OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Mai > Droits d’auteur : Au hit parade des mauvais payeurs : Walf et la Rts luttent (…)

Droits d’auteur : Au hit parade des mauvais payeurs : Walf et la Rts luttent pour la première place

samedi 23 mai 2009

Propriété intellectuelle

Après avoir dénoncé avec force les chaînes de radio et télévision qui ne payent pas les droits d’auteurs, Mme Ndéye Abibatou Youm Diabé Siby n’a pas manqué de dresser une grille de lecture à partir de laquelle l’on peut distinguer les bons et les mauvais élèves du Bsda. La Directrice du Bureau sénégalais des droits d’auteurs partage du reste, son opinion sur chacune de ces stations, les invitant toutes à un meilleur engagement.

Radio Dunya Vision (Rdv) : C’est la structure de Ben Bass Diagne. C’est le bon payeur. Le meilleur client du Bsda. Elle assure ses obligations en payant normalement les droits de diffusion sur les œuvres des artistes. « C’est aujourd’hui la télévision de référence en ce qui concerne le respect des droits des artistes », témoigne la directrice du Bsda, qui invite les autres stations de radio et télévision à suivre son exemple.

Radio Futur Médias : Deuxième de la classe parmi les bons payeurs. « Si cette radio respecte les droits d’auteurs et paye ses redevances, c’est simplement parce que son actionnaire n’est personne d’autre que le musicien Youssou Ndour », ont mentionné certains détracteurs, assurément jaloux de la place qu’occupe cette station sur le classement du Bsda. La Rfm a nonobstant cela, le mérite d’avoir honoré ses engagements avec le Bsda, même si elle reste devoir les redevances de 2008.

La 2Stv  : Classée troisième sur la liste des bons payeurs, la 2Stv malgré ses « efforts assez significatifs » reste devoir au Bsda les redevances de l’année 2008. Cependant, la directrice du Bsda tire un chapeau à Ben Bass, le directeur de la chaîne qui, dit-on, ne ménage aucun effort pour respecter ses engagements et accomplir ses obligations et devoirs envers les artistes.

Les mauvais payeurs

La Rts : En tête sur la liste des mauvais payeurs, la Rts a été invitée à s’acquitter de ses redevances, mais surtout à servir de modèle. Selon la directrice du Bsda : « Le statut de cette station en tant qu’organisme de radio diffusion de service public, doit de prime abord, faire en sorte qu’il serve de modèle. Au-delà de la Rts, c’est l’Etat que l’on voit. Alors que l’Etat est signataire des Conventions internationales. L’Etat a pris l’engagement au niveau de la communauté internationale de faire en sorte que sur le territoire national, le respect des droits des propriétés intellectuelles soit une réalité. Raison pour laquelle, j’ai l’intime conviction qu’il est anormal que la Rts soit un mauvais modèle en la matière. Il faut que la Rts donne l’exemple. »

Et Mme Siby de poursuivre son plaidoyer : « Aujourd’hui, c’est avec peine, avec la mort dans l’âme que je vais entamer toute la procédure pouvant faire en sorte que le respect des droits des propriétés intellectuelles soit une réalité. Puisque le président de la République a, dans la Constitution sénégalaise, consacré d’une manière très claire, qu’il est Protecteur des arts et des artistes. D’où ma conviction que le gouvernement du Sénégal qui a eu à prendre une mesure exceptionnelle en 2007 pour éponger les arriérées que la Rts avait vis-à-vis des auteurs, veillera, une fois de plus, au respect de ces droits d’auteur. »

En effet, au Sénégal, c’est 4,5% du budget de fonctionnement de l’organisme de radiodiffusion qu’il faut reverser comme droit d’auteur au Bsda, à en croire les explications de Aziz Dieng, le président du Conseil d’Administration du Bsda. Si l’on applique alors cela à la Rts, il ressort que la chaîne nationale doit verser un minimum de 250 millions par an. Mais aujourd’hui, la Rts ne paie que 40 millions. Et pour obtenir ces 40 millions en 2007, il a fallu une forte mobilisation des acteurs qui ont eu à convaincre le Premier ministre d’alors Macky Sall. Depuis lors, la Rts conteste les 40 millions et décide unilatéralement de ne verser que 25 millions de francs Cfa. Une somme qu’elle peine d’ailleurs à honorer.

Le Groupe Walfadjri (Radio-télévision)

Depuis 2004, Walfadjri n’a pas payé les droits d’auteurs. Pourtant, sa radio et sa télévision font usage des productions des artistes. Mieux, traîné en justice pour avoir carrément refusé de signer un contrat avec le Bsda en vue du paiement de ces redevances, ce groupe de presse de l’avis des autorités du Bsda, fait preuve de mauvaise foi. « Dans un pays de droit, comment peut-on refuser de respecter une propriété et malgré le fait que nous soyons devant la Justice depuis, le groupe Walfadjri préfère continuer à payer de l’argent pour prendre des avocats, plutôt que de solder ses dettes. C’est extraordinaire ! », dénonce Mme Ndéye Abibatou Youm Diabé Siby, la directrice du Bsda. Elle confie, eu égard à cette attitude, vouloir dès à présent, faire usage de l’ensemble des droits de recours que la loi met à sa disposition, pour que justice soit rendue. Non sans rappeler les sanctions que courent toutes les chaînes de télévision et stations de radio qui ne s’acquittent pas de leurs obligations.

Il faut soutenir que cette liste des mauvais payeurs est loin d’être exhaustive, mais ces deux éléments pèsent lourdement en termes de droits à recouvrer pour les artistes et ont une bonne cote d’audience auprès de l’opinion. C’est ce qui explique qu’ils soient mis au devant de la scène.

Gilles Arsène Tchedji

(Source : Le Quotidien, 23 mai 2009)


Mesures et sanctions : Ce que prévoit la loi
Pour ce qui est des mesures qui peuvent être prises en cas de non paiement des droits d’auteurs par les utilisateurs, « cela peut aller jusqu’à la fermeture des stations de radio et télé », selon la Directrice du Bsda. Mais en plus de réparer le préjudice, il est possible de faire la saisie et la vente aux enchères des matériels qui auront servi à violer ces droits d’auteur. De plus, « nous pouvons également faire en sorte que pour chaque retard constaté dans l’exécution de la décision de justice, qu’une astreinte soit ordonnée », informe Mme Siby.

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4545/5615 Régulation des télécoms
  • 356/5615 Télécentres/Cybercentres
  • 3652/5615 Economie numérique
  • 1879/5615 Politique nationale
  • 5086/5615 Fintech
  • 567/5615 Noms de domaine
  • 2033/5615 Produits et services
  • 1526/5615 Faits divers/Contentieux
  • 759/5615 Nouveau site web
  • 5615/5615 Infrastructures
  • 1979/5615 TIC pour l’éducation
  • 190/5615 Recherche
  • 249/5615 Projet
  • 4270/5615 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2024/5615 Sonatel/Orange
  • 1633/5615 Licences de télécommunications
  • 285/5615 Sudatel/Expresso
  • 1032/5615 Régulation des médias
  • 1383/5615 Applications
  • 1555/5615 Mouvements sociaux
  • 1721/5615 Données personnelles
  • 150/5615 Big Data/Données ouvertes
  • 626/5615 Mouvement consumériste
  • 376/5615 Médias
  • 679/5615 Appels internationaux entrants
  • 1698/5615 Formation
  • 104/5615 Logiciel libre
  • 2448/5615 Politiques africaines
  • 1097/5615 Fiscalité
  • 171/5615 Art et culture
  • 591/5615 Genre
  • 1936/5615 Point de vue
  • 1075/5615 Commerce électronique
  • 1508/5615 Manifestation
  • 327/5615 Presse en ligne
  • 127/5615 Piratage
  • 218/5615 Téléservices
  • 1033/5615 Biométrie/Identité numérique
  • 367/5615 Environnement/Santé
  • 569/5615 Législation/Réglementation
  • 366/5615 Gouvernance
  • 1857/5615 Portrait/Entretien
  • 147/5615 Radio
  • 781/5615 TIC pour la santé
  • 290/5615 Propriété intellectuelle
  • 59/5615 Langues/Localisation
  • 1124/5615 Médias/Réseaux sociaux
  • 2103/5615 Téléphonie
  • 195/5615 Désengagement de l’Etat
  • 1047/5615 Internet
  • 118/5615 Collectivités locales
  • 418/5615 Dédouanement électronique
  • 1419/5615 Usages et comportements
  • 1048/5615 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5615 Audiovisuel
  • 3623/5615 Transformation digitale
  • 394/5615 Affaire Global Voice
  • 362/5615 Géomatique/Géolocalisation
  • 403/5615 Service universel
  • 698/5615 Sentel/Tigo
  • 182/5615 Vie politique
  • 1864/5615 Distinction/Nomination
  • 34/5615 Handicapés
  • 714/5615 Enseignement à distance
  • 887/5615 Contenus numériques
  • 597/5615 Gestion de l’ARTP
  • 188/5615 Radios communautaires
  • 2069/5615 Qualité de service
  • 616/5615 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5615 SMSI
  • 569/5615 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2821/5615 Innovation/Entreprenariat
  • 1570/5615 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5615 Internet des objets
  • 192/5615 Free Sénégal
  • 984/5615 Intelligence artificielle
  • 201/5615 Editorial
  • 12/5615 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5615 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous