
  • 396/5507 Affaire Global Voice
  • 170/5507 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5507 Service universel
  • 689/5507 Sentel/Tigo
  • 187/5507 Vie politique
  • 1600/5507 Distinction/Nomination
  • 37/5507 Handicapés
  • 723/5507 Enseignement à distance
  • 708/5507 Contenus numériques
  • 605/5507 Gestion de l’ARTP
  • 187/5507 Radios communautaires
  • 1893/5507 Qualité de service
  • 459/5507 Privatisation/Libéralisation
  • 143/5507 SMSI
  • 482/5507 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2873/5507 Innovation/Entreprenariat
  • 1440/5507 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5507 Internet des objets
  • 179/5507 Free Sénégal
  • 689/5507 Intelligence artificielle
  • 208/5507 Editorial
  • 34/5507 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous