OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2021 > Du folklore technologique !

Du folklore technologique !

samedi 26 juin 2021

Point de vue

Quand est-ce que nos politiques comprendront que le secteur des TIC ne peut pas rimer avec du folklore ?

L’inauguration, le mardi 22 juin, du tout nouveau Data center de Diamniadio par le président de la République, Macky Sall, a encore mis en exergue cette fâcheuse habitude de nos dirigeants à vouloir montrer leur force de mobilisation à leur patron.

En lieu et place d’une forte communauté Tech qui devrait être sur les lieux pour comprendre les enjeux de cette belle infrastructure numérique, Diamniadio a été transformé en ring politique pour accueillir le chef de l’Etat, patron de la coalition politique « Benno Bokk Yaakaar ». Des pancartes, des militants et des artistes ont occupé le décor, noyant le message primordial qui devait être véhiculé par les adeptes de la technologie. 90% des personnes mobilisées lors de l’inauguration n’en ont cure des enjeux de cette infrastructure et s’en foutaient royalement des objectifs de la cérémonie.

Même si en politique, il n’est pas interdit de mobiliser pour plaire, force est de constater qu’aujourd’hui, le secteur du numérique souffre énormément de ce fléau et rate sa connexion à la vitesse de la technologie.

Au moment où, dans les pays qui se respectent, où la technologie et la protection des données occupent une place importante, des datacenters sont lancés en silence. Parce que ces derniers savent que l’importance de l’infrastructure participe entièrement au développement du secteur et les sujets qui fâchent sont loin d’être des DC vides en pratique.

L’Afrique est le seul continent qui ne détient même pas les 1% des datacenters dans le monde et certains politiques se permettent de jouer avec la conscience collective.

Loin d’une critique subjective, nos politiques devraient apprendre à faire la différence entre travailler et mobiliser des militants. Il y a un temps pour démontrer sa force politique et un temps pour poser des actes pour la postérité.

Ce qu’on attend de ce datacenter est que l’on puisse, comme l’a souligné le président Macky Sall, faciliter l’accès aux démarches administratives aux citoyens instruits comme lambda.

Soulager la population et faire gagner du temps en mutualisant les moyens nécessaires pour connecter l’administration qui peine, de nos jours, à avoir, ne serait-ce que des mails professionnels fonctionnels.

Une souveraineté numérique théorique

La bataille de la souveraineté numérique est loin d’être gagnée si nous continuons à miser sur des agissements hors normes de notre secteur.

Nous devons dépasser certaines choses et faire focus sur le « Work Hard and smart « .

Heureusement que le président de la République, conscient de l’importance des données, a exigé la migration de ces dernières se trouvant à l’étranger, vers les terres sénégalaises. L’intention est bonne, mais elle ne suffit pas. Il faudrait que nos spécialistes arrêtent de cacher la vérité à nos autorités sur des projets très sensibles confiés à des institutions ou filiales internationales.

Les données des sénégalais sont volées, stockées et gardées sans sécurité dans des services non conformes à nos réalités. L’espionnage numérique est une question sérieuse que nous ne devons pas négliger.

A ce stade du développement des technologies, le débat fait rage entre les plus grandes puissances. En Afrique et particulièrement au Sénégal, nous sommes toujours à l’ère du folklore technologique.

Malgré la stratégie Sénégal Numérique 2025 (qui touche à sa fin), le secteur traîne toujours les pieds face à une absence notoire d’un régulateur aveugle, qui semble méconnaître les questions de l’heure. La preuve par le tâtonnement dans la gestion des dossiers entre opérateurs de téléphonie ou Fintech, surtout avec le débat actuel opposant Wave à Orange. Le consommateur reste l’unique perdant dans cette jungle digitale où tous les coups sont permis.

Pourtant, des projets ambitieux sont développés dans ce pays. Mais, ils sont mal gérés, ou sont sans suite logique. Ce qui donne naissance à une latence grandissante dans l’exécution des projets numériques.

Un secteur politisé

Au Sénégal, les meilleurs postes de responsabilité du secteur des TIC sont souvent politisés. Ce sont les mêmes acteurs qui occupent le terrain depuis des années et s’y agrippent comme de l’aimant.

Ils gagnent toujours les marchés sans appel d’offres, chuchotent entre les murs des bureaux pour espérer convaincre le chef.

Et la nouvelle génération dans tout cela ? Que fait-on de nos futurs champions du digital ? Nos entrepreneurs, nos startuppeurs ? Osons les responsabiliser si nous voulons sauter des étapes dans le processus de développement.

Une administration molestée

Un constat, une réalité aphone. On passe sans rien dire, tout en sachant où le bât blesse. L’administration sénégalaise est à couteaux tirés. Problème de hiérarchie, querelles de compétences, accaparement de projets, combines numériques…

Le gouvernement crée des agences et autres conseils sans suite. L’exemple le plus patent est celui du Conseil National du Numérique. Longtemps réclamé par les acteurs, le CNN n’existe que de nom avec sa liste de membres obsolètes.

Depuis sa création, aucune réunion n’a été tenue à part celle de l’installation de ses membres qui ont épuisé leur trois ans impartis suivant les dispositions du décret signé par le Président Macky Sall.

Aujourd’hui, c’est silence radio au sein du ministère de tutelle. Les autorités sont beaucoup plus préoccupées par la politique pour espérer encore rester en poste.

Pendant ce temps, le Sénégal, malgré sa vision émergente, nage toujours les yeux bandés, l’esprit déconnecté des réalités de la technologie.

Basile Niane

(Source : Social Net Link, 26 juin 2021)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4444/5567 Régulation des télécoms
  • 358/5567 Télécentres/Cybercentres
  • 3636/5567 Economie numérique
  • 1843/5567 Politique nationale
  • 5039/5567 Fintech
  • 539/5567 Noms de domaine
  • 2061/5567 Produits et services
  • 1631/5567 Faits divers/Contentieux
  • 755/5567 Nouveau site web
  • 5567/5567 Infrastructures
  • 2062/5567 TIC pour l’éducation
  • 190/5567 Recherche
  • 244/5567 Projet
  • 4465/5567 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1932/5567 Sonatel/Orange
  • 1639/5567 Licences de télécommunications
  • 281/5567 Sudatel/Expresso
  • 1026/5567 Régulation des médias
  • 1369/5567 Applications
  • 1532/5567 Mouvements sociaux
  • 1735/5567 Données personnelles
  • 147/5567 Big Data/Données ouvertes
  • 606/5567 Mouvement consumériste
  • 365/5567 Médias
  • 676/5567 Appels internationaux entrants
  • 1669/5567 Formation
  • 94/5567 Logiciel libre
  • 2336/5567 Politiques africaines
  • 1049/5567 Fiscalité
  • 171/5567 Art et culture
  • 585/5567 Genre
  • 1920/5567 Point de vue
  • 1156/5567 Commerce électronique
  • 1483/5567 Manifestation
  • 320/5567 Presse en ligne
  • 128/5567 Piratage
  • 211/5567 Téléservices
  • 984/5567 Biométrie/Identité numérique
  • 337/5567 Environnement/Santé
  • 608/5567 Législation/Réglementation
  • 369/5567 Gouvernance
  • 1805/5567 Portrait/Entretien
  • 145/5567 Radio
  • 775/5567 TIC pour la santé
  • 293/5567 Propriété intellectuelle
  • 59/5567 Langues/Localisation
  • 1182/5567 Médias/Réseaux sociaux
  • 2060/5567 Téléphonie
  • 193/5567 Désengagement de l’Etat
  • 1048/5567 Internet
  • 115/5567 Collectivités locales
  • 424/5567 Dédouanement électronique
  • 1410/5567 Usages et comportements
  • 1043/5567 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5567 Audiovisuel
  • 3451/5567 Transformation digitale
  • 401/5567 Affaire Global Voice
  • 343/5567 Géomatique/Géolocalisation
  • 409/5567 Service universel
  • 676/5567 Sentel/Tigo
  • 187/5567 Vie politique
  • 1774/5567 Distinction/Nomination
  • 46/5567 Handicapés
  • 708/5567 Enseignement à distance
  • 837/5567 Contenus numériques
  • 600/5567 Gestion de l’ARTP
  • 179/5567 Radios communautaires
  • 1978/5567 Qualité de service
  • 559/5567 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5567 SMSI
  • 552/5567 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2875/5567 Innovation/Entreprenariat
  • 1567/5567 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 58/5567 Internet des objets
  • 173/5567 Free Sénégal
  • 884/5567 Intelligence artificielle
  • 199/5567 Editorial
  • 10/5567 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5567 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous